#Défi 3 : Bric-à-vrac !

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Le vrac, un des modes de consommation préféré des ZWA (Zero waste addict) se répand de plus en plus. C’est en vogue comme on dirait ! Mais pourtant ça fait belle lurette que ce mode de consommation existe. Peut-être l’avait-on sorti de notre subconscient, trop aveuglés par les beaux et jolis emballages de nos amis les industriels ?

Le vrac le plus répandu est sans conteste celui se trouvant dans les rayons des fruits et des légumes. On fait donc presque tous (sauf ceux qui ne mangent pas de fruits ni de légumes…c’est possible ça ?) déjà de l’achat en vrac.

Il y a vrac et … vrac !

Pourquoi achète-t-on en vrac  me direz-vous ? Pour choisir la pomme ou le  choux-fleur que l’on veut. Pour en prendre plus ou moins que ceux pré-emballés. Ou encore pour ne plus avoir d’emballage : et CA c’est l’argument zéro déchet !

Mais alors pourquoi dis-je « il y a vrac et … vrac » ? Parce que trop souvent, pour prendre son vrac, on utilise des sachets plastiques et donc on les emballe … On en revient au même problème qu’aux produits emballés. C’est pourquoi, si on décide de faire du vrac, il faut s’équiper. Un peu de patience, j’y viens sous peu …

Le vrac, c’est pour les bobo-bio-écolos

Je vous entends déjà dire « le vrac, en dehors des fruits et des légumes, c’est pour les bobos. Ceux qui vont au magasin bio, qui mangent des graines, etc. » Les clichés ont la dent dure, il faut croire ! C’est vrai qu’on trouve plus de vrac dans les magasins bio mais aujourd’hui, beaucoup de magasins proposent également des produits en vrac … pour n’en citer qu’un, par exemple, les magasins pour animaux. Un deuxième exemple ? Les marchés, où l’on trouve des olives, des charcuteries, des fruits secs mais aussi, les boulangeries, les fromageries, les boucheries, etc. qui sont autant de lieux de vrac !

Si l’on pensent aux supermarchés, alors là, il est vrai que pour le moment à Bruxelles et en Belgique, ça tarde quelque peu à s’étendre mais ça viendra, et surtout, si le consommateur (vous donc) le demande ! Et puis il y a encore certaine incohérence : les fruits et légumes bios y sont souvent emballés (au contraire de leurs collègues non bios) et même les bananes … où va-t-on ?

De notre côté, notre famille consomme en majorité des produits bios mais ils nous arrivent aussi de privilégier  le « raisonné » (celui où on ne traite vraiment que quand c’est indispensable et avec des produits écologiques) ou le local (on sait sa provenance, on sait comment il a été produit et traité). En faisant vos achats auprès du commerçant ou de l’artisan du coin, vous pouvez discuter avec lui afin de savoir la provenance, la manière dont il s’approvisionne. Ce qui n’est pas le cas des supermarchés ! Et puis, c’est tellement plus riche socialement d’aller dans ces lieux de proximité !

Mes sacs, mes bocaux, mes boites

Le zéro déchet et le vrac demandent une certaine organisation au départ mais très vite les habitudes se créent et ça devient très simple. Vous devrez donc veiller à disposer d’un « set shopping » que vous prendrez avec vous lors de vos achats. Ceux-ci seront donc généralement « préparés », exit les achats spontanés.

Quand je vais faire mes courses, je réfléchis d’abord à ce que j’ai besoin. Sur cette base, je prend le nombre de pots, boites ou sacs que j’ai besoin et hop à moi le vrac ! A fur et à mesure que vous ferez ce type d’achats, vous saurez mieux quels contenants prendre avec vous. Pour ma part, je fonctionne avec un set de boites en plastique sans Bisphénol A, mes bocaux en verre ou des sacs en tissu que j’ai récupéré ou confectionné moi-même. Ça dépendra si je suis en voiture ou en vélo.

Et la consigne, c’est pas aussi une sorte de vrac ?

Oui, la consigne est une très bonne solution pour éviter les emballages. Je vous invite d’ailleurs à regarder la vidéo du Réseau Consigne à ce sujet. Elle permet de comprendre les avantages des consignes.

Pour nos yaourts, nos jus de fruits et parfois notre vin, nous fonctionnons avec des consignes. J’ai une armoire où je les stocke et quand je vais dans le magasin d’où elles viennent, je les ramène et j’en reprends d’autres.

Liens utiles :

 

 

L’emballage ne fait pas le moine !

oceanplastique

Partout où nous allons, nous sommes en contact avec des emballages. Au départ, prévus pour contenir et protéger les aliments en pleine expansion industrielle, aujourd’hui, ils sont devenus un moyen de faire vendre et de se démarquer de la concurrence. Nos enfants naissent dans les marques, ils peuvent dès leur plus jeune âge reconnaître le logo d’une entreprise en étant seulement exposé une ou deux fois à celui-ci … de quoi avoir peur !

Souvent un emballage en cache un autre. On achète une boite et ooooh surprise le riz est emballé dans du plastique. On nous dit que c’est pour une meilleure conservation … voici le double effet kiss-cool !

En passant au mode zéro déchet, on prend le choix de ne plus croire aux carabistouilles des industriels qui, au travers de leurs emballages, nous font croire à coup de slogans que nous seront plus belles avec telle crème « parce que nous le valons bien« , que notre intestin nous dira merci grâce à ce pot de yaourt, etc.

Le meilleur déchet est celui qui n’existe pas. Donc exit l’emballage !

Mais comment je fais moi pour supprimer et éviter les emballages dans mon quotidien ?

  1. Une des premières solutions est d’acheter en vrac. Le vrac se développe de plus en plus. D’ailleurs, beaucoup de magasins bio en proposent depuis bien longtemps. En plus du gain économique, on fait un beau geste pour la nature ! Il est vrai que le vrac demande une certaine organisation si on veut, comme nous le faisons dans notre famille, ne plus utiliser les sacs en papier proposés pour le vrac mais c’est tout à fait possible. Il ne faut pas oublier que même si ces sachets sont en papier, ils restent des déchets. Tôt ou tard, ils finiront dans la poubelle. Les bocaux, boites et sacs en tissu sont de bonnes alternatives aux sacs en papier !
  2. Choisir de ne plus acheter certains produits. En se demandant si on en a réellement besoin, s’il n’existe pas une alternative « zéro déchet », on arrive souvent à refuser des produits sur-emballés. Un signal clair pour l’industrie car en tant que consommateur, vos choix comptent. Un choix = un vote, ne l’oubliez pas.
  3. Et si malgré tout, vous n’arrivez pas à ne pas acheter sans emballage, demandez-vous de quoi est composé celui-ci : est-ce qu’il est réutilisable, compostable ou recyclable ? Est-il nocif pour ma santé ? Privilégiez si possible des emballages en carton plutôt qu’en plastique par ex.

Et si malgré tout, je dois acheter un produit dans un emballage en plastique, c’est t’y comment que je choisis ?

Tout d’abord, on veille au type de plastique utilisé. Tous ne sont évidemment pas recyclables et sont une vrai calamité pour l’environnement. Je pense ainsi au « 7e continent de plastique » (je vous  invite d’ailleurs à regarder cette très chouette vidéo du Professeur feuillage sur le plastique dans les océans), au nombre d’animaux qui meurent en mangeant des plastiques croyant qu’il s’agit de nourriture,etc. En Belgique, les choses ne sont pas très bien expliquées pour sensibiliser les néophytes au recyclage. Et je dois bien avouer que même moi, qui depuis des années recycle tout ce qui est possible, je m’y perds encore !

A ça s’ajoute également les risques sanitaires de certains plastiques qui sont cancérigènes et dangereux pour la santé !

Il existe une multitude de plastiques et 7 codes pour les différencier. Certains sont recyclables, d’autre pas. Certains sont néfastes pour votre santé, d’autres moins. La majorité d’entre eux sont composés d’hydrocarbures, donc de pétrole (source épuisable et qui devient rare, dois-je le rappeler ?!)

Un sigle composé de 3 flèches et d’un numéro les distinguent. Les 3 flèches ne veulent pas dire qu’ils sont tous recyclables, loin de là !!!

Recyclables :

Non recyclables : 

  • 1 : Polyéthylène téréphtalate  (PET ou PETE) : bouteilles d’eau, d’huile de cuisine, de boissons gazeuses, de jus…Il est actuellement le plastique le plus recyclable.
  • 2 : Polyéthylène haute densité (PEHD): représente 50% du marché et se retrouve dans les bouteilles de jus de fruits, de détergents…Ce plastique est recyclable.
  • 3 : Chlorure de polyvinyle (V) ou Vinyle (PVC) :  jouets, pellicules de plastique (films en plastique), contenants d’huile à cuisson et de détergent, rideaux de douche… La fabrication et l’incinération de ce plastique rejettent des dioxines, des substances cancérigènes et des disruptifs hormonaux. Ce plastique n’est pas recyclable. C’est le 2ème plastique utilisé dans le monde (20% de l’ensemble des plastiques) après les polyéthylènes (32 %). Les emballages en PVC sont utilisés dans la plupart des supermarchés et des épiceries pour emballer le fromage et la viande.
  • 4 : Polyéthylène basse densité (LD-PE ou BD-PE ou PE-BD) :  utilisé pour certains sacs, emballages ou barquettes alimentaires souples. Ce plastique n’est pas recyclableSeuls les bouchons en PP des emballages sont recyclables.
  • 5 : Le Polypropylène (PP) :  vaisselle en plastique, pots de yaourt ou de crème, récipients alimentaires réutilisables, gourdes, emballages de margarine… Il n’est actuellement pas recyclable.
  • 6 : Polystyrène  (PS): il peut laisser filtrer du styrène, un cancérigène potentiel qui peut être également un disruptif hormonal. Il est facile de l’éviter en utilisant des tasses en verre ou en porcelaine au lieu des tasses en plastique, en évitant les couverts en plastique (petit vidéo de Greenpeace à ce sujet). Ne jamais chauffer les aliments dans des récipients en polystyrène. Ils fondraient dans votre nourriture et rejetteraient des gaz toxiques. Ce plastique n’est pas recyclable.
  • 7 : Autres (polycarbonate (PC) et mélamine) : récipients alimentaires, bouteille de ketchup, bonbonnes d’eau de 20 litres, gourdes, gobelets, lunettes de soleil, CD, biberons, etc. Cette catégorie comprend tous les types de plastique qui ne sont pas inclus dans les autres catégories. Le polycarbonate contient du bisphénol-A, un produit chimique œstrogénique et un disruptif hormonal. Des études ont démontré que le bisphénol-A présent dans le plastique pouvait s’exfiltrer s’il était chauffé ou après une utilisation prolongée.

-> Au niveau écologique, choisissez donc les plastiques 1 (PET ou PETE) et 2 (PEHD).

Cependant, parmi les sept différents types de plastique codés, des études ont démontré que les plastiques numéros 1, 3, 6 et 7 sont les plus susceptibles de faire migrer dans leur contenu des plastifiants toxiques, des substances cancérigènes, avec des risques majeurs sur la santé : fertilité, cancer, troubles endocriniens…

-> Au niveau de votre santé, choisissez les plastiques 2, 4, 5.

-> Si vous voulez combiner les 2 : privilégiez plutôt le PEHD (2)

Basta le plastique !

Le choix est donc cartésien : faut-il privilégiez un plastique recyclable ou un plastique qui est « moins mauvais » pour la santé ?

Dans notre cas, grâce à notre démarche zéro déchet, nous avons décidé de dire BASTA au plastique. On agit ainsi sur les 2 pôles : notre santé et notre environnement.

Nous avons encore des boîtes en plastique dans notre cuisine mais, petit à petit, nous les supprimons et les remplaçons par des récipients en verre. Et au grand jamais, nous ne chauffons plus rien dans du plastique, même s’il est mentionné que nous pouvons le faire avec certains d’entre eux.

Pour tout savoir sur l’emballage en plastique, lisez également cet article

Et voici une petite vidéo bien intéressante sur le sujet (et qui devrait vous convaincre 🙂

 

 

 

Au secours, je dois offrir un cadeau à un(e) ZWA

furoshikiTout d’abord, don’t panic ! Les zero waste addict (ZWA – traduit comme les « mordus de zéro déchet ») sont comme vous et …moi (ou presque). Ils mangent, ils dorment, ils ont des besoins primaires et aussi secondaires, ils ont des activités et aussi des enfants (pour certains !).

C’est vrai qu’en devenant un zero waste addict (ZWA), on adapte son mode de vie et lorsque l’on a son anniversaire ou que l’on veut nous offrir quelque chose, il vaut mieux que ça soit sans déchet !

Ze expérience

Un des cadeaux sans déchet par excellence est « l’expérience » ! C’est quoi ce bazard nom d’une schtroumpfette à la crème ? Il s’agit d’offrir un cadeau où l’on propose une activité, on fait découvrir un nouveau lieu. Voici quelques pistes :

  • un repas entre amis/amoureux dans un resto qui évidemment sera en accord avec le zéro déchet (pas de MacDo ou de truc du genre sous peine de vous voir rayé de la liste de leurs amis !)
  • un ciné
  • une journée aventure
  • la visite d’une expo
  • un week-end dans une cabane perchée
  • un moment chaleureux entre copines
  • un abonnement à la bibliothèque du coin
  • prêt d’une seconde résidence pour de courtes ou longues vacances ou en couchsurfing
  • offrir un « don » pour l’association du choix de la personne
  • offrir un cours, un atelier,…
  • un chèque cadeau pour une séance de Thalasso, bien-être, …

Allez-y de votre imagination MAIS ATTENTION, pas besoin de venir avec une boite de type « Bongo ». De 1) ca vous coûtera plus cher et de 2) c’est aussi du déchet. Pourquoi ne pas écrire cela de votre plus belle plume sur un morceau de papier ou de carton récupéré ? Et pour trouver l’activité, les sites internet sont une mine d’or ! Les chèques-cadeaux sont aussi une bonne alternative aux boites Bongo.

Je vous vois déjà me regarder avec vos yeux de « mais elle a pas pris ses pilules ce matin ou quoi ? j’ai pas le temps de chercher ou de faire du home made moi, hein !?« . Si vous me trouvez  un peu trop radicale, la boite cadeau Bongo fera l’affaire. La boite pourra être réutilisée en boite à bijoux, en boite à petits mots, que sais-je !

Soyez rusés

Si toutefois, vous n’avez pas la possibilité, le budget, l’idée … d’offrir un cadeau « non matériel », vous devrez oser et réfléchir à offrir quelque chose qui soit UTILE à ce zero waste addict ! Car ne l’oubliez pas … le ZWA a un mode opératoire bien à lui : #1 il refuse, #2 il réduit, #3 il réutilise, #4 il recycle et #5 il composte, et pas dans un autre sens svp. Donc, il va falloir ruser !

Avec un peu d’imagination, vous arriverez peut-être à des solutions et des idées originales auxquels moi-même je n’aurais pas pensé. Voici quelques idées personnelles :

  • un bocal avec des chocolats achetés en vrac, des biscuits faits maison,…
  • un bouquet de fleurs cueillies en pleine nature
  • un bocal avec des ingrédients pour faire une recette (ex. des cookies) et la petite recette qui accompagne
  • des soins de beauté fait maison ou en achetés en vrac
  • un ustensile ou un outil que le ZWA a cassé et comptait racheter
  • un vêtement trouvé dans une ressourcerie ou auprès d’une créatrice qui fait du upcycling
  • des semences pour le potager, le bacon ou le jardin
  • etc.

Je vous mets quand même en garde car il sera aussi nécessaire de prendre en compte plusieurs éléments sous peine de contrarier le ZWA :

  • le cadeau doit idéalement être de seconde main et/ou éco-responsable (bio, ethique, durable …)
  • préférablement il ne sera pas emballé ou … j’y viens sous peu
  • il doit être d’une qualité irréprochable pour durer, durer, durer dans le temps

T’emballes pas !

Dernier conseil et non des moindres : vous avez pris la peine de veiller à lui prendre un cadeau qui correspond à ses valeurs zéro déchet, n’allez donc pas y ajouter un emballage ! Donc « t’emballe pas » ! Ou si vous voulez vraiment alors faites-le avec un emballage réutilisable. Un emballage en carton, tu veux donc dire ? NON, un emballage en tissu en utilisant la méthode ancestrale du furoshiki.

Voici la vidéo pour comprendre comment s’y prendre et les différentes techniques possibles.

Ce morceau de tissu peut aussi bien être un tissu qui traînait chez vous ou chez votre grande-mère ou encore acheté dans un magasin de seconde main ou pourquoi pas un beau foulard.

Vous avez d’autres idées de cadeaux pour le ZWA ? Partagez-le ici !

Cookies 100% pépites

cookies

Si vous voulez proposer de nouveaux biscuits à vos enfants et être sûr qu’ils en deviendront dingues et ne voudront plus rien d’autres … Essayez cette recette qui croustille ! Et pour qu’ils accrochent encore plus, faites-les participer. Ils adoreront ca !

Ingrédients

  • 85 gr de beurre doux à température ambiante
  • 85 gr de sucre
  • 1 œuf
  • (1 sachet de sucre vanillé – pas obligatoire)
  • 150 gr de farine
  • 1 c à c de levure chimique
  • 1/2 c à c de sel > Ma touche perso : du gros sel … ca donne un petit goût sucré-salé pour ceux qui aiment 🙂
  • 100 gr de pépites de chocolat
  • (optionnel et selon vos envies : des noix, des raisins, du coco … )

1/ Dans un saladier, mélangez le beurre et le sucre. Ajouter l’œuf et le sucre vanillé. Versez ensuite, en plusieurs fois, la farine, la levure, le sel et les pépites de chocolat.

2/ A l’aide de vos doigts, formez des petites boules de pâte, en les posant sur la plaque de cuisson, aplatissez-les légèrement et veillez à bien espacer les cookies car ils s’étaleront un peu lors de la cuisson.

3/ Faites-les cuire pendant 8 à 10 min dans un four préchauffé à 180°C. Il faut sortir les cookies du four lorsqu’ils commencent à légèrement brunir.

Vu que ces cookies partent à une vitesse V’ chez nous, je double généralement les quantités et je les mets dans un port hermétique en verre. Ils conservent sans aucun problème pendant 1 à 2 semaines … mais ce n’est pas sûr qu’il y en ait encore à ce moment-là ! Vous verrez 😉

#défi 2 – Jamais sans mes bocaux pour faire mes courses

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Copyright : zerocarabistouille.be

Un des grands défis du zéro déchet est de diminuer et (dans notre cas) supprimer le plastique de notre consommation. Aujourd’hui, il est de plus en plus difficile d’acheter un produit qui n’ait pas un emballage composé de plastique … Faites par exemple le test en vous rendant dans votre supermarché habituel, analyser les différents emballages autour de vous et vous verrez très vite que c’est un réel casse-tête !

Alors comment fait-on ?

Sur un certain nombre de produits sur-emballés, il est quand même possible d’éviter de ramener le plastique chez nous. Pour ce deuxième défi, je vous propose donc de prendre vos propres contenants :  bocaux, pots, boites …quand vous allez faire vos courses.

On prend ses propres contenants avec soi et on va chez le boucher, le poissonnier, le traiteur (même celui du supermarché) et hop, vous prenez du jambon, du fromage, des plats préparés, des viandes et vous demandez de les mettre dans vos propres contenants.

La première fois, c’est un peu déstabilisant. On se sent assez mal mais très vite ça devient une habitude très facile à acquérir. Les commerçants sont très souvent ouverts et comprennent lorsque l’on parle de notre démarche zéro déchet. Et puis, en leur rappelant qu’eux aussi font des économies, ils en deviennent convaincus.

N’oubliez pas non plus de refuser le sac plastique que les commerçants ont l’habitude d’utiliser pour y attacher le ticket. Il suffit de prendre le ticket (et vos boites évidemment) et de le montrer à la caisse.

Mais je peux pas sans cesse me balader avec mes pots quand même ?!

Non, c’est vrai ! Le zéro déchet nécessite donc de s’organiser. On ne fait plus que ses courses une fois ou deux par semaine mais on les fait une bonne fois ! Et ainsi, on limite aussi nos achats compulsifs et inutiles, et c’est le portefeuille qui ne s’en porte pas plus mal !

Et si le commerçant refuse malgré mon explication ?

Moi, dans mon cas, je lui dis « Ok, je ne vous ai pas convaincu mais moi c’est contre mes principes et donc je vais aller acheter ailleurs ».  Parfois, en disant cela, il se sent assez mal et se dit que ce n’est pas très commercial et reviendra peut-être sur sa décision.

Par exemple, pas plus tard que cette semaine. Je me rends au BioPlanet pour y acheter de la charcuterie, de la viande et du fromage. Ils ont un super service traiteur. Mais je n’avais que mes bocaux en verre avec moi. Je pensais que ça ne posait pas de problème mais très vite on m’a dit « Non, on ne peut pas mettre ça dans du verre. Vous imaginez si le bocal se casse, nous devrons jeter tous les aliments du comptoir ». De ce fait, je leur dit que je comprends et que donc je veux récupérer mes pots et partir. En à peine 5 secondes, le gérant ayant vu la scène mentionne que si c’est pour la première fois, il peut exceptionnellement accepter de me servir dans mes pots. Comme quoi …il faut toujours essayer !

En plus des bocaux, pots,… vous pouvez également vous munir de sacs en tissus pour y mettre votre pain et viennoiseries, vos aliments en vrac, vos légumes. C’est tellement plus beau et plus agréable que les sacs en plastiques transparents !

 

 

 

La slow cosmétique et le DIY

Quand on devient zéro déchet, on apprend aussi à faire beaucoup de choses soi-même : crème visage et soins de corps, savon douche et shampoing, dentifrice, produits d’entretien … on devient un vrai apprenti chimiste 🙂

Voici où vous fournir les produits de base ou faire des ateliers pour apprendre à confectionner ce que vous avez besoin :

SLOW COSMETIQUE

  • Senz cosmetics (http://senz-cosmetics.com/)
    • On y trouve des produits de cosmétique bio sur mesure, des huiles essentielles, des produits de beauté zéro déchet …
    • Jolie boutique où l’on peut également suivre des ateliers pour faire sa propre crème visage, ses soins de beauté, son shampoing, …
    • Il y a également un centre de beauté et de soins au naturel
    • + : un choix très large
    • + : un accueil super chaleureux et de bons conseils
    • + : situé à 2 pas de la rue du Bailli
    • + : des ateliers variés, où l’on repart avec son produit sur mesure et la recette pour le refaire plus tard à la maison
  • Association slow cosmétique (www.slow-cosmetique.org)
    • Association qui soutien la slow cosmétique : saine et naturelle
    • On y retrouve la liste des produits labellisés slow cosmétique, une aide pour décrypter les produits et des fiches-repère, des vidéos
  • Boutique de la slow cosmétique (www.slow-cosmetique.com/)
    • On y retrouve tous les produits slow cosmétique avec une boutique en ligne et des infos pour personnaliser vos produits

DO-IT-YOURSELF

  • Aroma-zone (http://www.aroma-zone.com/)
    • Site en ligne proposant une très large gamme d’huiles essentielles mais également de produits pour faire ses cosmétiques, ses produits d’entretien et des produits bien-être et santé
    • + : les fiches techniques de chaque produit et les recettes qui vont avec
    • + : le prix des huiles > très bon marché mais d’une qualité irréprochable

#défi 1 – Touche pas à ma boite aux lettres

La première action que nous avons entrepris lorsque nous nous sommes lancés dans le zéro déchet est de stopper l’arrivée de papiers indésirables dans notre maison. En plus des papiers d’emballage, il y a une source très importante que l’on peut assez facilement diminuer. Il s’agit du courrier postal et publicitaire.

Bien que nous ayons apposé depuis très longtemps l’autocollant Stop pub sur notre boite aux lettres, nous recevions encore beaucoup de tracts électoraux, de publicités « du voyant qui va me rendre la plus heureuse au monde », de journaux locaux, de publicités adressées …

Savez-vous que 16 kg de publicités non sollicitées finissent dans la boîte aux lettres des belges chaque année ?!

J’ai donc décidé de prendre le taureau par les cornes et j’ai mis en plan d’attaque en place :

  • Je me suis inscrite à la liste Robinson afin de stopper les publicités qui arrivent « à mon nom ». Dans une autre vie, j’ai dû avoir la mauvaise idée de cocher volontairement la case « oui, vous pouvez transmettre mes données à des sociétés tierces » ou non volontairement, la case était pré-cochée et il ne fallait pas oublier de la décocher …
  • Dès que je reçois un courrier ou une pub non sollicitée, je contacte la société qui l’envoie :
    • Je vais sur son site voir s’il est possible d’envoyer un email pour une désinscription
    • Je téléphone et rappelle la loi sur la vie privée. A savoir que l’on a le doit de « consulter, modifier et SUPPRIMER nos données de la base de données concernées ». Nos données nous appartiennent !
    • Si ca recommence, je rappelle encore et encore.
    • Si ca continue malgré tout, je rentre une plainte via le formulaire de Bruxelles Environnement

En expliquant la démarche zéro déchet, c’est plus facile car on a un réel argument pour dire « nous n’en voulons pas, nous ne sommes pas intéressés, nous pensons à l’environnement ».

  • Un point que je ne suis pas encore arrivée à résoudre est la problématique des tracts électoraux et des journaux locaux. Car nos élus ont évidemment trouvé un moyen pour contourner le problème. Et même la commission sur la vie privée n’y voit que du feux. En effet, « Les imprimés électoraux ne sont pas visés par l’action ‘stop pub’. Un imprimé électoral n’a manifestement pas un caractère commercial et s’apparente plutôt de la propagande que de l’information générale« . Qui plus est : « Pour chaque élection, des listes d’électeurs sont établies et donc les politiciens qui sont candidats ont le droit de les consulter et d’utiliser les données pour envoyer des courriers électoraux nominatifs. » complète Eva Wiertz de la Commission de protection de la vie privée. Autant dire qu’on n’est pas sauvé ! De mon côté, je suis bien motivée à travailler avec ma commune pour proposer un autocollant « zéro déchet » qui éviterait ses tracts non désirés !

Mais avec tout ca, tu vas passer à côté de certaines infos et de choses essentielles, non ? Heu, oui, il se peut mais je dois avouer que je ne m’en porte pas plus mal. Le zéro déchet passe avant tout par un changement de consommation. Dès lors, ai-je besoin de savoir que le boite de chocapic ne coûte que 4,25 euros au lieu de 4,35 euros ?

De plus, rien ne m’empêche d’aller régulièrement sur les sites qui m’intéressent pour voir leurs actualités. Il est aussi possible de s’inscrire à leur newsletter électronique. De mon côté, j’évite de plus en plus cela car ma boite est devenue une vraie « poubelle » et que le zéro déchet doit aussi avoir lieu de manière électronique.

Pour commander un autocollant « STOP pub »