Oh Grand Saint-Nicolas

stnicolas

Ooooooh Grand Saint-Nicolas, ne me dites pas que vous êtes bientôt là ! Autant, avant notre vie zéro déchet,  vous m’auriez vue tout en stress, déambulant dans les rayons des supermarchés à la recherche des cadeaux pointés par les miss dans le folder promotionnel des grandes chaînes de magasins. Aujourd’hui, notre démarche étant, je m’étonne quelques peu par ma zen attitude et le recul que j’ai sur les demandes de mes demoiselles. Toutefois, il va quand même falloir trouver quelque chose !

J’ai grandi dans le rêve du Grand Saint-Nicolas. Le jour J, notre table à manger débordait de jouets et de friandises. Dur dur dès lors de ne pas vouloir reproduire la même chose maintenant que nous sommes devenus parents. Oui je sais, je casse le mythe, mais non le Grand-Saint n’existe pas ! Ce sont papa et maman qui s’enfilent la carotte à toute allure avant d’aller dormir et qui affonnent le verre de lait ou le verre de bière, c’est selon.

Alors depuis que l’on est passé au zéro déchet, on a dû virer notre cuti et réfléchir à comment nous allions perpétuer cette tradition sans grever notre bilan zéro déchet !

Et tu fais comment alors, me direz-vous !?

Chocolats, spéculoos et confiseries

Hop, direction l’artisan chocolatier du coin à qui l’on demande d’avoir un Saint-Nicolas en chocolat non emballé dans du plastique et que l’on mettra dans une boite ou un sac en tissu (mais attention à ne pas le casser – vous pourrez prétendre que Saint-Nicolas s’est cassé la binette dans la cheminée mais ça ne risque pas de faire rire vos bambins !).

Et si besoin, prévoyez votre visite quelques jours avant le Jour J afin qu’il (le chocolatier) ne vous dise pas : « Je les ai déjà tous emballés, Madame« . Vous pourrez ainsi lui proposer de laisser votre boite et de venir la reprendre dans quelques jours, le temps qu’il fasse une nouvelle fournée.

Dans les magasins de vrac, on trouve assez facilement des spéculoos sans emballage. Mes préférés, ce sont sans conteste Les boudines. On trouve y aussi des chocolats (tablettes ou personnages en chocolat pour l’occasion). Si je ne devais citer qu’un nom, je nommerais Kako qui propose des figurines toutes rigolotes et succulentes. Attention, à la veille des fêtes, ces petits artisans sont pris d’assaut, et vu leur petite production, mieux vaut prévoir et commander dans votre magasin adoré 😉 On en trouve aussi en boulangerie mais il y a de fortes chances que ceux-ci soient déjà emballés, à essayer !

Il est aussi possible de faire soi-même des spéculoos. Cette année, je suis bien motivée d’essayer à nouveau. Car il y a 2 ans, cela ne m’avait pas tout à fait porté chance. J’ai donc boudé pendant une année les speculoos maison. Comme il ne faut jamais perdre espoir, cette fois-ci, je me suis équipée : épices à spéculoos en vrac et moule à saint-nicolas en bois. Si avec ça, je ne réussis pas, je ne comprends pas ! Si vous avez une chouette recette (et surtout facile !) , n’hésitez pas à me la transmettre !!

Pour remplacer les pièces en chocolat, on utilise des smarties ou de grands palets de chocolat ou des pralines que l’on trouve en vrac dans certains magasins. Et pour les cougnous, on file chez son boulanger préféré ou on les fait soi-même, ça ne doit pas être si compliqué :p

Les cadeaux

Chez nous, nous n’avions pas l’habitude d’emballer les cadeaux lors de la Saint-Nicolas. C’était seulement à Noël que les cadeaux étaient mis dans de beaux emballages. Ceci nous facilite donc la tâche pour quelques semaines mais …ne nous réjouissons pas trop vite : Noël n’est pas loin !

Si vous devez trouver une alternative aux emballages en papier, lancez-vous dans les furoshiki, l’art japonais pour emballer et transporter des objets ou des cadeaux. Avec un simple carré de tissu, on peut emballer tout ce que l’on veut et en très peu de temps. Et puis vous faites d’une pierre deux coups : vous offrez 2 cadeaux en un, le cadeau que vous vouliez offrir et un beau foulard par exemple.

furoshiki

Vidéos d’emballage

Pour ce qui est du contenu, le cadeau, les possibilités sont innombrables. Depuis 3 ans, nous proposons des idées d’expérience : une visite au musée, une pièce de théâtre, une sortie au cinéma, un stage de skateboard, une journée dans un parc d’attraction… Nos filles sont ravies par ces cadeaux car elles vivent un moment privilégié avec leurs amis, leur famille. Ce sont des moments qui restent gravés dans leur tête pour toute leur vie, et donc c’est beaucoup moins éphémère que les jouets …

Il est vrai que ce n’est pas toujours possible ou que l’on voudrait quand même leur offrir un petit jouet en plus. Dans ce cas, on opte pour le seconde main. Sur les sites en ligne comme 2ememain ou sur Marketplace de Facebook, on trouve assez facilement le jouet tant convoité. Il faut parfois s’y prendre à l’avance, ou essayer encore et encore (pfff, je vous dis pas le nombre de fois où des Playmobil me sont passés sous le nez !) mais à la fin, avec un peu de patience, on trouve ce que l’on cherchait. Et là, c’est le bonheur ultime !

On peut aussi demander autour de soi si certaines de nos connaissances ne désirent pas revendre ou se débarrasser de certains jouets de leurs enfants devenus plus grands. Les brocantes et magasins de seconde main sont aussi des cavernes d’Ali Baba et permettent de trouver la perle rare.

Seul mot d’ordre : organisation et, si possible, avec un peu d’avance ! La concurrence en pleine “pré-période” Saint-Nicolas est rude ! On risque de croiser des mères hystériques à la recherche du jouet que l’on cherchait aussi et là, … ça risque d’être la GUERRE !

J’aime également offrir des livres ou des BD à mes filles car elles aiment passer des heures à les feuilleter – et accessoirement les lire, noooon, j’rigole ! On trouve énormément de magasins spécialisés dans les livres de seconde main (ex. Pêle-Mêle). Des librairies proposent aussi parfois un rayon de livres en seconde main (ex. la Librairie Ta Page à Etterbeek). Comme pour les jouets, il faudra parfois un peu de patience avant de trouver le tome recherché.

Oui mais si ce sont les grands-parents qui offrent ?

Et bien pas de souci, on les achete à leur place et on se fait rembourser. Voici les arguments qui peuvent les faire flancher :

  • l’argument financier : seconde main = moins cher donc si on veut on peut acheter 2 fois plus plus pour faire plaisir aux petits et adorables petits-enfants.
  • l’argument temps : “Ne vous tracassez pas, on s’en charge comme ça vous avez du temps pour faire autre chose”, ça marche toujours 😉
  • Une bonne liste, à jour

Depuis quelques semaines, j’ai installé sur mon GSM l’application Google Keep. Elle me permet de faire mes listes de courses. Fini les papiers volants que je ne retrouvais de toute façon jamais dans mon sac ou que j’avais oublié sur le comptoir de la cuisine, et qui, on est bien d’accord, n’avaient qu’une durée de vie très limitée (encore faut-il ne pas non plus oublier ou perdre son GSM …).

Cette appli est vraiment géniale car elle me permet de faire mes to do listes, mes listes de courses mais aussi mes listes de cadeaux. Ainsi quand les filles, mon homme, mes amis, etc. me donnent une idée de cadeau, je la note directement dans mon GSM et si l’occasion se présente, à tout hasard, de trouver ZE cadeau tant attendu par mes amis, ma famille et bien je n’attends plus la dernière minute pour l’acheter (et donc j’évite de devoir l’acheter en urgence en neuf !). Je le prends illico presto et je le planque quelque part en attendant. Alors sur ce point, je vous donne un conseil : mettez un petit aide-mémoire dans votre Google keep afin de vous rappeler où vous aurez mis ce trésor. Car les pertes de mémoire à partir d’un âge certain (je ne citerai pas lequel), ça n’est pas une légende !

Allez, à l’année prochaine mon Grand Saint-Nicolas !

Lessive aux feuilles de lierre

 

Quoi ?! Faire de la lessive avec des feuilles de lierres ? Et pourquoi pas avec des épluchures de carottes tant que tu y es ?!

Pourtant, les feuilles de lierre contiennent de la saponine à l’action émulsifiante et détergente, donc peuvent faire une très bonne matière première pour la lessive. L’avantage, c’est que c’est très simple à réaliser et que ça ne coûte pas un euro !

Étapes de réalisation

  1. Prenez une cinquantaine de feuilles que vous aurez veillé à nettoyer à l’eau claire.
  2. Mettez les feuilles préalablement froissées à la main (ou passées au broyeur) dans une casserole avec 1L d’eau.
  3. Laissez bouillir pendant 15 minutes.
  4. Faites infuser les feuilles pendant toute une nuit.
  5. Filtrez la préparation au chinois en pressant bien les feuilles.
  6. Transvasez dans une bouteille.

Conseils :

  • Utilisation : 1 verre à moutarde de ce liquide par machine.
  • Se conserve environ 1 mois.
  • L’aspect très liquide est normal mais ça ne veut pas dire que ça n’a pas d’effet !

Film alimentaire réutilisable : bee’ wrappy !

beewrappy

Quand nous avons démarré notre démarche zéro déchet, il y a des produits pour lesquels je me suis dit que je ne savais pas du tout comment j’allais faire sans : l’essuie-tout (ou sopalin pour nos amis français), le papier toilette, … et l’aluminium.

Et pourtant, il existe une solution très simple, super écologique et bien plus belle que l’alu ou le film étirable pour protéger ses aliments. Il s’agit du film alimentaire réutilisable fait à partir de cire d’abeilles. Et si on est vegan, on peut même le faire avec de la cire de soja.

Je pensais aussi qu’il ne serait pas possible de le faire soi-même. Encore une fausse idée ! Avec un carré de tissu, de la cire d’abeille et un fer à repasser, c’est fait en un tourne-main !

Voici la méthode à suivre :

 

Matériel :

  • Un carré de tissu en coton pas trop épais
  • De la cire d’abeille en paillette ou à râper
  • 2 feuilles de papier cuisson réutilisables
  • Une paire de ciseaux de couture
  • Une latte
  • Un marqueur ou un crayon
  • Une planche ou une protection pour la table
  • Un fer à repasser

Étapes de réalisation

1 : Découpez un carré de 30×30 cm (ou de la taille désirée) dans votre tissu. Pour une meilleure finition et éviter l’effilochage du tissu, vous pouvez cranter les bords de votre tissu aux ciseaux cranteurs

2 : Posez le carré de tissu sur la première feuille de papier cuisson

3 : Eparpillez ensuite des pépites de cire d’abeille partout sur le tissu. Équilibrez bien la quantité de pépites !

4 : Placez le second papier cuisson sur le tissu.

5 : Repassez à température “coton”. La cire fond. Astuce : il est inutile de repasser l’arrière du tissu, car la cire le traverse et imperméabilise les deux côtés. Si besoin, remettre des pépites sur les zones non couvertes.

6  : Laissez refroidir pendant 5 minutes. Retirez les feuilles de cuisson et laissez sécher votre bee’wrappy une petite heure.

Conseils :

  • Se lave à l’eau froide avec une éponge ou un chiffon humide.
  • Ne pas mettre en machine !
  • Les marques qui se forment avec les plis sont normales.
  • Après plusieurs utilisations, il faudra peut-être enduire à nouveau votre tissu de cire.
  • Eviter d’utiliser le bee’wrappy par fortes chaleurs.
  • Peut également se réaliser avec un four (à la place du fer à repasser).
  • Les feuilles de papier cuisson utilisées pour les bee’wrappy s’utilisent plusieurs fois pour produire d’autres bee’wrappy.
  • On peut utiliser des techniques d’origami pour faire d’astucieuses pochettes comme sur la vidéo.

Vidéo réalisée en collaboration avec Alors On change.

Back to school … à vélo !

vélo6Le décompte est lancé … 3-2-1 Goooo, c’est la rentrée. Comme toujours, il faut courir pour les fournitures scolaires, il faut remplir tous les papelards administratifs, etc. Mais pour cette rentrée, je mets tous ces tracas au placard car je veux vous parler de tout autre chose …

Ah tiens tu nous parles pas des articles et objets pour une rentrée zéro déchet, cette fois-ci ?

Non, je vais plutôt aborder une manière zéro déchet, zéro émission de CO² pour se rendre à l’école … j’ai nommé le VÉLO ! Ça change un peu, non ? Ne soyez pas déçu(e), si vous cherchez des trucs & astuces pour une rentrée au top et zéro déchet, c’est ici que ça se passe, mais avant lisez quand même mon article ci-dessous ;p

Le vélo chez nous, c’est un mode de vie. On l’utilise pour aller au travail, pour faire les courses, comme sport (surtout Monsieur), pour les vacances mais aussi pour aller à l’école, dès le plus jeune âge.

J’en vois déjà qui changent de tête en se disant “Non mais t’es dingue, c’est pour tuer ton gosse ça. Tu te rends pas compte des chauffards sur la route. Non, je peux pas, c’est trop risqué !”. Hopopopop, on se calme, on respire bien fort et on reprend ses esprits. Je vais vous donner tous les conseils pour que cela se passe le mieux du monde, faites-moi confiance 😉

Avant de rentrer dans les infos plus pratico-pratiques du vélo comme moyen de locomotion, je pense qu’il n’est pas inutile de briser les clichés que beaucoup de personnes ont sur la pratique du vélo. Même si je dois avouer qu’en ayant sillonné différents pays à vélo, je peux dire que la Belgique francophone est loin derrière avec ses infrastructures pour les cyclistes, pratiquer le vélo de manière régulière offre énormément d’avantages :

  • Bon pour la santé : du vélo tous les jours, en forme toujours. C’est indéniable. On a le moral et c’est bon pour le cœur et pour prévenir des maladies cardio-vasculaires.
  • Moins polluant, y a pas photo. Zéro émission de gaz à effet de serre. Tout ce fait à la force des mollets.
  • Plus sain … Etonnant, non ? Et pourtant, quand on se déplace en voiture, on emprunte souvent les grands axes, plus fréquentés, l’habitacle de la voiture se remplit donc des gaz d’échappement des voitures voisines. En vélo, on emprunte des rues avec moins de trafic et on est moins longtemps exposé à la pollution. Un cycliste est ainsi deux à cinq fois moins exposé à la pollution qu’un automobiliste dont l’habitacle est trois à cinq fois plus pollué que l’air extérieur !
  • Rapide. Pour des distances de moins de 10 km, le vélo est tout aussi rapide que la voiture : merci les SUL (sens unique limité), pas d’embouteillage…
  • Parking aisé : pendant que l’automobiliste cherchera pendant 15-20 minutes une place, vous pourrez siroter tranquillement votre petit apéro en terrasse en attendant 😉

Dans cet article, je vais me focaliser sur le déplacement en vélo avec des enfants. Mais il va sans dire que beaucoup de choses expliquées ci-dessous s’appliquent aussi pour les adultes.

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L’EQUIPEMENT

Pour se lancer, il faut tout d’abord un équipement de base :

  1. Le vélo

Il vous faut d’abord un vélo (ben oui, sinon ça roule moins bien). Idéalement, si ce vélo devient votre allié de tous les jours, il vaut mieux le prendre de bonne qualité. On trouve assez facilement des vélos en occasion, soit via un commerçant, soit via les sites de petites annonces ou les brocantes. Si vous ne vous y connaissez pas, le jour où vous pensez avoir trouvé la perle rare, demandez à votre pote fana de bike de vérifier le vélo et de vous donner son visa.

Attention à la taille car il y en a plusieurs. Il vaut mieux prendre un vélo qui pourra un peu évoluer avec l’enfant (avec tige de selle et guidon ajustables en hauteur) sous peine de devoir le changer les mois qui suivent. Les tailles enfants varient entre 10 et 24 pouces (taille des roues). Privilégiez un vélo léger et solide (cadre alu ou acier)  pour que l’enfant prenne plaisir et se sente parfaitement à l’aise. Un vélo trop lourd risque de décourager l’enfant assez vite. Il doit aussi pouvoir facilement monter et descendre du vélo sous peine de le voir rapidement se prendre une gamelle.

Pour les enfants qui ne savent pas encore rouler en vélo, il existe plein de possibilités pour transporter bébé ou loulou : un bakfiets (vélo avec un “bac” à l’avant qui permet de mettre les enfants assis confortablement), un siège bébé sur le porte bagage, un follow-me (on attache le vélo de l’enfant à son vélo)… A l’époque, nous avions opté pour une charrette à l’arrière du vélo : la Chariot Corsaire XL pour 2 enfants. On l’utilisait comme charrette vélo mais aussi comme poussette. Elle était très confortable (sièges rembourrés, possibilité de mettre un hamac bébé, suspensions…) et assez large pour 2 enfants. Elle disposait aussi d’un petit coffre à l’arrière pour y mettre les sacs, courses, etc.. Pendant nos voyages vélo, c’était la seconde maison de nos filles. Le Gracq a édité un dossier sur le transport des enfants à vélo.

La draisienne est une bonne formule pour apprendre à l’enfant à gérer son équilibre et, dans beaucoup de cas, l’enfant ne passe même plus par des petites roues (stabilisateurs) lorsqu’il passe sur un vélo à pédales. Pour des distances maison-école (si l’école n’est pas trop loin), c’est une bonne solution pour l’entre deux âges.

Si la mécanique vélo n’est pas votre fort, n’hésitez pas à faire réaliser un entretien de votre vélo auprès de votre marchand de vélos préféré.

Enfin, vérifiez régulièrement la pression des pneus, un pneu trop peu gonflé frotte plus et avance moins bien et surtout crève plus facilement (la pincette des montées de trottoir).

  1. Le casque

Le port du casque,  même s’il n’est pas (encore) obligatoire en Belgique, est indispensable, tant pour les enfants que les adultes. Pour nous, pas de casque, pas de vélo ! Il existe beaucoup de marques différentes mais tant qu’à faire du vélo autant le faire avec style. Exit les casques conventionnels, vive le fun. Depuis plusieurs années, nous avons opté pour les casques de la marque Nutcase. En plus d’avoir un choix très large de motifs et de tailles, ils sont très bons en terme de sécurité : ils englobent bien la tête car “I love my Brain” (comme le dit leur slogan). On peut régler la taille du casque avec un système de molette arrière pour qu’il tienne bien à la tête et évolue avec l’âge de l’enfant. D’ailleurs chacun de nous en a un ! Ce qui est chouette également c’est que c’est un casque multisports : on peut l’utiliser pour le vélo, la trottinette, le skate-board, le roller …

  1. Le matériel de visibilité

Le nombre de vélos en ville mais aussi à la campagne ne cesse d’augmenter. De plus, les vélos électriques, de plus en plus présents, offrent une plus large latitude pour les plus longues distances ou pour les personnes qui désirent un peu plus de confort. Ainsi, les automobilistes sont de plus en plus habitués à rouler en présence de vélos. Toutefois, la Belgique francophone est réellement à la traîne en terme d’aménagements du territoire pour les vélos : encore trop de peu de réelles pistes cyclables, trop de routes dégradées … Par exemple, nous sommes allé en Autriche cet été. C’est le PARADIS des cyclistes : des pistes cyclables même au milieu de nulle part, des pistes aussi larges qu’une bande de circulation et en zones sécurisées ! Y a donc encore du travail.

Il est donc essentiel d’être le plus visible (et audible) possible, comme par exemple :

  • en portant une vareuse fluorescente
  • avec un éclairage avant (blanc) et arrière (rouge) en état de marche
  • avec des catadioptres sur les roues et sur les pédales ainsi que des bandes réfléchissantes sur les vêtements et sacs
  • en évitant de porter des vêtements foncés
  • avec une sonnette sur le vélo
  • etc.
  1. Les vêtements de pluie ou d’hiver

Étrangement c’est quand on décide de faire du vélo quotidiennement que l’on se rend compte qu’en Belgique il ne pleut pas autant que la légende le prétend ! Et puis, on peut très souvent adapter le moment de son départ ou s’équiper d’un bon K-way pour les jours pluvieux. En hiver, le port de gants et de vêtements chauds n’est pas inutile pour se protéger du froid. Ainsi, on peut utiliser sa petite reine pendant les 4 saisons !

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L’APPRENTISSAGE ET L’ORGANISATION

Maintenant que vous êtes bien équipé, vous pouvez vous lancer sur les routes de l’école avec vos enfants. Toutefois, je comprends que cela peut paraitre stressant, surtout au début. Je conseille donc d’y aller par étapes et de suivre les conseils suivants :

  • Prenez le temps de parcourir les panneaux de circulation avec votre enfant, sous forme ludique, pour lui apprendre ce qu’il peut faire et ce qu’il ne peut pas faire : au travers d’un jeu de reconnaissance des panneaux, en répétant les consignes de sécurité, etc.
  • Testez plusieurs fois le chemin vers l’école, surtout un jour où vous êtes cool, sans stress et idéalement lorsqu’il y a peu de circulation (un dimanche par ex.). Voyez comment votre enfant se comporte et adapter le chemin si nécessaire. Parfois il est plus intéressant de rallonger un peu celui-ci afin de passer par des rues moins fréquentées. Testez également la conduite en période nocturne et/ou par temps pluvieux.
  • Vérifier que votre enfant sache freiner.
  • Au début, laissez votre enfant rouler sur le trottoir. C’est d’ailleurs autorisé par le code de la route : jusqu’à 9 ans et avec des roues (hors pneus) de max. 50 cm de diamètre, les enfants sont autorisés à rouler sur le trottoir. Il est aussi autorisé aux autres d’utiliser le trottoir lorsque :
    • la piste cyclable n’existe pas ou n’est pas praticable
    • la route n’est pas située en agglomération (donc jamais en ville …)
    • si l’on se trouve à droite par rapport à la direction que l’on prend (donc  jamais sur le trottoir de gauche).
  • Lorsque l’on utilise le trottoir, bien prévenir les enfants qu’ils doivent être prudents avec les piétons. Je veille aussi à remercier les piétons qui leur cèdent le passage. Ça permet souvent d’adoucir le regard des plus récalcitrants.
  • Lorsqu’il y a des carrefours/croisements, je veille à me mettre dans le passage pour faire protection à mes enfants qui traversent et rendre leur passage plus visible.
  • Roulez au rythme du plus lent pour éviter de se distancer et pouvoir donner un coup de pouce au besoin.
  • Rouler à 2 de front est autorisé, cependant on risque de se faire frôler d’un peu trop près par les voitures. Je privilégie de rouler en ligne, à la queue leu-leu, avec l’adulte en dernière position et légèrement plus excentré afin de prendre un empattement plus important sur la route et de faire rempart pour les enfants.
  • Gaffe aux trams qui sont toujours prioritaires et surtout aux passages de rails, les roues doivent toujours bien couper les rails et ne pas être trop parallèles sinon, c’est la gamelle assurée.
  • Certaines écoles organisent des formations ou brevets « vélo », des « vélobus » pour aller et rentrer de l’école, des stages pour apprendre à rouler en vélo … Renseignez-vous également auprès du Gracq et de Pro Vélo.

Maintenant, il n’y a plus qu’à … A vos vélos !

Des liens intéressants pour aller plus :

Des cloches zéro déchet

Paques

A peine le printemps passé que sonnent déjà les cloches de Pâques. Les bourgeons commencent à sortir de sol, les jonquilles à pointer le bout de leur nez. Mais Pâques, c’est surtout et avant tout l’orgie de chocolat, à s’en faire péter la panse. Nombre de fois, j’ai eu le sentiment de mourir d’une crise de foie à cause du chocolat dont je m’étais empiffré … mais ça c’était avant bien sur !

Aujourd’hui, les choses ont bien changé avec notre démarche zéro déchet. N’en déplaise à ma ligne (hum hum) et à mon estomac. Mais venons-en au côté pratico-pratique de ce changement de paradigme.

La chasse aux oeufs

Hors de question de jeter aux oubliettes cette magnifique tradition car nous avons décidé de virer notre cutie. La chasse aux oeufs c’est sacré, sacrebleu ! On la fera toujours et même en mieux mais …avec moins. Vous me suivez ?

Car si le chocolat sera toujours de la partie, celui-ci ne sera pas là en monticule comme cela pouvait être le cas dans ma famille quand je n’étais pas plus haute que 3 pommes. D’ailleurs, après Pâques, on avait certainement assez de chocolat pour survivre pendant quelques mois à toute éventuelle attaque de l’ennemi !

Ainsi on achète le chocolat chez le chocolatier, dans une boulangerie, dans un magasin bio ou dans un magasin “objectif zéro déchet”. On achète ses œufs, lapins et poulettes en vrac et sans emballage, évidemment. Parfois, il faut juste prévoir et apporter à l’avance ses contenants pour que l’artisan puissent les mettre quand il les préparera.

Alors oui, ça coûte plus cher que les chocolats plein de sucre, sans goût et remplis d’huile de palme dont je ne citerai pas le nom mais ooooh que le goût sera si différent et bon. Quality first ! On achète moins mais mieux !

Et on fait comment pour les disséminer dans le jardin sans emballage, hein ?

Plusieurs possibilités :

  • On utilise de beaux œufs en carton d’époque (comme sur la photo de couverture). C’est super vintage et ca duuuuuure des années !
  • On les met dans des bocaux ou des boîtes en métal
  • On emballe les lapins, les poules et tutti quanti dans un furoshiki … Et si on veut pousser le vice jusqu’au bout, on peut même faire un pliage en forme de “lapin” (voir illustration ci-dessous)
  • On les met dans d’anciens œufs en plastique de cette marque surprise que je ne veux absolument pas citer. Plutôt que de les jeter, on les réutilise mais évidemment, on n’en achète plus ;p

furoshikilapin

Et si on ne veut pas mettre le chocolat comme cela dans le jardin, on peut jouer aux petits cailloux. On fait personnaliser à la peinture naturelle – évidemment, hein 😉 – des cailloux par les petits loulous. On les cachera dans le jardin et les œufs et chocolats seront donnés en échange des cailloux.

Pour transporter sa récolte, rien de tel qu’un beau petit panier en osier récupéré chez les grands-parents ou dans le grenier. Et si on n’en a pas, on remplace le sempiternelle sac en plastoc (beurk beurk, pas bien ;)) par un beau sac en tissu de circonstance. Rien de plus simple.

La déco

Pâques rime souvent avec repas et moments en famille. Pour que cet évènement rime aussi avec zéro déchet, on utilise sa belle vaisselle réutilisable, une nappe et des serviettes en tissu.

La déco doit quant à elle rimer avec récup’ et nature. On imagine des éléments fait de ses petites mains, Pinterest recèle d’idées en tout genre. On habille la table avec des éléments naturels que l’on aura récupérés en pleine nature comme des morceaux de bois, des pommes de pin, des noix, des feuilles d’arbre…

Des cadeaux

Dans certains coutumes familiales, les cadeaux font aussi partie de la fête. Bien qu’à mon sens, ce n’est pas une nécessité, si la tradition veut que ça soit le cas, on privilégie les cadeaux de seconde main ou on se tourne vers des cadeaux immatériels comme les expériences : la sortie au musée, le concert en famille, etc.

L’oeuf dur sur le gâteau

Je me rappelle des bons œufs durs que ma maman et ma grand-mère préparaient pour Pâques. Ceux-ci étaient colorés mais avec quel type de peinture, je ne sais pas trop. Pourtant des solutions naturelles et très simples existent : faire cuire ses œufs avec ses légumes ou des épices. Du jaune grâce au curcuma, du rouge avec la betterave, du brun avec l’oignon ou le café, du bleu avec le chou rouge, du vert avec le persil… 

oeufs_colorés
Photo: Stefan Berger / fotograf-stefan-berger.de

Pour la méthode à suivre, c’est ici.

Oui mais comment on fait avec la tata, la grand-mère, l’ami et les voisins qui n’ont toujours pas pigé que l’on est zéro déchet ?

Hé bien on doit composer avec. Malheureusement, on ne pourra pas les obliger à respecter le “sans emballage” mais on pourra peut-être avec douceur, et par petites touches, leur rappeler que l’on peut faire autrement, quitte à décider de laisser les emballages dans leur poubelle (même sans leur dire ;p). Et qui sait, le franc sera peut-être tombé dans leur tête l’année prochaine. L’espoir fait vivre, non ?

Happy easter à tous !

Ma garde-robe des pas perdus

garde_robe

Mon mode de déplacement privilégié est le vélo. Déambuler au gré des rues, des avenues, des boulevards, cheveux au vent, m’offre un sentiment de liberté que je ne retrouve nulle part ailleurs.

L’avantage de se mouvoir en vélo est de pouvoir avancer à un rythme qui permet d’admirer, regarder, savourer et… faire de magnifiques découvertes. Très souvent, lors de mes déplacements, je découvre des tas de déchets, de détritus et parfois de vraies mines d’or.

Depuis que je fais le zéro déchet, je ne vois plus les déchets de la même manière, j’ai appris à très vite identifier leur potentiel, à imaginer la seconde vie qu’ils pourraient avoir. Alors quand je vois un tas d’habits ci et là, vous imaginez bien qu’il m’est impossible de ne pas m’arrêter. Ainsi, je prends le temps de zieuter et analyser cette marchandise abandonnée.

J’ai donc déjà trouvé de cette manière, pulls,  t-shirts, jeans, foulards… c’est toujours une surprise de se dire que leurs anciens propriétaires les ont abandonnés telles de vieilles chaussettes – quel mépris, dis donc ! – et n’aient pas pris la peine de les donner à des amis ou de les mettre dans une bulle à vêtements.  

Aaaaaah mais tu vas pas me dire que tu ramasses ses trucs au sol et puis que tu les portes ?! C’est dégueu !

D’abord, je les lave, hein ! Et puis je les essaye. Si en définitive, ceux-ci ne me conviennent pas, je réfléchis à la manière dont je pourrais leur donner une seconde vie. Ils terminent ainsi soit à la bulle à vêtements, soit deviennent de la matière première pour des créations couture car « rien ne se perd, tout se transforme » 🙂

La chaîne de vêtements

Pour vêtir mes filles, de la tête aux pieds, mais aussi au hasard pour moi, j’utilise également la chaîne de vêtements. Par exemple, ma voisine Elodie a une fille, Rose, qui est plus grande que les miennes. Par chance, mes filles ont les mêmes goûts vestimentaires que Rose (ouf ;)). Lorsque ses habits deviennent trop petits, elle en fait don à Una et Naïs et elles en sont ravies ! Dès que ceux-ci seront trop petits, ils iront à leur tour ravir Marlène, notre autre voisine, ou Juliette, la fille de mon amie Sophie … et ainsi de suite. La chaîne de vêtements est ainsi créée !

Du seconde main à l’état neuf

Bien que je ne sois pas une fashion addict, il arrive que je doive m’acheter des vêtements (chaussettes, culottes, … ) car certains de ma garde-robe se sont troués ou complètement usés. Dans ce cas, je me rends dans les boutiques de secondes main. On y trouve un ensemble d’habits qui parfois n’ont même pas encore servis … le tout à un prix souvent très bon marché. Les brocantes de vêtements en ligne, les vide-dressings, les Vintage markets, les puces sont aussi une alternative pour trouver la perle rare.

Mais t’achètes plus rien de neuf, alors ?

Grâce à ces différentes manières de compléter ma garde-robe, j’arrive à combler 80 % de mes besoins vestimentaires. Reste donc 20 % ! Dans ce cas, je me tourne vers le neuf mais tatata pas n’importe lequel et pas n’importe comment, hein !

Tout d’abord, je vais peser « en conscience » la nécessité d’acheter tel ou tel article (refuser et réduire) et souvent, je me rends compte que je peux m’en passer. Dans le cas où je dois malgré tout acheter neuf, je vais alors me tourner vers des marques eco-friendly, durables ou eco-responsables.

Ouaiiiis mais ça coûte un pont, tes trucs écolos bobo là !

Oui souvent – ne nous voilons pas la face 😉 – mais c’est le prix à payer pour porter des vêtements qui sont en phase avec nos valeurs, qui respectent l’environnement mais aussi et surtout, les travailleurs qui sont « derrière » ces vêtements ! Et puis, comme on réfléchit avant d’acheter, que l’on soutient un projet qui a du sens, on est d’autant plus soucieux de ses vêtements. La probabilité de ne pas les porter ou d’en acheter plus qu’il n’en faut est limitée … On va vers la philosophie : « moins mais mieux « !

Et, tes culottes, hé ?!

Hmmm, hé bien actuellement, j’achète mes culottes encore neuves car je ne trouve pas mon bonheur en occas’ mais je dois bien avouer que depuis quelques mois, l’idée de les confectionner moi-même à partir de t-shirts récupérés me titille pas mal … Affaire à suivre ;p

Adresses de friperies et boutiques de vêtements de seconde main

Pour trouver des habits de seconde main, je vous ai concocté une liste non exhaustive d’adresses à Bruxelles et en Wallonie. C’est t’y pas sympa ? 😉
Bonne découverte !

Un moustique, ça pique !

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L’été est sans doute la saison que tout le monde attend avec impatience, la saison des vacances, du soleil, des journées à rallonge, des apéros et des barbec’ entre amis mais aussi, et là on les attend avec moins d’impatience, la saison des moustiques. .. et ça pique !

Je ne sais pas vous, je les attire comme un aimant, et je ne sais pas pourquoi. S’il y en a un dans les parages, la probabilité que je me fasse piquer est à son plus haut niveau. J’ai déjà imaginé tous les plans machiavéliques pour exterminer cet insecte de la terre entière mais en vain.

Alors quand je suis passée au zéro déchet, j’ai bien dû chercher d’autres solutions, si pas pour les expulser sur Mars, pour au moins les tenir à une distance suffisante de moi.

Voici donc mes différents trucs pour limiter au maximum les piqûres. Ne rêver pas, ça ne les empêchera pas de se faire un bon jus de votre sang de temps en temps mais vous arriverez quelque peu à passer entre les mailles des filets.

Le spray anti-moustique

J’utilise un hydrolat de lavande fine mélangé à un hydrolat de géranium rosat (proportion 50/50) et je m’asperge avec dès la tombée de la nuit.

La lavande fine a des propriétés calmantes et anti-douleur. C’est un bon répulsif pour les moustiques mais aussi pour les poux (utile pour les camp scouts). Le géranium rosat offre quant à lui une odeur fraîche et fleurie qui est idéale comme anti-moustique. J’utilise ce spray tant pour me protéger des piqûres que pour apaiser les chatouilles. C’est aussi un spray qui remplace bien les brumisateurs bien chers et bien polluants. Un petit coup de psiiit et vous êtes rafraîchi(e) !

En complément ,et avant d’aller dormir, j’utilise également de l’huile essentielle de citronnelle pure (ou diluée dans un peu d’huile (arnica ou autre) pour les peaux sensibles). Je mets 2-3 gouttes dans mon cou, sur les bras et sur mes jambes ainsi que sur l’oreiller.

Et si vous voulez être encore plus prudent(e), vous pouvez utiliser un diffuseur d’huiles essentielles et faire diffuser dans votre chambre quelques gouttes d’eucalyptus citronné et/ou de citronnelle 15-20 minutes avant d’aller dormir.

Aie, je me suis fait piquer, ça gratouille et ça chatouille

J’ai concocté pour moi et Una – qui a hérité de mon côté aimant à moustiques – un stick calmant à l’aloe vera. Super efficace et très agréable, à toujours avoir dans sa trousse, en voyage ou à la maison.

Les ingrédients

  • 10 ml d’Aloe vera
  • 3 gouttes HE de Lavande aspic (comme antalgique cutanée, anti-inflammatoire et apaisant)
  • 3 gouttes d’HE de Citronnelle (comme anti-inflammatoire et répulsif)
  • 3 gouttes d’HE d’Eucalyptus citronné (comme antidouleur et anti-infectieux)

Préparation :

Versez 10 ml d’aloe vera dans un bol préalablement désinfecté à l’alcool ou à l’eau bouillante. Versez les gouttes d’HE et mélangez avec un petit fouet. Versez le tout dans votre roll-on avec une seringue.

Dans mon cas, j’ai utilisé un roll-on vide. Vous pouvez éventuellement utiliser un flacon pompe.

Précautions d’usage des huiles essentielles :

Les huiles essentielles d’eucalyptus citronné et de citronnelle doivent éventuellement être diluées pour une utilisation sur les peaux sensibles.

Les HE d’eucalyptus citronné et de lavande aspic ne sont pas recommandées en inhalation, ni pour les femmes enceintes, les femmes allaitantes et pour les enfants de moins de 6 ans.

Veillez à respecter le proportions indiquées.

Biscuits Anzac

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De beaux biscuits tout dorés, croquants et moelleux à la fois, voici les biscuits Anzac.

Selon Wikipedia : « Anzac est le sigle du Corps d’armée australien et néo-zélandais. Surnommés Soldiers’ biscuits » d’abord, ces biscuits furent renommés « ANZAC biscuits » après la bataille des Dardanelles ».

En plus de faire partie de l’histoire australienne, il s’agit d’une collation saine car elle ne compte que des super aliments, bons pour la santé : coco, flocons d’avoine et sirop d’érable. On fait donc le plein d’énergie couplé à un réel délice !

Ces biscuits font partie des incontournables de la maison. D’ailleurs, Una n’oublie pas de me le rappeler régulièrement “Dis maman, tu me referas les biscuits au coco jaune, là, tu vois lesquels ?!” 😉

Ingrédients

  • 85 gr de fins flocons d’avoine
  • 85 gr de noix de coco en poudre
  • 100 gr de farine
  • 100 gr de sucre de canne
  • 100 gr de beurre ou 80 gr d’huile de coco
  • 1 c. à s. de sirop d’érable ou de miel liquide (acacia)
  • 1 c. à c. de bicarbonate de soude
  1. Préchauffez le four à 180°C
  2. Mettez dans un saladier : l’avoine, la noix de coco, la farine et le sucre. Mélangez.
  3. Faites fondre le beurre avec le sirop d’érable/miel dans un poêlon.
  4. Mélangez le bicarbonate dans 2 c. à soupe d’eau et ajoutez-le dans le mélange beurre et sirop d’érable/miel qui aura été retiré du feu.
  5. Faites un puits dans les ingrédients du saladier, versez le mélange dedans et mélangez doucement le tout.
  6. Formez des petites boules avec vos mains que vous aplatissez doucement et posez-les sur votre plaque de cuisson. Espacez-les de 2,5 cm et enfournez pour 8 à 10 min. (ils doivent être dorés).

Ils se conservent sans problème dans une boite hermétique pendant plusieurs jours – même semaines ! – s’ils survivent d’ici là ;p

Si fastoche, le détergent lave-vaisselle

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Le jour où je suis arrivée à la dernière pastille lave-vaisselle, j’ai cru que j’allais me décomposer. « Oh mon Dieu, que vais-je faire ? Oh mon Dieu, comment vais-je survivre ? Existe-t-il des solutions zéro déchet pour les lave-vaisselle ? Noooon, ça n’est pas posssiiiiib’ ».

Don’t panic Sylvie. Don’t panic.
Une lueur d’espoir s’ouvrit à moi … la toile et le DIY.

Le DIY (prononcé le “do-en-waaaï”) ! Le do et quoi ?
Oui, le “Do-it-yourself”, ou si vous voulez, en bon français, le “fais soi-même”.

Alors oui, je savais que l’on pouvait faire son produit lessive, ses produits de beauté mais jamais oh grand jamais je ne m’étais dis que l’on pouvait aussi faire son détergent lave-vaisselle.

A ceux qui diraient (et j’en connais, oui oui) que le lave-vaisselle n’est pas super zéro déchet, selon ce que l’on peut lire sur la toile (ok, il y a à boire et à manger), il ressort que l’utilisation du lave-vaisselle est plus économe en eau et en énergie que la vaisselle à la main ! Surtout si on a un lave-vaisselle avec une fonction économique … Voilà qui est dit. Si vous ne me croyez toujours pas, voici un article qui devrait vous éclairer un peu plus sur le sujet 😉

Alors, j’ai cherché, surfé, analysé et après plusieurs tests non concluant, je suis tombée sur Ze recette. L’unique, la vrai. Alléluia, celle qui ne laisse pas de marques ni de gras sur la vaisselle, celle qui est fastoche comme, comme, comme, … fastoche – je ne trouvais pas de rime avec “oche”.

Voici donc Ze recette de détergent pour le lave-vaisselle.
Attention, tenez-vous bien, ça va vite, hein !

Mélangez dans un bocal de 500 ml :

  • 200 gr de cristaux de soude  (carbonate de sodium Na2CO3 – soude en cristaux concentrée) => Attention : ne surtout pas confondre avec de la soude caustique (NaOH) !!!
  • 150 gr de percarbonate de sodium (formule chimique : 2Na2CO3·3H2O2)
  • 200 gr d’acide citrique

Certaines personnes m’ont mentionné avoir une réaction chimique moussante lors du mélange des différents ingrédients pour cette recette. Ceci peut provenir du fait que vous n’utilisez pas les bons ingrédients (ex. cristaux de soude de chez DI). Mes ingrédients proviennent soit de la Droguerie écologique ou soit de mon droguiste. Il faut des ingrédients purs, ce qui n’a pas l’air d’être le cas des cristaux de soude achetés en grandes surfaces, par exemple.

Voila, top-chrono c’est fait ! Fastoche, comme je disais.

Et pour le dosage, rien de plus simple :

  • Vous mettez seulement 2 cuillères à soupe de cette poudre dans le bac à produit de votre lave-vaisselle. Mélangez toujours votre poudre avant de prendre la quantité nécessaire pour veiller à avoir le mélange des 3 ingrédients.
  • Vous n’utilisez pas un cycle froid (faut quand même mettre au min. 50° mais pas besoin de mettre la version ultra bouillante non plus !).
  • Pour le liquide de rinçage, vous zappez le liquide de rinçage chic et super cher et vous le remplacez tout bêtement par du vinaigre d’alcool !
  • Petite astuce de plus : si votre vaisselle est vraiment craca (ou votre lave-vaisselle, ça peut aussi arriver), mettez une cuillère à soupe de bicarbonate de soude en plus dans la machine et il/elle brillera de mille feux !

Conclusion : Malgré que notre expérience ne date plus d’hier, il m’arrive encore souvent de me demander “Comment a-t-on pu nous leurrer si longtemps et nous faire croire que tous ces produits allaient nous rendre la vie plus simple, plus brillante et plus magnifique, le tout pour un prix soi-disant “bon marché ?!”. Etions-nous les dindons de la farce ou juste hypnotisés par des années de publicités mensongères ?

Vous vous demandez certainement où trouver tous ces produits en vrac ou sans emballage pour faire vos produits d’entretien ZD vous-même ? Ne cherchez plus, c’est ici que ça se passe !

Cachez cette poubelle que je ne saurais voir !

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La photo que vous voyez ci-dessus est l’image que je vois quasi tous les jours en me rendant à mon travail. Oui je travaille, pour ceux qui en doutaient encore ;), et oui parfois la vue varie selon la météo. Il s’agit de l’incinérateur de Bruxelles,  qui se trouve le long du canal. Ce nuage n’arrête jamais … il ne connaît pas de saison.

Autant il y a plus d’un an, je vous avoue que je ne me rendais même pas compte que cette fumée était une partie des “résidus” de nos déchets journalier. Aujourd’hui, j’en ai presque un dégoût.  Cette cheminée représente le vomissement de nos déchets et de notre manque d’attention.

Vous êtes vous déjà posé la question d’où vont vos déchets quand vous déposez vos sacs poubelles devant votre habitation chaque semaine ?

En prenant conscience de nos déchets, on prend conscience qu’il y a un après. .. Il est vrai que notre société a bien été drillée et qu’il est plus facile de nous vendre le fait que nos déchets deviennent de beaux et magiques pulls polaires, des vélos, etc. que de nous montrer la face cachée de l’iceberg. On nous a facilité la vie en augmentant les collectes, on nous fait croire que les emballages sont indispensables pour notre bien-être. .. ne vous êtes-vous jamais dit “tiens, je me suis p’t être fait berner toutes ces années !?

Aujourd’hui le belge génère 430 kg de déchets par an par personne ! 430 kg ! Et imaginez à l’échelle d’une famille, d’un immeuble, d’une rue, d’une ville … ça en donne le tournis !

Notre famille après un an d’expérience zéro déchet ne génère plus que 5 kg de déchets par trimestre et ce pour 4 personnes. Petit calcul rapide : ce qui fait +/- 20 kg par an pour 4, ce qui fait 28 x moins qu’une famille bruxelloise ! Et je sais que cette seconde année va nous permettre de diminuer encore plus nos déchets !

La prévention, tant dans l’aspect écologique que sanitaire, est ZE solution. Le meilleur déchet étant celui qui n’existe pas ! En décidant de limiter vos déchets dès l’acte d’achat vous évitez que les déchets ne doivent trouver une autre vie qui parfois n’est que très limitée ou n’existe même pas !

Vous me direz “ben y a quand même le tri et c’est tout de même une solution, non?!
Oui et non je vous dirais. Il s’agit de la solution ultime si vous n’avez pas pu éviter le déchet. Car bien souvent il existe une ou, encore mieux, DES alternatives !

Je vous propose, lors de vos prochains achats, de tenter une expérience :  

  1. Listez les différents articles que vous devez acheter.
  2. Avant de vous rendre au magasin, réfléchissez aux solutions zéro déchet qui existent pour acheter ces articles : vrac, sans emballage, emballage en verre consigné, …
  3. Lorsque vous vous rendez dans votre supermarché  (même si selon moi, si vous voulez vous lancer dans une démarche plus profonde,  il faudra à terme identifier d’autres lieux pour vos achats), cherchez dans le rayon en question les différentes versions du produit que vous devez acheter sur base de leur emballage. Identifiez celui qui vous paraît être le plus économe (ou nul, ça c’est le top !) en termes de déchets.
  4. Si la solution ultime reste avec un emballage plastique, analysez le type de plastique utilisé : certains étant beaucoup plus néfastes que d’autres, certains se recyclant d’autres pas (voici un article qui devrait vous éclairer sur cette problématique).

Alors, vous avez pris conscience de ce déchet que vous aviez oublié depuis toujours ? Pour moi, ce fut l’élément déclencheur.