Un rasage au poil !

rasage

Aujourd’hui, nous allons parler « poils » et ça va décaper sec ou plutôt doux car, après ça, qu’il s’agisse du visage ou de la tête (oui, Mr Zéro Carabistouille fait partie de ceux qui n’ont plus – ou presque plus – que quelques poils sur le caillou ;), votre homme aura la peau lisse et douce comme un bébé ! N’en déplaise aux hipsters !

Une fois n’est pas coutume, cet article sera avant tout dédicacé aux hommes (pas de sexisme évidemment) ! Que les femmes se rassurent, une grande partie de ce qui est expliqué dans l’article s’adresse aussi à elles 😉

Pour se mettre au rasage “naturel et zéro déchet”, il faut s’équiper de différents ustensiles que l’on trouve de plus en plus facilement dans les boutiques de cosmétique naturelle, dans les magasins objectifs zéro déchet, dans certains magasins bios mais aussi chez le « barbier » (oui, ça existe encore et cela revient même !). Généralement l’investissement – n’ayez crainte, vous n’allez pas en perdre un bras, juste quelques poils – vous permettra de tenir plusieurs années si vous privilégiez de la qualité.

1. Le rasoir

Il va sans dire que ni les rasoirs jetables ni les rasoirs à tête rechargeables n’ont leur place dans la routine du rasage zéro déchet. Vous ne jurerez plus que par le rasoir de sécurité (aussi nommé « de sûreté » ou « double edge (DE) »). Oui, comme celui de nos grands-pères. Pourquoi ? Ben tout simplement car il est tout en métal et que les lames aussi. Pas de plastique, zéro, nada !

Mr Zéro Carabistouille utilise un rasoir de sûreté de la marque papillon PARKER 22 R que j’ai acheté chez C’Green à Kraainem. D’autres marques sont aussi réputées : Merkur Solingen, Edwin Jagger

Tout un temps, Mr Zéro Carabistouille se rendait occasionnellement à Jodoigne chez 1Barber. Il y achetait ses différents outils et produits. Il y a reçu de très bons conseils qui l’ont mis assez vite en confiance avec ce nouvel engin, car oui, il faut apprendre à l’apprivoiser, sous peine de ressembler à un gangster tout juste sorti de tôle !

Il est important de prendre un rasoir lourd et qui tient bien dans la main. Ceci offre une meilleur maniabilité et une précision dans les gestes. 

Il existe plusieurs types de lames :

  • Les lames plates conviennent à n’importe quel type de peau. Plutôt conseillée pour les débutants du fait de son utilisation très simple.
  • Les lames obliques créent un mouvement de fauchage et donc un rasage plus agressif. Idéal pour le rasage des barbes épaisses, et ne convient pas aux débutants.

Les lames de Mr Zéro Carabistouille sont des « Gilette 7 o’clock » fournies dans un petit étui en carton.  Elles tiennent entre 1 à 2 mois en fonction de la fréquence d’utilisation. La lame va au recyclage (PMC) lorsqu’elle est trop usée.

Toutes les lames ne conviennent pas à tous les types de rasoirs ! Attention, une nouvelle lame coupe trèèèès fort 😉

2. Le blaireau de rasage

Je vous rassure, vous n’allez pas devoir aller chasser un blaireau en forêt. Je tiens aussi à toute suite stopper les mauvaises langues : non, le blaireau ne pue pas. Il est tout doux et à les poils bien soyeux.

Le blaireau est la brosse utilisée pour appliquer le savon ou crème à barbe sur le visage avant le rasage. Traditionnellement fabriqué en poils de blaireau, il existe aussi en soies de sanglier, en crin de cheval ou encore en poils synthétiques (chouette pour les vegans ;)).

Le blaireau de rasage va permettre de créer une mousse épaisse grâce au savon à barbe ou à la crème à raser :  ce qui permet de bien protéger la peau et d’assouplir les poils avant le rasage, tout en offrant un véritable effet de massage sur la peau.

Il faut privilégier un blaireau de très bonne qualité si on veut le garder longtemps. Mr Zéro Carabistouille a le sien depuis plus de 6 ans. Il est de la marque Muhle (ALL) et l’a acheté chez 1BarberLes blaireaux naturels coûtent souvent plus chers que la version en poils synthétiques mais ils tiennent plus longtemps. Il existe plusieurs autres marques : Edwin Jagger (EN), Kent (EN), Omega (IT), Plisson (FR)… La tête peut généralement être changée quand elle est vraiment trop usée (on ne garde alors que le manche) . Le manche existe en bois, en résine,… ce qui va définir le poids de celui-ci.

Il existe plusieurs qualité de poils de blaireau :

  • Pure bagder (poils purs) : assez épais, ils proviennent du ventre du blaireau.
  • Best badger (poils de blaireau plus fins) : considérés comme des poils de très bonne qualité qui permettent de faire monter la mousse facilement.
  • Silvertip (pointes argentées) : naturellement blancs, ce sont les meilleurs poils mais vu leur souplesse et leur fragilité, ils sont déconseillés aux débutants.

Pour entretenir le blaireau et le garder le plus longtemps possible,  il suffit, après chaque rasage, de bien le rincer à l’eau claire et de le faire sécher la tête en bas. Les liquides qui auraient pu s’introduire dans le manche et à la base des poils pourront ainsi s’écouler.

3. Le savon ou la crème à raser

Exit les bombes de gel ou de mousse à raser pleine de gaz butane et propane, de perturbateurs endocriniens, d’allergènes… On se tourne vers des solutions slow et naturelles. En plus, on fait tant des économies en déchet que dans le portefeuille !

Plusieurs solutions existent, elles dépendent du choix de chacun.

  • La crème à raser : c’est que ce que Mr Zéro Carabistouille préfère. Pour lui, la crème est moins agressive que le savon de rasage. Il tient facilement un an avec un pot (je le rappelle, il se rase la tête et le visage). Sa crème à raser, de la marque Taylor,  est dans un contenant réutilisable (qui devient une boîte à savon, à déodorant solide, etc.). Il préfère la formule à l’aloe vera qui est plus hydratante. Les crèmes à raser ont tendance à donner une protection légèrement supérieure et sont plus pratiques à utiliser car la mousse monte rapidement et simplement, ce qui est idéal pour les débutants.
  • Le savon à raser : c’est ce que les “puristes” préfèrent. Il est économique et permet un contrôle optimale (plus ou moins d’eau en fonction du type de barbe). Toutefois, il nécessite de la technique avant d’être totalement maîtrisé et de pouvoir obtenir une belle mousse. Le savon est peu adapté aux peaux sèches car il ne contient pas d’agent hydratant et peut provoquer une sensation de tiraillement .
  • Le savon d’Alep, le savon de Marseille, le beurre de karité : simple et économique !

Pour acquérir la technique pour faire mousser la crème ou le savon avec un blaireau, il faut parfois un peu de temps pour avoir la main. Persévérance sera donc le maître mot au début 😉

Et avec ça, on ne se met pas d’après-rasage ?

  • Mr Zéro Carabistouille n’utilise pas d’après-rasage car la crème qu’il utilise est suffisamment hydratante. Mais on peut utiliser du gel d’aloe vera pur avec 1 à 2 gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée ou de ciste ladanifère (optionnel).
  • Il est possible d’utiliser du gel d’aloe vera pur ou de l’huile de chanvre aux vertus cicatrisantes et hydratantes.
  • Pour les coupures, Mr Zéro Carabistouille utilise une pierre d’Alun (comme sur la photo).

Petit message aux femmes : si vous voulez convertir votre homme en douceur à la vie zéro déchet, forwardez-lui cet article ;p

Film alimentaire réutilisable : bee’ wrappy !

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Quand nous avons démarré notre démarche zéro déchet, il y a des produits pour lesquels je me suis dit que je ne savais pas du tout comment j’allais faire sans : l’essuie-tout (ou sopalin pour nos amis français), le papier toilette, … et l’aluminium.

Et pourtant, il existe une solution très simple, super écologique et bien plus belle que l’alu ou le film étirable pour protéger ses aliments. Il s’agit du film alimentaire réutilisable fait à partir de cire d’abeilles. Et si on est vegan, on peut même le faire avec de la cire de soja.

Je pensais aussi qu’il ne serait pas possible de le faire soi-même. Encore une fausse idée ! Avec un carré de tissu, de la cire d’abeille et un fer à repasser, c’est fait en un tourne-main !

Voici la méthode à suivre :

 

Matériel :

  • Un carré de tissu en coton pas trop épais
  • De la cire d’abeille en paillette ou à râper
  • 2 feuilles de papier cuisson réutilisables
  • Une paire de ciseaux de couture
  • Une latte
  • Un marqueur ou un crayon
  • Une planche ou une protection pour la table
  • Un fer à repasser

Étapes de réalisation

1 : Découpez un carré de 30×30 cm (ou de la taille désirée) dans votre tissu. Pour une meilleure finition et éviter l’effilochage du tissu, vous pouvez cranter les bords de votre tissu aux ciseaux cranteurs

2 : Posez le carré de tissu sur la première feuille de papier cuisson

3 : Eparpillez ensuite des pépites de cire d’abeille partout sur le tissu. Équilibrez bien la quantité de pépites !

4 : Placez le second papier cuisson sur le tissu.

5 : Repassez à température “coton”. La cire fond. Astuce : il est inutile de repasser l’arrière du tissu, car la cire le traverse et imperméabilise les deux côtés. Si besoin, remettre des pépites sur les zones non couvertes.

6  : Laissez refroidir pendant 5 minutes. Retirez les feuilles de cuisson et laissez sécher votre bee’wrappy une petite heure.

Conseils :

  • Se lave à l’eau froide avec une éponge ou un chiffon humide.
  • Ne pas mettre en machine !
  • Les marques qui se forment avec les plis sont normales.
  • Après plusieurs utilisations, il faudra peut-être enduire à nouveau votre tissu de cire.
  • Eviter d’utiliser le bee’wrappy par fortes chaleurs.
  • Peut également se réaliser avec un four (à la place du fer à repasser).
  • Les feuilles de papier cuisson utilisées pour les bee’wrappy s’utilisent plusieurs fois pour produire d’autres bee’wrappy.
  • On peut utiliser des techniques d’origami pour faire d’astucieuses pochettes comme sur la vidéo.

Vidéo réalisée en collaboration avec Alors On change.

Back to school … à vélo !

vélo6Le décompte est lancé … 3-2-1 Goooo, c’est la rentrée. Comme toujours, il faut courir pour les fournitures scolaires, il faut remplir tous les papelards administratifs, etc. Mais pour cette rentrée, je mets tous ces tracas au placard car je veux vous parler de tout autre chose …

Ah tiens tu nous parles pas des articles et objets pour une rentrée zéro déchet, cette fois-ci ?

Non, je vais plutôt aborder une manière zéro déchet, zéro émission de CO² pour se rendre à l’école … j’ai nommé le VÉLO ! Ça change un peu, non ? Ne soyez pas déçu(e), si vous cherchez des trucs & astuces pour une rentrée au top et zéro déchet, c’est ici que ça se passe, mais avant lisez quand même mon article ci-dessous ;p

Le vélo chez nous, c’est un mode de vie. On l’utilise pour aller au travail, pour faire les courses, comme sport (surtout Monsieur), pour les vacances mais aussi pour aller à l’école, dès le plus jeune âge.

J’en vois déjà qui changent de tête en se disant “Non mais t’es dingue, c’est pour tuer ton gosse ça. Tu te rends pas compte des chauffards sur la route. Non, je peux pas, c’est trop risqué !”. Hopopopop, on se calme, on respire bien fort et on reprend ses esprits. Je vais vous donner tous les conseils pour que cela se passe le mieux du monde, faites-moi confiance 😉

Avant de rentrer dans les infos plus pratico-pratiques du vélo comme moyen de locomotion, je pense qu’il n’est pas inutile de briser les clichés que beaucoup de personnes ont sur la pratique du vélo. Même si je dois avouer qu’en ayant sillonné différents pays à vélo, je peux dire que la Belgique francophone est loin derrière avec ses infrastructures pour les cyclistes, pratiquer le vélo de manière régulière offre énormément d’avantages :

  • Bon pour la santé : du vélo tous les jours, en forme toujours. C’est indéniable. On a le moral et c’est bon pour le cœur et pour prévenir des maladies cardio-vasculaires.
  • Moins polluant, y a pas photo. Zéro émission de gaz à effet de serre. Tout ce fait à la force des mollets.
  • Plus sain … Etonnant, non ? Et pourtant, quand on se déplace en voiture, on emprunte souvent les grands axes, plus fréquentés, l’habitacle de la voiture se remplit donc des gaz d’échappement des voitures voisines. En vélo, on emprunte des rues avec moins de trafic et on est moins longtemps exposé à la pollution. Un cycliste est ainsi deux à cinq fois moins exposé à la pollution qu’un automobiliste dont l’habitacle est trois à cinq fois plus pollué que l’air extérieur !
  • Rapide. Pour des distances de moins de 10 km, le vélo est tout aussi rapide que la voiture : merci les SUL (sens unique limité), pas d’embouteillage…
  • Parking aisé : pendant que l’automobiliste cherchera pendant 15-20 minutes une place, vous pourrez siroter tranquillement votre petit apéro en terrasse en attendant 😉

Dans cet article, je vais me focaliser sur le déplacement en vélo avec des enfants. Mais il va sans dire que beaucoup de choses expliquées ci-dessous s’appliquent aussi pour les adultes.

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L’EQUIPEMENT

Pour se lancer, il faut tout d’abord un équipement de base :

  1. Le vélo

Il vous faut d’abord un vélo (ben oui, sinon ça roule moins bien). Idéalement, si ce vélo devient votre allié de tous les jours, il vaut mieux le prendre de bonne qualité. On trouve assez facilement des vélos en occasion, soit via un commerçant, soit via les sites de petites annonces ou les brocantes. Si vous ne vous y connaissez pas, le jour où vous pensez avoir trouvé la perle rare, demandez à votre pote fana de bike de vérifier le vélo et de vous donner son visa.

Attention à la taille car il y en a plusieurs. Il vaut mieux prendre un vélo qui pourra un peu évoluer avec l’enfant (avec tige de selle et guidon ajustables en hauteur) sous peine de devoir le changer les mois qui suivent. Les tailles enfants varient entre 10 et 24 pouces (taille des roues). Privilégiez un vélo léger et solide (cadre alu ou acier)  pour que l’enfant prenne plaisir et se sente parfaitement à l’aise. Un vélo trop lourd risque de décourager l’enfant assez vite. Il doit aussi pouvoir facilement monter et descendre du vélo sous peine de le voir rapidement se prendre une gamelle.

Pour les enfants qui ne savent pas encore rouler en vélo, il existe plein de possibilités pour transporter bébé ou loulou : un bakfiets (vélo avec un “bac” à l’avant qui permet de mettre les enfants assis confortablement), un siège bébé sur le porte bagage, un follow-me (on attache le vélo de l’enfant à son vélo)… A l’époque, nous avions opté pour une charrette à l’arrière du vélo : la Chariot Corsaire XL pour 2 enfants. On l’utilisait comme charrette vélo mais aussi comme poussette. Elle était très confortable (sièges rembourrés, possibilité de mettre un hamac bébé, suspensions…) et assez large pour 2 enfants. Elle disposait aussi d’un petit coffre à l’arrière pour y mettre les sacs, courses, etc.. Pendant nos voyages vélo, c’était la seconde maison de nos filles. Le Gracq a édité un dossier sur le transport des enfants à vélo.

La draisienne est une bonne formule pour apprendre à l’enfant à gérer son équilibre et, dans beaucoup de cas, l’enfant ne passe même plus par des petites roues (stabilisateurs) lorsqu’il passe sur un vélo à pédales. Pour des distances maison-école (si l’école n’est pas trop loin), c’est une bonne solution pour l’entre deux âges.

Si la mécanique vélo n’est pas votre fort, n’hésitez pas à faire réaliser un entretien de votre vélo auprès de votre marchand de vélos préféré.

Enfin, vérifiez régulièrement la pression des pneus, un pneu trop peu gonflé frotte plus et avance moins bien et surtout crève plus facilement (la pincette des montées de trottoir).

  1. Le casque

Le port du casque,  même s’il n’est pas (encore) obligatoire en Belgique, est indispensable, tant pour les enfants que les adultes. Pour nous, pas de casque, pas de vélo ! Il existe beaucoup de marques différentes mais tant qu’à faire du vélo autant le faire avec style. Exit les casques conventionnels, vive le fun. Depuis plusieurs années, nous avons opté pour les casques de la marque Nutcase. En plus d’avoir un choix très large de motifs et de tailles, ils sont très bons en terme de sécurité : ils englobent bien la tête car “I love my Brain” (comme le dit leur slogan). On peut régler la taille du casque avec un système de molette arrière pour qu’il tienne bien à la tête et évolue avec l’âge de l’enfant. D’ailleurs chacun de nous en a un ! Ce qui est chouette également c’est que c’est un casque multisports : on peut l’utiliser pour le vélo, la trottinette, le skate-board, le roller …

  1. Le matériel de visibilité

Le nombre de vélos en ville mais aussi à la campagne ne cesse d’augmenter. De plus, les vélos électriques, de plus en plus présents, offrent une plus large latitude pour les plus longues distances ou pour les personnes qui désirent un peu plus de confort. Ainsi, les automobilistes sont de plus en plus habitués à rouler en présence de vélos. Toutefois, la Belgique francophone est réellement à la traîne en terme d’aménagements du territoire pour les vélos : encore trop de peu de réelles pistes cyclables, trop de routes dégradées … Par exemple, nous sommes allé en Autriche cet été. C’est le PARADIS des cyclistes : des pistes cyclables même au milieu de nulle part, des pistes aussi larges qu’une bande de circulation et en zones sécurisées ! Y a donc encore du travail.

Il est donc essentiel d’être le plus visible (et audible) possible, comme par exemple :

  • en portant une vareuse fluorescente
  • avec un éclairage avant (blanc) et arrière (rouge) en état de marche
  • avec des catadioptres sur les roues et sur les pédales ainsi que des bandes réfléchissantes sur les vêtements et sacs
  • en évitant de porter des vêtements foncés
  • avec une sonnette sur le vélo
  • etc.
  1. Les vêtements de pluie ou d’hiver

Étrangement c’est quand on décide de faire du vélo quotidiennement que l’on se rend compte qu’en Belgique il ne pleut pas autant que la légende le prétend ! Et puis, on peut très souvent adapter le moment de son départ ou s’équiper d’un bon K-way pour les jours pluvieux. En hiver, le port de gants et de vêtements chauds n’est pas inutile pour se protéger du froid. Ainsi, on peut utiliser sa petite reine pendant les 4 saisons !

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L’APPRENTISSAGE ET L’ORGANISATION

Maintenant que vous êtes bien équipé, vous pouvez vous lancer sur les routes de l’école avec vos enfants. Toutefois, je comprends que cela peut paraitre stressant, surtout au début. Je conseille donc d’y aller par étapes et de suivre les conseils suivants :

  • Prenez le temps de parcourir les panneaux de circulation avec votre enfant, sous forme ludique, pour lui apprendre ce qu’il peut faire et ce qu’il ne peut pas faire : au travers d’un jeu de reconnaissance des panneaux, en répétant les consignes de sécurité, etc.
  • Testez plusieurs fois le chemin vers l’école, surtout un jour où vous êtes cool, sans stress et idéalement lorsqu’il y a peu de circulation (un dimanche par ex.). Voyez comment votre enfant se comporte et adapter le chemin si nécessaire. Parfois il est plus intéressant de rallonger un peu celui-ci afin de passer par des rues moins fréquentées. Testez également la conduite en période nocturne et/ou par temps pluvieux.
  • Vérifier que votre enfant sache freiner.
  • Au début, laissez votre enfant rouler sur le trottoir. C’est d’ailleurs autorisé par le code de la route : jusqu’à 9 ans et avec des roues (hors pneus) de max. 50 cm de diamètre, les enfants sont autorisés à rouler sur le trottoir. Il est aussi autorisé aux autres d’utiliser le trottoir lorsque :
    • la piste cyclable n’existe pas ou n’est pas praticable
    • la route n’est pas située en agglomération (donc jamais en ville …)
    • si l’on se trouve à droite par rapport à la direction que l’on prend (donc  jamais sur le trottoir de gauche).
  • Lorsque l’on utilise le trottoir, bien prévenir les enfants qu’ils doivent être prudents avec les piétons. Je veille aussi à remercier les piétons qui leur cèdent le passage. Ça permet souvent d’adoucir le regard des plus récalcitrants.
  • Lorsqu’il y a des carrefours/croisements, je veille à me mettre dans le passage pour faire protection à mes enfants qui traversent et rendre leur passage plus visible.
  • Roulez au rythme du plus lent pour éviter de se distancer et pouvoir donner un coup de pouce au besoin.
  • Rouler à 2 de front est autorisé, cependant on risque de se faire frôler d’un peu trop près par les voitures. Je privilégie de rouler en ligne, à la queue leu-leu, avec l’adulte en dernière position et légèrement plus excentré afin de prendre un empattement plus important sur la route et de faire rempart pour les enfants.
  • Gaffe aux trams qui sont toujours prioritaires et surtout aux passages de rails, les roues doivent toujours bien couper les rails et ne pas être trop parallèles sinon, c’est la gamelle assurée.
  • Certaines écoles organisent des formations ou brevets « vélo », des « vélobus » pour aller et rentrer de l’école, des stages pour apprendre à rouler en vélo … Renseignez-vous également auprès du Gracq et de Pro Vélo.

Maintenant, il n’y a plus qu’à … A vos vélos !

Des liens intéressants pour aller plus :

Tu me cherches des poux ?!

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S’il y a bien un mot que je ne supporte pas entendre, c’est « pou ». Dès que l’on prononce ce mot, je me mets à me gratter de partout, des pieds et surtout à la tête… pas vous ?

Pourtant, il y a quelque temps, j’ai eu la chance, le privilège, la joie – les mots me manquent – d’accueillir une famille de poux à la maison. Et gratte par ci, et gratte par là.

Ils sont arrivés comme cela, sans prévenir. L’avantage c’est que je n’ai pas dû leur offrir le gîte et le couvert … ils avaient trouvé d’eux-mêmes bonne hospice dans les cheveux d’une de mes filles. Ils auraient quand même pu me demander mon avis avant, non ?

Me voilà donc face à un dilemme : déloger de la tête de ma fille cette petite famille ou l’accueillir à vie … je dois bien avouer que mon choix a été assez vite fait : EXTERMINATION !!!!!

Oui, t’es bien gentille mais tu fais comment en mode zéro déchet ?

Avant, je n’hésitais pas. Plusieurs shampoings bien cracra et plein de pétrole dans les cheveux de mes filles et vas-y le bain de produits chimiques … aujourd’hui, c’est devenu impensable !

Déjà habituée aux produits naturels, j’ai cherché la recette magique qui me permettrait d’exterminer naturellement ces bébêtes de la tête de ma progéniture. Et, Alléluia, je l’ai trouvée !!

Ma potion magique exterminopoux

Les armes nécessaires pour partir à la guerre anti poux sont :

  • Un peigne à poux : pour passer au peigne fin la tête de la personne touchée
  • De l’huile de Neem : cette huile végétale est un insecticide naturel très efficace sur les poux et les nymphes et permet de calmer les démangeaisons. Grâce à sa forte teneur en azadirachtine, elle permet aussi d’empêcher le développement des lentes. Seul hic, elle pue – faut ce qu’il faut, hein 😉
  • De l’huile de coco : est reconnue pour asphyxier les lentes et les poux et offre un voile doux et hydratant aux cheveux.
  • Des huiles essentielles de tea tree et de lavandin super pour leurs vertus antifongiques et répulsives.
  • d’une lampe frontale pour une exploration précise des zones infestées (on se prendrait presque pour Indiana Jones !)

Préparez le mélange suivant : Dans un bocal, mélangez :

  • 40 ml d’huile de coco (ou l’équivalent de 2 ½ càs) que vous aurez préalablement rendue liquide
  • 15 ml d’huile de neem (ou l’équivalent d’1 càs)
  • 3 gouttes d’huile essentielle de tea tree,
  • 7 gouttes d’huile essentielle de lavandin super

Attention : Si votre enfant a moins de 3 ans, il vaut mieux ne pas y ajouter les huiles essentielles.

Modus operandi

  1. Posez le mélange huile de neem et huile de coco sur les cheveux en massant bien le cuir chevelu et les cheveux. N’hésitez pas à bien badigeonner. Laissez poser au minimum 1h, voire toute une nuit. Je mets également un bonnet de bain sur les cheveux, histoire d’asphyxier les proies une bonne fois – moi, sadique ? Noooon.
  2. Passez au peigne fin avant de rincer.
  3. Rincez les cheveux avec 1 à 2 shampooing doux et naturel que vous aurez complété de 10 gouttes d’huile essentielle de lavandin super.
  4. Il est recommandé de laisser le produit poser une nuit pour le premier traitement, puis de renouveler tous les 3 jours, en laissant le produit au minimum 1h voire plus, pour avoir les lentes restantes qui auront éclos mais qui ne seront pas encore des poux adultes capables de pondre (càd les nymphes).
  5. Après 2 semaines de traitement et de peignage précis et méticuleux , tout devrait être terminé. Si vous repérez encore des lentes, des nymphes ou des poux lors du peignage, continuez le traitement.
  6. Le peigne anti-poux:
    • Passez la chevelure au peigne fin 1 fois par jour tant qu’il y a des lentes, poux ou nymphes. C’est looooong et pompant mais INDISPENSABLE.
    • Mouillez les cheveux avant le peignage, sauf si le cheveux est enduit du traitement ci-dessus.
    • Peignez de la nuque vers l’avant, mèche par mèche, de la racine à la pointe. Les parties préférées de ces petites bébètes : la nuque, les tempes et l’arrière des oreilles.
    • Nettoyez bien votre peigne entre chaque passage dans le cuir chevelu, en le rinçant dans du vinaigre (je mets un gros bol à côté de moi et je rince, ce qui me permet de voir s’il y a toujours des poux, lentes ou nymphes).
    • Utilisez votre lampe frontale pour bien voir et identifier les lentes et poux, qui “brillent” légèrement à la lumière.
  7. Lavez les draps de lit et les vêtements susceptibles d’avoir été touchés par les poux.

Out les produits cracra

J’avoue que j’étais sceptique avant mais je dois bien avouer que ces produits naturels sont autant, si pas plus, efficaces que les produits chimiques bien nocifs. En plus, voyons le côté positif, ce traitement naturel a pour avantage de rendre les cheveux doux grâce à l’huile de coco (qui assouplit et nourrit en profondeur la chevelure) et  de neem (qui calme les démangeaisons du cuir chevelu et lutte contre les pellicules). Mes filles n’ont jamais eu de si beaux cheveux après ça … 🙂

Mes petits trucs préventifs

  • Pour prévenir des poux, j’ajoute 20 gouttes d’huile essentielle de lavandin super dans le shampooing liquide neutre que j’achète en vrac. Voir les adresses de slow cosmetiques

  • Quand j’apprends que nos amis les poux ont fait irruption dans l’école, chez les lutins, etc., je mets une goutte d’huile essentielle de lavandin super derrière chaque oreille et dans la nuque des filles chaque jour.

  • J’attache les cheveux longs de mes filles pour éviter le contact avec les cheveux de leurs copines, ceci évite ainsi la propagation.

Coup de cœur : Les ateliers de Gen’

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Le fait maison, le DIY, les ateliers en tout genre ont le vent en poupe, et c’est tant mieux ! On (ré)apprend un savoir-faire, on se rend compte que tout compte fait, c’est à la portée de tous et que l’on peut même faire des économies.

Bien que je fais déjà mes produits ménager, d’hygiène et de beauté moi-même, et ce depuis le début de notre aventure zéro déchet, j’ai eu l’occasion d’assister à un atelier de Geneviève Nyns, Aka Gen’ 😉

Gen’ propose des ateliers pour apprendre à faire ses produits d’hygiène (cheveux, corps), de beauté (cosmétique naturelle), d’entretien (pour un ménage écolo) et offre également la possibilité de commander des matières premières (bicarbonate, argile blanche, huiles essentielles, hydrolats, etc.) afin de pouvoir prolonger le plaisir par après.

Geneviève NynsGen’ est pétillante, débordante d’énergie et a cette faculté de vous mettre à l’aise. Car la première fois que l’on fait ses produits soi-même, c’est toujours un peu déconcertant, avouons-le. Grâce à ses conseils avisés et précis on cerne très vite les enjeux d’utiliser tel ou tel produit et on comprend le processus de création de nos produits maison. En plus, l’avantage indéniable, quand on fait soi-même ses produits, c’est que l’on sait ce que l’on y met dedans (dixit la grand-mère de Gen’ ;)).

Ces petits plus qui font toute la différence

  • Son métier est sa passion, elle prend du temps pour tester, encore et encore ses différentes recettes afin que celles-ci soient simples, efficaces et avec peu d’ingrédients. Par exemple, dans le composition de la crème légère visage, seuls 4 à 5 ingrédients naturels sont nécessaires. Ainsi vous êtes assurés de pouvoir reproduire la recette chez vous en un tournemain, avec des ingrédients de base qui permettent plusieurs déclinaisons de produits.
  • Dans une démarche zéro déchet, c’est aussi important de ne pas devoir disposer d’une quantité invraisemblable d’ustensiles pour faire ses petites potions maisons. Avec Gen, les pots à confitures, les pots de yaourt en verre remplacent à merveille les “Berlins” de laboratoire. Pas besoin non plus de balance super précise, on fait tout avec des cuillères à soupe ou à café, et même une mesurette de sirop reprend vie pour définir la quantité d’huile, d’eau, … nécessaire. J’adoooore 🙂
  • Gen’ sélectionne avec soins tous les ingrédients qu’elles vous invite à utiliser dans ses recettes et veut en connaître la composition et le procédé de fabrication. Exit les tensioactifs dans les shampoings, les produits chimiques néfastes dans les crèmes de beauté, vive les produits naturels et bruts qui gardent donc toutes leurs propriétés santé.
  • Pas toujours facile de trouver la matière première pour refaire ses potions à la maison. Gen’ a pensé à tout. Lors de ses ateliers (mais aussi via son site internet), on reçoit un bon de commande qui permet de commander les ustensiles et ingrédients de base, que l’on peut se faire livrer à la maison. Car comme elle le dit, c’est au moment où l’on n’a plus le produit nécessaire à la recette que l’on voulait préparer que l’on risque de replonger vers cette drogue si craca que sont les produits industriels (houhouhouhou pas bien ! ;)).

Les ateliers à domicile

Cerise sur le gâteau, Gen’ propose ses ateliers dans le Brabant wallon et à Bruxelles mais aussi des ateliers “sur mesure” et à domicile. Une soirée entre copines (et copains, pas de sexisme s’il vous plaît), un anniversaire, un team building, elle se déplace chez vous et vous propose différentes formules.

Les ateliers de Gen’ sont réellement un coup de cœur pour moi, tant pour la rencontre magique avec Gen’ que pour l’ambiance et le savoir-faire qu’elle partage au travers de ses ateliers. Les 3 recettes réalisées lors de l’atelier “Cosmétique au naturel” et de l’atelier « Sous la douche » sont tout simplement au top !

Plus d’infos et calendrier : www.lesateliersdegen.be/ ou www.fb.com/pg/LesAteliersDeGen

Quelques recettes de Gen’ : www.lesateliersdegen.be/infos-recettes/

Vous n’habitez pas du côté du Brabant wallon ou de Bruxelles ?
Voici des adresses qui devraient vous intéresser.

Crédit photos : Les ateliers de Gen’

Madeleines tout chocolat

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Les madeleines sont indémodables. Leur onctuosité, leur goût traditionnel, leur forme en font une collation qui ravit les papilles des petits et des grands gourmands. Je vous propose une version peu conventionnelle … la tout chocolat. On est belge ou on ne l’est pas ;p

J’ai commencé à faire des madeleines pour trouver une alternative aux petits nounours tout plein de pesticides, de produits chimiques et surtout sur-emballés. Au départ, j’aurais cru que mes filles m’auraient envoyées sur les roses “c’est ringard ton bazar, maman”, mais que nenni, elles ont entonné en cœur : “c’est trooooop BON” 🙂

Bon appétit !

Ingrédients (pour +/- 30 madeleines)

  • 150 gr de farine
  • 150 gr de sucre de canne
  • 75 gr de beurre fondu
  • 3 œufs
  • ½ càc de bicarbonate de soude
  • 1 càc de vinaigre (cidre, pomme ou framboise)
  • 1 pincée de sel
  • 5 cuillères à soupe de cacao non sucré
  • Un moule à madeleines

Préparation

  1. Fouettez les œufs entiers avec le sel et le sucre jusqu’à ce que le mélange devienne mousseux.
  2. Dans un grand récipient, mélangez la farine tamisée, le beurre fondu.
  3. Ajoutez le bicarbonate de soude et le vinaigre.
  4. Incorporez-y délicatement le mélange mousseux.
  5. Ajoutez le cacao et mélangez bien afin que toute la pâte se colore de brun.
  6. Réservez la préparation au frigo pendant 20 minutes.
  7. Préchauffez le four à 200°C.
  8. Beurrez le moule à madeleines au pinceau et saupoudrez éventuellement de farine.
  9. Remplissez à ⅔ les alvéoles avec la préparation.
  10. Enfournez pour 8 à 9 minutes.
  11. Laissez refroidir les madeleines sur une grille à pâtisserie

Le fait de réserver la pâte au frigo et d’ajouter un cuillère à café de vinaigre sur le bicarbonate assurent la forme bombée des madeleines.

Les madeleines se conservent pendant 2 semaines  dans une boîte métallique ou dans un bocal non hermétique. Si elles résistent aux gourmands jusque là ;p

Découvrez une variante de ces madeleines dans le livre “Le zéro déchet sans complexes”, en plus d’autres recettes et de plein de trucs & astuces pour une vie zéro déchet !

Le zéro déchet sans complexes Tour

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Dès cette semaine, mon nouveau livre « Le zéro déchet sans complexes » sera disponible dans toutes les bonnes librairies ! Youhouhou ! Mais ça n’est pas tout !

Vous le trouverez également dans certains magasins « objectif zéro déchet ». Et cerise sur le gâteau, vous pourrez le faire personnaliser par une petite dédicace et/ou une illustration (de Jean Bourguignon) lors du Zéro déchet sans complexes Tour.

L’occasion de :

  • voir, toucher, sentir, lécher (ooooh non quand même pas) en vrai ce beau recueil plein de super conseils pour démarrer le zéro déchet (oui, je sais, je ne suis plus très objective ;p)
  • me rencontrer en personne (oui oui 🙂 ) et me poser toutes vos questions !
  • découvrir un nouveau lieu pour faire vos courses zéro déchet (si vous n’êtes pas encore passé par là). Hé hop, votre premier pas zéro déchet déjà réalisé !
  • offrir un cadeau original et utile à votre famille ou à vos amis, à glisser sous le sapin (emballé dans un bôooo furoshiki).

Voici les dates de la tournée :

Sam. 09-déc 14h à 17h GraspHopper Ottignies – LLN
Dim. 10-déc 10h à 13h The Barn Etterbeek
Mar. 12-déc 17h à 19h30 Day by day Saint-Gilles
Merc. 13-déc 16h à 18h30 Roots Bruxelles
Sam. 16-déc 10h à 12h30 C’Green Kraainem
Dim. 17-déc 14h à 16h Relais du triporteur Boitsfort

A vos agendas !!!

Vous aimeriez aussi que je passe dans votre librairie ou votre magasin pour une séance de dédicaces ? Envoyez-moi un message sur zerocarabistouille@gmail.com

 

         

day by day            

 

# Défi 8 : Je ramasse un déchet par jour, en forme toujours

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En étant ZWA (Zero waste addict), on devient de plus en plus conscient des dégâts que les déchets peuvent occasionner à la nature, à notre environnement, à notre monde. Moi, par exemple, mon regard est de plus en plus affûté, et partout où je me promène, je ne vois plus que les détritus abandonnés.

Je pourrais me plaindre et pester sur le monde entier en criant “Marre de ces cochons, pourquoi laissent-ils toujours tout traîner au sol ? Font-ils la même chez eux, dans leur habitation ?” ou je peux plutôt agir et devenir une Trashwoman. Tadadaaa !

Trashwoman : Késako ?

Je peux décider de passer à côté de cette canette abandonnée ou, et là c’est tadadaaa, la prendre dans mes mains et la mettre dans une poubelle ! Voici la Trashwoman en action.

« Oui mais, ça ne fera pas comprendre aux gens qui ont fait ces incivilités dans la rue qu’ils doivent éviter de jeter leurs déchets au sol ! »
Non, on est bien d’accord. Et on sait aussi qu’il faut que des mesures soient prises pour limiter ces actes non respectueux. Mais à moi, ça m’apporte un sentiment de bien-être et je me sens comme la superwoman des déchets en faisant un acte de bravour pour l’environnement en plus de rendre la rue plus propre.

Et qui sait, un jour, je rencontrerai cette personne qui jette ses déchets au sol et je pourrai expliquer ma démarche et la conscientiser. C’est le double effet « kiss-cool ».

Je vous propose donc de devenir une trashwoman (ça peut aussi être un trashman, je ne suis pas sexiste !) et que votre devise quotidienne devienne : je ramasse un déchet par jour (plus c’est encore mieux :)), je suis en forme toujours !

LeoNotHappy
LeoNotHappy organise très régulièrement des séances de ramassage de déchets à Bruxelles avec l’aide des citoyens. Une très belle initiative pour se réapproprier la ville et la rendre plus belle !

Devenez ambassadeur
Un exemple à suivre : la commune d’Etterbeek a mis en place un plan Propreté avec plusieurs axes dont celui d’avoir des Ambassadeurs Propreté qui ne sont autres que les citoyens. En plus de rencontres régulières, chacun d’eux reçoit un set avec des autocollants, des tracts, des cendriers de poche …qui permet de sensibiliser le public du quartier. Les autocollants peuvent être collés sur les dépôts clandestins, sur les sacs poubelles mal sortis,  etc. Ainsi, vous pouvez entrer en dialogue avec vos voisins autour de la propreté dans votre rue.

On est dans le bon, du moins je l’espère

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6h35 du mat’ … Plus possible de dormir. Et pourtant, ce sont les vacances de Toussaint. Pourquoi se réveiller si tôt si je peux dormir plus tard ? Explication : hier, j’ai regardé “Before the flood” (Avant le déluge), le nouveau film de Leonardo Di Caprio, et me voici chamboulée …

Pourtant, “on est dans le bon”, j’essaye de me rassurer par la méthode Coué. Répète, encore, et encore, Sylvie. “On est dans le bon” … avec notre démarche, par notre engagement. Oui, “on est dans le bon”.

Autant le film “Demain” donne de l’espoir, nous pousse à agir. Autant celui de Di Caprio, nous chamboule, nous bouscule. Et cet électrochoc, il est nécessaire même s’il nous sort de notre zone de confort, même s’il dérange nos habitudes. Même nous, qui pourtant avons décidé de changer radicalement notre mode de vie, n’en sortons pas indemne de ce visionnage. Oui, c’est une vision alarmiste du futur. Oui, il s’agit avant tout de la situation des américains … mais l’Europe, la Belgique, en subiront les conséquences directes. Et les plus pauvres, les vivront de plein fouet !

Alors, oui, on est dans le bon car …

Le zéro déchet, c’est bon pour la santé

En ne consommant plus de produits emballés, on supprime de nos assiettes les produits industriels, plein de sucre, de pesticides et d’huile de palme . Exit toutes ces substances nocives. On ne mange plus de produits transformés dans lesquels on ne sait trop ce qu’on y met. Fini aussi les produits et détergents qui nous veulent du mal avec leurs substances chimiques dangereuses pour notre organisme mais aussi pour la planète ! On protège ainsi notre santé et on est en pleine forme !

Le zéro déchet, c’est bon pour la planète

Avec le zéro déchet, on réduit notre empreinte écologique vu qu’on réduit à la source : on réfléchit nos achats (je prends le GSM dernier cri plein d’options technologiques ou un bon livre en seconde main ?). On dit “Vade retro, Satanas” aux achats compulsifs : on n’achète plus que ce que l’on a réellement besoin ! En route vers la simplicité volontaire.

Le zéro déchet, c’est bon pour l’économie locale et durable

Ouste les multinationales, on les court-cirtuite et on file chez nos producteurs locaux et durables. A nous les modes d’achat en direct où l’on soutient une économie locale, souvent sociale et surtout de cœur ! Les produits que l’on consomme sont fait avec amour et savoir-faire. On ne soutient pas des actionnaires mais de vraies personnes qui s’engagent au quotidien. On participe à des projets qui ont du sens et c’est valorisant pour tout le monde. On vit en accord avec nos valeurs.

Agir pour demain …

Par notre nouveau mode de vie, nous avons décidé d’agir. On pouvait aussi décider de regarder le futur s’écrouler face à nous, avec pessimisme… c’est un choix. Nous avons décidé d’être dans l’action car nous croyons en la capacité humaine à s’adapter. Il faut le faire dès aujourd’hui, si l’on veut un demain. Car oui, demain, ça sera le déluge si on ne fait rien !

Après avoir vu ce film, on se dit même que l’on peut encore aller plus loin : diminuer encore notre dépendance à l’énergie fossile (voiture par ex.), placer des panneaux solaires sur notre toit pour disposer d’une énergie gratuite et non nocive pour l’environnement, … et limiter encore plus notre consommation de viande et de bœuf plus spécifiquement ou devenir végétarien, pourquoi pas ?! Tout est encore possible ! Allez, on y croit !

Mon chat, cet anti-Zzzzéro :/

nala

Je ne vous ai pas encore parlé de ma boule de poils, de mon chat : Nala. Depuis presque 17 ans, je vis avec elle et aujourd’hui avec son âge honorable, je suis encore plus obligée d’avoir du respect envers elle. Comme tous les chats, Nala a tout compris. En plus d’être experte dans l’art de la sieste, elle domine avec merveille le monde humain !

  • Nous ne sommes pas dans notre maison mais dans la sienne.
  • Lorsqu’elle miaule, nous devons fissa lui donner son repas.
  • Ne laissez jamais traîner un crayon ou une feuille sous peine de le/la voir détruit(e) en miettes.
  • Si vous avez le bonheur de vous reposer quelques minutes dans le fauteuil, apprêtez-vous à ressortir de celui-ci non plus avec un pull noir mais un pull blanc …
  • et j’en passe !

Qui dit « chat », dit « déchet » … 

A ma grande tristesse, mon chat génère des déchets (y a pas moyen de lui mettre un bouchon, dites ?!). Et si j’analyse plus en détail, il en génère presque plus que notre famille de 4 personnes cumulée (en chemin vers le zéro déchet, dois-je le rappeler !) …Mais est-ce pour autant que je vais la mettre à la poubelle ? Que nenni. Je l’aime quand même bien un peu cette petite boule de poils, toute douce et toute câline !

Je vous propose donc de faire SON bilan zéro déchet et là on va rire !

1. Litière

Tout un temps, j’utilisais une litière traditionnelle, bien polluante. Puis, j’ai trouvé une super litière toute écolo, en allant à mon Colruyt du coin : la Love Cat (7,75 euros pour un sac de 20 kg).

Il s’agit en réalité d’une litière à base de granulés de bois. Très absorbante et non toxique, cette litière est fabriquée à partir de bois de pin, de sapin ou de peuplier. Avantage non négligeable : elle ne sent pas et évite la prolifération des bactéries (merci le bois !). Mon chat l’adore et moi aussi. En plus, petite cerise sur le gâteau : elle est livrée dans un sac en papier. Pas de plastique, ni rien 🙂 Youpie, c’est fête !

Petite astuce  : vous pouvez aussi utiliser des granulés pour chauffage. Ça coûte probablement moins cher.

Oui mais après, j’en fais quoi de cette litière pleine de pipi et de caca ?

Aaaaah, bonne question ! Moi, je la mets au compost.

Avec les déjections, pipi – caca et tout ?!
Oui, oui. Hé oh, ça va, faites pas cette tête-là. C’est comme pour les toilettes sèches (toilettes où l’on recueille nos déjections dans une litière carbonée qu’on composte ensuite) : ça se composte très bien pour peu qu’on surveille l’équilibre carbone/azote, air/ eau. Quesako ???

Tout de suite, vous vous dites “Mais attends, ça doit amener des bactéries dans ton compost, non ?” Hé ben non ! Si le compostage a lieu pendant un an, on estime que les germes ne survivent pas et qu’il sont bouffés par les autres micro-organismes du compost. La chaleur générée par le compost permet effectivement de détruire les germes éventuels.

Pas convaincu(e) ? Dois-je vous rappeler que vos matous (ou ceux des voisins … c’est pire encore!) font depuis la nuit des temps leurs besoins dans la terre des jardins mais aussi des potagers. Alors les risques, ils existent mais la probabilité est quand même mineure et pas plus élevée que ma solution !

Une autre solution : avoir un bac à compost spécifique pour la litière et/ou n’utiliser ce compost que pour les cultures non comestibles ou celles qui ne se mangent pas crues ou encore pour vos plantes.

2. La bouffe pour chat

Sujet plus que sensible … :/

Vu son vieil âge et son estomac un peu capricieux, Mademoiselle Nala doit prendre de la nourriture “spéciale” dans des sachets individuels non recyclables qui coûtent une fortune !!! Oui, vous voyez le même truc que Wiskas, Felix, mais en plus cher. Tout un temps j’allais les acheter chez mon vétérinaire (qui depuis a pu s’acheter une Porsche (non je rigoooole)).  A chaque visite, je me décomposais à l’annonce de la douloureuse … Alors, j’ai trouvé une alternative : acheter en ligne sur un site qui me permet d’acheter 4 à 5 boites en même temps à un prix moins élevé (tant qu’à faire des déchets autant qu’ils me coûtent moins chers !). Ce n’est pas la solution la plus idéale et la plus en phase avec nos choix mais en attendant de trouver mieux, on vit avec …

3. Les poils

C’est fou ce que ces bébêtes à quatre pattes peuvent abandonner derrière leur passage ! Des boules de poils un peu partout. Ça vous fait hérisser les poils de colère ! Et on en fait quoi après de ces restes de fourrure ? J’ai bien pensé à les garder pour en faire un pull mais je pense que Nala sera déjà morte avant d’en avoir suffisamment ou alors juste pour faire un pull de barbie. Sinon, je les mets :

  • soit dans mon jardin, à l’entrée de l’hiver, pour que les oiseaux puissent les utiliser pour faire leur nid
  • soit dans mon compost 🙂 – mon héros !

Et vous, vous faites comment ?