Une montagne…de déchets

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L’année passée, nous étions partis au ski. Première année d’expérience zéro déchet à la montagne et le résultat ne fut pas glorieux (jugez-le dans cet article). Cette année, nous avons décidé de mieux nous organiser pour limiter au maximum la quantité de nos déchets.

Alors j’en entends déjà qui crient là-bas à l’arrière « dites donc la famille Zéro Carabistouille, c’est pas top écolo le ski, hein !»

– Ouvrons la parenthèse –

Tout d‘abord, il faut savoir qu’en dehors des vacances au ski, nous ne faisons pas de « grands » voyages. Exit les vacances à l’autre bout de la terre, exit les voyages en avion. On privilégie même les vacances à mobilité douce comme le vélo, c’est dire ! Au niveau des installations, on est d’accord, ça consomme de l’énergie mais dans une grande majorité, l’énergie est produite par les barrages hydroélectriques qui récupèrent les courants générés par l’eau des glaciers. Idem pour les canons à neige qui quant à eux se mettent seulement en route à -5 degrés. Et pour les stations elles-mêmes, qu’on le veuille ou non, elles existent depuis des lustres, elles permettent de faire vivre un grand nombre de personnes pendant la saison et les démanteler/abandonner auraient des conséquences catastrophiques …

– Fermez la parenthèse – 😉

Donc cette année, nous sommes allez à Risoul en France. Mais cette année, nous nous sommes organisés comme des Warriors ! Sachant qu’à la montagne on ne trouve pas facilement de magasins bio et encore moins de magasins de vrac, on a fait nos hollandais (j’rigole hein ;)). On a donc embarqué différents aliments de base  avec nous : pâtes, riz, œufs, yaourts, lait, biscuits maison, noix, charcuterie (le temps de tenir 2 jours), beurre, farine, etc.

Les commerçants du coin

A notre grande surprise, Risoul, petit village de montagne qui n’est réellement actif qu’entre décembre et Pâques et un peu en été, compte 3 bouchers/charcutiers à 2 portes l’un de l’autre et ils vendent à peu près tous la même chose mais à des prix variables. On y trouve aussi 2 petites supérettes : Spar et Proxi, à 3 mètres de distance. Drôle de concurrence.

Pas de surprise au niveau des petits magasins, rien en vrac et pas de bons légumes et fruits sans pesticides … on fera avec ce qu’il nous reste de notre panier d’il y a 2 semaines (oui, nos légumes sans pesticides et sans conservateurs conservent sans aucun problème dans notre frigo pendant plus de 2 semaines. Allez hop, encore un préjugé d’effacé ;)).

Au niveau des bouchers, je dois bien avouer que leur côté un peu rustre (ce sont des montagnards, ils n’ont pas la rigolade facile) me faisait un peu peur. Alors c’est Mr zéro Carabistouille qui s’y est collé. A notre étonnement général, ils ont tous acceptés nos bocaux et boites ! Une victoire. L’un d’eux n’a toutefois pas hésité à ajouter « bon, si vous me faites ça quand il y a du monde, faut pas compter sur moi ». Voilà qui est dit, nous voilà informés ! Bon après, au niveau du tarage de leur balance, pour certains, c’était … si on peut dire … quelque peu laborieux …Il fallait aussi une vigilance de tous les instants car la moindre inattention, hé hop, on se retrouve avec un emballage, un sac, de l’alu, aaaah.

La boulangère s’est assez vite habituée quant à elle. Il est vrai que nos 2 filles qui se faisaient un plaisir d’aller chercher la baguette le matin savent y faire pour le zéro déchet.

On a donc pu acheter de la charcuterie, du fromage, du pain et de la viande sans emballage. Et belle surprise, on y a même trouvé de la confiture, des yaourts et du fromage blanc en vrac d’un petit artisan du coin. Un vrai délice ! Heureusement, j’avais pris 2-3 pots à confiot’ au cas où (on n’est jamais trop prévoyants ;))

Au niveau de nos poubelles …

En dehors des déchets organiques, nous y avons mis :

  • 2 emballages de sucette : ça a permis d’occuper les filles pendant un bon moment du voyage … pas mauvais pour nos oreilles 😉
  • 3 sachets de pâtes lyophilisées qui traînaient depuis bien 2 ans chez nous, l’occas’ de les utiliser vu que les mini-nous en sont dingues … :/
  • Des pansements. Mr Zéro carabistouille s’étant cassé la binette en vélo le week-end précédent notre départ … résultat : une belle brûlure sur la cuisse.
  • Ooooh malheur, oh grand malheur, nous avons craqué. Oui, nous avons pêché. 1 année et 3 mois que nous n’avions plus acheté de paquet de chips … Mais croyez-nous, c’était pour la bonne cause ! Nos filles voulaient fêter leur 2e  et 3e étoile et ce qui leur faisait le plus plaisir était de faire un apéro avec un paquet de chips … En tant que parents, on ne peut refuser cette demande, noooon (et en plus, on en a profité pour en manger aussi quelques-uns ;)) – Promesse du jour : dès notre retour, on se lance dans les chips maison. C’est super fastoche à ce qu’il parait !

Nous n’avons trouvé aucun endroit pour recycler nos déchets organiques. Pour nos poubelles, on avait juste le choix entre : la poubelle pour les emballages, la poubelle pour les papiers et cartons, et la poubelle pour le reste. Et pour notre « or organique », et bien « Non Madame, pas de solution. Vous devez le mettre avec le reste» … hmmm Rester zen, Sylvie. Rester zen …

Quelle douleur de devoir jeter cette matière organique dans la poubelle … on a d’abord pensé aller creuser un trou quelque part pour l’enfouir dans le sol mais nous n’avions pas de pelle et, avec le sol gelé, ça n’était pas gagné à la cuillère à soupe 😉 – et puis on voulait éviter les flics aussi ! On a bien hésité à la reprendre avec nous mais nous ne disposions pas de seau avec couvercle et nous avions donc quelques craintes de devoir subir pendant plus de 12h l’odeur de coquilles d’œufs dur, de gras de viande, etc. dans la voiture … ça se comprend, non ?

La nature a droit au respect

Ce que l’on aime par dessus tout quand nous nous rendons à la montagne, ce sont les paysages, cette nature douce et abrupte, ce son si particulier de l’altitude mais, cette année, nous avons été plus que jamais déçus, voir en colère, de voir autant de déchets (cigarettes jetées à la fin du télésiège, emballages de biscuits, canettes en tout genre …et je passe tous les objets perdus ci et là dans la neige). Avec notre expérience zéro déchet, nos yeux deviennent affûtés pour voir le moindre déchet abandonné. Le paysage prend alors d’autres couleurs. Effet pervers de l’expérience ? Allez savoir !

 

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4 commentaires sur « Une montagne…de déchets »

  1. Bonjour, pour info, nous revenons du Jura, plus exactement du village de vacances VVF de Lélex, où nous avons pu faire du tri sélectif ET déposer nos déchets organiques dans des bacs à compost, avec explications du centre de vacances à la clé: petit à petit, certaines initiatives se mettent place, dans les stations touristiques aussi. 😊

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  2. Je reviens de Saint cergue (en suisse) et là aussi zéro magasin bio/vrac mais par contre comme vous boulanger et autres se sont bien prêté aux « pas d’emballage, non pas même le papier regardez j’ai l’on sac » .je crois que les mentalités changent vraiment 🙂

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