Mon chat, cet anti-Zzzzéro :/

nala

Je ne vous ai pas encore parlé de ma boule de poils, de mon chat : Nala. Depuis presque 17 ans, je vis avec elle et aujourd’hui avec son âge honorable, je suis encore plus obligée d’avoir du respect envers elle. Comme tous les chats, Nala a tout compris. En plus d’être experte dans l’art de la sieste, elle domine avec merveille le monde humain !

  • Nous ne sommes pas dans notre maison mais dans la sienne.
  • Lorsqu’elle miaule, nous devons fissa lui donner son repas.
  • Ne laissez jamais traîner un crayon ou une feuille sous peine de le/la voir détruit(e) en miettes.
  • Si vous avez le bonheur de vous reposer quelques minutes dans le fauteuil, apprêtez-vous à ressortir de celui-ci non plus avec un pull noir mais un pull blanc …
  • et j’en passe !

Qui dit « chat », dit « déchet » … 

A ma grande tristesse, mon chat génère des déchets (y a pas moyen de lui mettre un bouchon, dites ?!). Et si j’analyse plus en détail, il en génère presque plus que notre famille de 4 personnes cumulée (en chemin vers le zéro déchet, dois-je le rappeler !) …Mais est-ce pour autant que je vais la mettre à la poubelle ? Que nenni. Je l’aime quand même bien un peu cette petite boule de poils, toute douce et toute câline !

Je vous propose donc de faire SON bilan zéro déchet et là on va rire !

1. Litière

Tout un temps, j’utilisais une litière traditionnelle, bien polluante. Puis, j’ai trouvé une super litière toute écolo, en allant à mon Colruyt du coin : la Love Cat (7,75 euros pour un sac de 20 kg).

Il s’agit en réalité d’une litière à base de granulés de bois. Très absorbante et non toxique, cette litière est fabriquée à partir de bois de pin, de sapin ou de peuplier. Avantage non négligeable : elle ne sent pas et évite la prolifération des bactéries (merci le bois !). Mon chat l’adore et moi aussi. En plus, petite cerise sur le gâteau : elle est livrée dans un sac en papier. Pas de plastique, ni rien 🙂 Youpie, c’est fête !

Petite astuce  : vous pouvez aussi utiliser des granulés pour chauffage. Ça coûte probablement moins cher.

Oui mais après, j’en fais quoi de cette litière pleine de pipi et de caca ?

Aaaaah, bonne question ! Moi, je la mets au compost.

Avec les déjections, pipi – caca et tout ?!
Oui, oui. Hé oh, ça va, faites pas cette tête-là. C’est comme pour les toilettes sèches (toilettes où l’on recueille nos déjections dans une litière carbonée qu’on composte ensuite) : ça se composte très bien pour peu qu’on surveille l’équilibre carbone/azote, air/ eau. Quesako ???

Tout de suite, vous vous dites “Mais attends, ça doit amener des bactéries dans ton compost, non ?” Hé ben non ! Si le compostage a lieu pendant un an, on estime que les germes ne survivent pas et qu’il sont bouffés par les autres micro-organismes du compost. La chaleur générée par le compost permet effectivement de détruire les germes éventuels.

Pas convaincu(e) ? Dois-je vous rappeler que vos matous (ou ceux des voisins … c’est pire encore!) font depuis la nuit des temps leurs besoins dans la terre des jardins mais aussi des potagers. Alors les risques, ils existent mais la probabilité est quand même mineure et pas plus élevée que ma solution !

Une autre solution : avoir un bac à compost spécifique pour la litière et/ou n’utiliser ce compost que pour les cultures non comestibles ou celles qui ne se mangent pas crues ou encore pour vos plantes.

2. La bouffe pour chat

Sujet plus que sensible … :/

Vu son vieil âge et son estomac un peu capricieux, Mademoiselle Nala doit prendre de la nourriture “spéciale” dans des sachets individuels non recyclables qui coûtent une fortune !!! Oui, vous voyez le même truc que Wiskas, Felix, mais en plus cher. Tout un temps j’allais les acheter chez mon vétérinaire (qui depuis a pu s’acheter une Porsche (non je rigoooole)).  A chaque visite, je me décomposais à l’annonce de la douloureuse … Alors, j’ai trouvé une alternative : acheter en ligne sur un site qui me permet d’acheter 4 à 5 boites en même temps à un prix moins élevé (tant qu’à faire des déchets autant qu’ils me coûtent moins chers !). Ce n’est pas la solution la plus idéale et la plus en phase avec nos choix mais en attendant de trouver mieux, on vit avec …

3. Les poils

C’est fou ce que ces bébêtes à quatre pattes peuvent abandonner derrière leur passage ! Des boules de poils un peu partout. Ça vous fait hérisser les poils de colère ! Et on en fait quoi après de ces restes de fourrure ? J’ai bien pensé à les garder pour en faire un pull mais je pense que Nala sera déjà morte avant d’en avoir suffisamment ou alors juste pour faire un pull de barbie. Sinon, je les mets :

  • soit dans mon jardin, à l’entrée de l’hiver, pour que les oiseaux puissent les utiliser pour faire leur nid
  • soit dans mon compost 🙂 – mon héros !

Et vous, vous faites comment ?

 

J’ai perdu mon mouchoir, snif

img_4309

Aujourd’hui, nous allons parler “snottebelle” ou, en français comme il se doit, “crottes de nez”. N’ayez pas peur, on n’entrera pas dans le détail, en tous les cas pas dans le sens que vous le pensez peut-être ;).

Je me rappelle des jours où mes ami(e)s et moi jouions à “J’ai perdu mon mouchoir”. Un petit jeu tout simple où, disposés en rond, on déposait un mouchoir dans le dos d’un de ses compatriotes qui ne ferait ni une ni deux pour nous courir après et nous attraper afin de refiler le mouchoir à un autre compatriote et ainsi de suite.

Oui, ça nous en met un coup … les années passent et même si j’ai toujours le sentiment d’avoir 20 ans, je dois avouer que certaines références commencent à prendre de l’âge quand j’ai le malheur d’en parler avec des beaucoup-beaucoup-beaucoup plus jeunes que moi. Mais je m’éloigne de mon sujet, là !

Vous qui avez déjà joué à ce jeu. L’avez-vous déjà réalisé avec un malheureux et désuet mouchoir en papier ? Et bien moi, de mémoire d’éléphant, je pense que ça ne m’est jamais arrivé ! Mon seul et unique arme était le mouchoir en tissu !

Ma révélation

Aujourd’hui, qui peut se vanter d’avoir un mouchoir en tissu (oui, en TISSU, vous lisez bien) dans sa poche ? A part, nos aïeux, on se dit que ça ne court plus les rues et pourtant, je vais vous faire une révélation : moi, j’en ai des mouchoirs en tissu !  

En passant au mode zéro déchet, je n’aurais jamais imaginé faire cela. Pour moi, c’était un acte régressif et surtout dégoûtant. Beurk, yak, pas bon !

Aujourd’hui, je dois avouer que ce “nouveau” mode de mouchage “me va bien”. Et moi, qui pourtant devait très souvent me moucher pendant la journée, et bien étonnement, ça n’est plus le cas depuis que je me mouche avec des mouchoirs en tissu. Fini les microparticules de papier dans mes narines, voici la fraîcheur d’un tissu tout doux.

Le mouchoir en papier ne fait pas le poids par rapport à son concurrent le mouchoir en tissu : gaspillage d’eau et destruction d’arbres pour sa production, monticule de déchets laissé derrière lui … Un chiffre à faire frémir : 20 milliards de mouchoirs en papier Kleenex sont vendus en France chaque année, soit plus de 600 par seconde !

Où en acheter ?

Que vous le croyez ou pas, on en trouve encore assez facilement : dans les grandes surfaces, dans les magasins type Zeeman. Mais on peut également en trouver en seconde main Aux petits riens. Ils sont fun, rigolos et les enfants les adorent car c’est bien plus top d’avoir un mouchoir avec des dessins dessus qu’un paquet en papier tout blanc ! « T’as vu j’ai un mouchoir avec Flash Mc Queen … waaaaw !« 

Les faire soi-même ? Pourquoi pas !

Ce qui est aussi bien avec les mouchoirs en tissu c’est qu’on peut les faire soi-même à partir d’un vieux drap, d’un vieux tissu. C’est tout simple ! Voici deux beaux exemples :

Passez le cap

En conclusion, même si aux premiers abords, on peut se cacher derrière des arguments du type “C’est pas hygiénique”, “Je vais plus vite tomber malade”, “Et comment on fait quand on a un rhume et que l’on doit se moucher toutes les minutes”, on s’accommode très vite de ce petit bout de tissu. Dans nos sociétés particulièrement hygiénistes, utiliser plusieurs fois un mouchoir en tissu parait impossible. Pourtant, il suffit juste de respecter 2 règles de base :

  • si on est malade, on veille à changer plus souvent de mouchoir
  • on ne se prête pas de mouchoir utilisé (évidemment, c’est bien sûr ;p)

On revient bien au vintage pour la décoration, pour les habits, alors pourquoi pas avec les mouchoirs ?