Des vacances (presque pas) zéro déchet …

vacances zéro déchet

La semaine passée, nous sommes partis une semaine à la montagne. Pour nous c’est vital. On a besoin de voir ce paysage au moins une fois par an, sentir son odeur si singulière, entendre son son si unique. Depuis 2 ans, nous nous exportons donc en Italie, au pied du Cervin, à Cervinia ! Vive les vacances donc mais ça ne voulait tout de même pas dire que nous allions mettre de côté nos engagements zéro déchet. Ça ne sera pas Byzance, opulence et emballages à gogo, non non !

Il est vrai que nos objectifs étaient bien clairs lorsque nous sommes partis et que nous étions plein d’entrain et de motivation mais (il y a effectivement un mais)…nous avons rencontré pas mal d’obstacles malheureusement.

Doux rêveurs …

Ça a d’abord commencé par une mauvaise organisation. Bien que nous ayons veillé à prendre nos bocaux : un mélange de noix, nos cookies et biscuits home-made pour les fringales, nos épices, nos yaourts consignés, nos pâtes et riz en vrac … nous n’avons pas idéalement géré les légumes. De coutume, nous recevons notre panier juste avant de partir mais là, on est parti le vendredi et c’était donc « berlette ».  Ayant eu une masse assez importante de boulot à finaliser avant notre départ, je n’ai pas eu l’occasion de passer au marché bio des Tanneurs et, chez Chyl, je n’ai pas trouvé les légumes désirés …

Nous nous sommes dit que nous trouverions bien notre bonheur sur la route. Aaaaaah que nous étions rêveurs. Nous sommes très vite redescendus de notre nuage et avons atterri dans un centre commercial du côté d’Aoste. Après 4 mois, voire plus car déjà ce type d’hyper-super-giga-mega –superette n’était pas notre lieu de prédilection, nous avons été totalement tétanisés : plein de monde, plein d’emballages, de la nourriture de basse qualité à des prix « hypermarché » … olalala, on en a eu la tête qui tournait. Et tiens, étrangement le rayon bio était vide … personne …

Même les filles étaient en malaise. Elles nous ont avoué être heureuses d’avoir quitté ce lieu car elles avaient envie de vomir.

Bio où es-tu ?

Nous avons malgré tout tenté de trouver des légumes  « bios » sans emballage … De nouveau, on est descendu au fond du fond. Oui nous avons trouvé quelques légumes bios (bien maigres vu la quantité astronomique de légumes « hyper-indus’ ») mais évidemment emballés : carton + film plastique. Nous avons trouvé des légumes locaux, ceux-là n’étaient pas bios mais de production locale. Nous en avons pris 2-3 que nous avons mis gentiment dans nos sacs en tissu et là, rebelotte, on nous STOP des quatre fers (dans un italien que j’ai essayé tant bien que mal de comprendre) : « Non madame, ça n’est pas possible. Il faut les mettre dans le sac plastique car à la caisse ils n’accepteront pas et puis ça n’est pas hygiénique ». Je crois que j’ai dû avoir la tête du loup de Tex Avery quand sa langue tombe en une fois au sol (tellement il est surpris) !

Autre petit moment de solitude. En descendant des pistes, on fait une petite surprise aux filles et on leur propose d’aller manger une glace … on est quand même dans le pays de la Gelato ! On trouve une petite taverne qui propose de belles glaces et des crêpes. Grande tristesse lorsque la serveuse vient nous apporter notre assiette … celle-ci est en plastique, les couverts également et en plus ils sont emballés dans un sachet plastique … Pfff. Quelle déception !

De cette expérience, je me dis que le frein de la langue y est pour beaucoup. En temps normal j’aurais contesté, proposé une alternative mais là, j’étais bouche-bée. Impossible de réagir. Idem chez le boucher et le fromager où tout ce qu’ils nous ont proposé était frais mais emballé pour être transporté … Ce fut donc très compliqué. En faisant le zéro déchet, on s’organise. On définit les lieux qui correspondent à notre mode de vie dans un périmètre déterminé. Ce travail prend un peu de temps jusqu’à ce que la routine se mette en place. Dès que l’on part en vacances, il faut recréer cela mais vu que c‘est pour un temps plus court, on n’a pas la possibilité de tout tester, essayer …

Résultat des courses ?

Nos premières vacances zéro déchet se sont probablement soldées, à nos yeux, par un résultat plus que médiocre mais ça aurait pu être bien pire si on n’avait pas déjà pris quelques denrées avec nous … J’espère que l’on fera mieux la prochaine fois. A la fin de notre semaine, nous avions rempli l’équivalent d’un sac de course de déchets, un sac de cartons/papiers, 4 Tetrabriks de lait, une bouteille de vin, 2 pots de yaourt en verre que l’on pensait consignés et qui ne l’étaient pas …. Ce n’est donc pas catastrophique mais vu notre engagement des derniers mois, ça fait quand même basculer la balance !

Petite victoire avant notre départ

En repartant, nous sommes allez chercher des ciabatta et du fromage pour la route. J’en ai profité pour sortir mes sacs et mes tup. V-I-C-T-O-I-R-E, la boulangère et la fromagère ont accepté de mettre nos victuailles dedans ! Au début, c’était quand même avec un regard sceptique mais après, elles se sont laissées prendre au jeu avec un petit sourire !

7 commentaires sur « Des vacances (presque pas) zéro déchet … »

  1. C’est super de vouloir continuer même à l’étranger, et pas facile de se confronter à une autre culture où le jetable est encore la norme ! Je suis en train de réfléchir à comment réduire ma production de déchets, et c’est vraiment un processus d’essais et d’erreurs.

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