Oh Grand Saint-Nicolas

stnicolas

Ooooooh Grand Saint-Nicolas, ne me dites pas que vous êtes bientôt là ! Autant, avant notre vie zéro déchet,  vous m’auriez vue tout en stress, déambulant dans les rayons des supermarchés à la recherche des cadeaux pointés par les miss dans le folder promotionnel des grandes chaînes de magasins. Aujourd’hui, notre démarche étant, je m’étonne quelques peu par ma zen attitude et le recul que j’ai sur les demandes de mes demoiselles. Toutefois, il va quand même falloir trouver quelque chose !

J’ai grandi dans le rêve du Grand Saint-Nicolas. Le jour J, notre table à manger débordait de jouets et de friandises. Dur dur dès lors de ne pas vouloir reproduire la même chose maintenant que nous sommes devenus parents. Oui je sais, je casse le mythe, mais non le Grand-Saint n’existe pas ! Ce sont papa et maman qui s’enfilent la carotte à toute allure avant d’aller dormir et qui affonnent le verre de lait ou le verre de bière, c’est selon.

Alors depuis que l’on est passé au zéro déchet, on a dû virer notre cuti et réfléchir à comment nous allions perpétuer cette tradition sans grever notre bilan zéro déchet !

Et tu fais comment alors, me direz-vous !?

Chocolats, spéculoos et confiseries

Hop, direction l’artisan chocolatier du coin à qui l’on demande d’avoir un Saint-Nicolas en chocolat non emballé dans du plastique et que l’on mettra dans une boite ou un sac en tissu (mais attention à ne pas le casser – vous pourrez prétendre que Saint-Nicolas s’est cassé la binette dans la cheminée mais ça ne risque pas de faire rire vos bambins !).

Et si besoin, prévoyez votre visite quelques jours avant le Jour J afin qu’il (le chocolatier) ne vous dise pas : « Je les ai déjà tous emballés, Madame« . Vous pourrez ainsi lui proposer de laisser votre boite et de venir la reprendre dans quelques jours, le temps qu’il fasse une nouvelle fournée.

Dans les magasins de vrac, on trouve assez facilement des spéculoos sans emballage. Mes préférés, ce sont sans conteste Les boudines. On trouve y aussi des chocolats (tablettes ou personnages en chocolat pour l’occasion). Si je ne devais citer qu’un nom, je nommerais Kako qui propose des figurines toutes rigolotes et succulentes. Attention, à la veille des fêtes, ces petits artisans sont pris d’assaut, et vu leur petite production, mieux vaut prévoir et commander dans votre magasin adoré 😉 On en trouve aussi en boulangerie mais il y a de fortes chances que ceux-ci soient déjà emballés, à essayer !

Il est aussi possible de faire soi-même des spéculoos. Cette année, je suis bien motivée d’essayer à nouveau. Car il y a 2 ans, cela ne m’avait pas tout à fait porté chance. J’ai donc boudé pendant une année les speculoos maison. Comme il ne faut jamais perdre espoir, cette fois-ci, je me suis équipée : épices à spéculoos en vrac et moule à saint-nicolas en bois. Si avec ça, je ne réussis pas, je ne comprends pas ! Si vous avez une chouette recette (et surtout facile !) , n’hésitez pas à me la transmettre !!

Pour remplacer les pièces en chocolat, on utilise des smarties ou de grands palets de chocolat ou des pralines que l’on trouve en vrac dans certains magasins. Et pour les cougnous, on file chez son boulanger préféré ou on les fait soi-même, ça ne doit pas être si compliqué :p

Les cadeaux

Chez nous, nous n’avions pas l’habitude d’emballer les cadeaux lors de la Saint-Nicolas. C’était seulement à Noël que les cadeaux étaient mis dans de beaux emballages. Ceci nous facilite donc la tâche pour quelques semaines mais …ne nous réjouissons pas trop vite : Noël n’est pas loin !

Si vous devez trouver une alternative aux emballages en papier, lancez-vous dans les furoshiki, l’art japonais pour emballer et transporter des objets ou des cadeaux. Avec un simple carré de tissu, on peut emballer tout ce que l’on veut et en très peu de temps. Et puis vous faites d’une pierre deux coups : vous offrez 2 cadeaux en un, le cadeau que vous vouliez offrir et un beau foulard par exemple.

furoshiki

Vidéos d’emballage

Pour ce qui est du contenu, le cadeau, les possibilités sont innombrables. Depuis 3 ans, nous proposons des idées d’expérience : une visite au musée, une pièce de théâtre, une sortie au cinéma, un stage de skateboard, une journée dans un parc d’attraction… Nos filles sont ravies par ces cadeaux car elles vivent un moment privilégié avec leurs amis, leur famille. Ce sont des moments qui restent gravés dans leur tête pour toute leur vie, et donc c’est beaucoup moins éphémère que les jouets …

Il est vrai que ce n’est pas toujours possible ou que l’on voudrait quand même leur offrir un petit jouet en plus. Dans ce cas, on opte pour le seconde main. Sur les sites en ligne comme 2ememain ou sur Marketplace de Facebook, on trouve assez facilement le jouet tant convoité. Il faut parfois s’y prendre à l’avance, ou essayer encore et encore (pfff, je vous dis pas le nombre de fois où des Playmobil me sont passés sous le nez !) mais à la fin, avec un peu de patience, on trouve ce que l’on cherchait. Et là, c’est le bonheur ultime !

On peut aussi demander autour de soi si certaines de nos connaissances ne désirent pas revendre ou se débarrasser de certains jouets de leurs enfants devenus plus grands. Les brocantes et magasins de seconde main sont aussi des cavernes d’Ali Baba et permettent de trouver la perle rare.

Seul mot d’ordre : organisation et, si possible, avec un peu d’avance ! La concurrence en pleine “pré-période” Saint-Nicolas est rude ! On risque de croiser des mères hystériques à la recherche du jouet que l’on cherchait aussi et là, … ça risque d’être la GUERRE !

J’aime également offrir des livres ou des BD à mes filles car elles aiment passer des heures à les feuilleter – et accessoirement les lire, noooon, j’rigole ! On trouve énormément de magasins spécialisés dans les livres de seconde main (ex. Pêle-Mêle). Des librairies proposent aussi parfois un rayon de livres en seconde main (ex. la Librairie Ta Page à Etterbeek). Comme pour les jouets, il faudra parfois un peu de patience avant de trouver le tome recherché.

Oui mais si ce sont les grands-parents qui offrent ?

Et bien pas de souci, on les achete à leur place et on se fait rembourser. Voici les arguments qui peuvent les faire flancher :

  • l’argument financier : seconde main = moins cher donc si on veut on peut acheter 2 fois plus plus pour faire plaisir aux petits et adorables petits-enfants.
  • l’argument temps : “Ne vous tracassez pas, on s’en charge comme ça vous avez du temps pour faire autre chose”, ça marche toujours 😉
  • Une bonne liste, à jour

Depuis quelques semaines, j’ai installé sur mon GSM l’application Google Keep. Elle me permet de faire mes listes de courses. Fini les papiers volants que je ne retrouvais de toute façon jamais dans mon sac ou que j’avais oublié sur le comptoir de la cuisine, et qui, on est bien d’accord, n’avaient qu’une durée de vie très limitée (encore faut-il ne pas non plus oublier ou perdre son GSM …).

Cette appli est vraiment géniale car elle me permet de faire mes to do listes, mes listes de courses mais aussi mes listes de cadeaux. Ainsi quand les filles, mon homme, mes amis, etc. me donnent une idée de cadeau, je la note directement dans mon GSM et si l’occasion se présente, à tout hasard, de trouver ZE cadeau tant attendu par mes amis, ma famille et bien je n’attends plus la dernière minute pour l’acheter (et donc j’évite de devoir l’acheter en urgence en neuf !). Je le prends illico presto et je le planque quelque part en attendant. Alors sur ce point, je vous donne un conseil : mettez un petit aide-mémoire dans votre Google keep afin de vous rappeler où vous aurez mis ce trésor. Car les pertes de mémoire à partir d’un âge certain (je ne citerai pas lequel), ça n’est pas une légende !

Allez, à l’année prochaine mon Grand Saint-Nicolas !

Ma garde-robe des pas perdus

garde_robe

Mon mode de déplacement privilégié est le vélo. Déambuler au gré des rues, des avenues, des boulevards, cheveux au vent, m’offre un sentiment de liberté que je ne retrouve nulle part ailleurs.

L’avantage de se mouvoir en vélo est de pouvoir avancer à un rythme qui permet d’admirer, regarder, savourer et… faire de magnifiques découvertes. Très souvent, lors de mes déplacements, je découvre des tas de déchets, de détritus et parfois de vraies mines d’or.

Depuis que je fais le zéro déchet, je ne vois plus les déchets de la même manière, j’ai appris à très vite identifier leur potentiel, à imaginer la seconde vie qu’ils pourraient avoir. Alors quand je vois un tas d’habits ci et là, vous imaginez bien qu’il m’est impossible de ne pas m’arrêter. Ainsi, je prends le temps de zieuter et analyser cette marchandise abandonnée.

J’ai donc déjà trouvé de cette manière, pulls,  t-shirts, jeans, foulards… c’est toujours une surprise de se dire que leurs anciens propriétaires les ont abandonnés telles de vieilles chaussettes – quel mépris, dis donc ! – et n’aient pas pris la peine de les donner à des amis ou de les mettre dans une bulle à vêtements.  

Aaaaaah mais tu vas pas me dire que tu ramasses ses trucs au sol et puis que tu les portes ?! C’est dégueu !

D’abord, je les lave, hein ! Et puis je les essaye. Si en définitive, ceux-ci ne me conviennent pas, je réfléchis à la manière dont je pourrais leur donner une seconde vie. Ils terminent ainsi soit à la bulle à vêtements, soit deviennent de la matière première pour des créations couture car « rien ne se perd, tout se transforme » 🙂

La chaîne de vêtements

Pour vêtir mes filles, de la tête aux pieds, mais aussi au hasard pour moi, j’utilise également la chaîne de vêtements. Par exemple, ma voisine Elodie a une fille, Rose, qui est plus grande que les miennes. Par chance, mes filles ont les mêmes goûts vestimentaires que Rose (ouf ;)). Lorsque ses habits deviennent trop petits, elle en fait don à Una et Naïs et elles en sont ravies ! Dès que ceux-ci seront trop petits, ils iront à leur tour ravir Marlène, notre autre voisine, ou Juliette, la fille de mon amie Sophie … et ainsi de suite. La chaîne de vêtements est ainsi créée !

Du seconde main à l’état neuf

Bien que je ne sois pas une fashion addict, il arrive que je doive m’acheter des vêtements (chaussettes, culottes, … ) car certains de ma garde-robe se sont troués ou complètement usés. Dans ce cas, je me rends dans les boutiques de secondes main. On y trouve un ensemble d’habits qui parfois n’ont même pas encore servis … le tout à un prix souvent très bon marché. Les brocantes de vêtements en ligne, les vide-dressings, les Vintage markets, les puces sont aussi une alternative pour trouver la perle rare.

Mais t’achètes plus rien de neuf, alors ?

Grâce à ces différentes manières de compléter ma garde-robe, j’arrive à combler 80 % de mes besoins vestimentaires. Reste donc 20 % ! Dans ce cas, je me tourne vers le neuf mais tatata pas n’importe lequel et pas n’importe comment, hein !

Tout d’abord, je vais peser « en conscience » la nécessité d’acheter tel ou tel article (refuser et réduire) et souvent, je me rends compte que je peux m’en passer. Dans le cas où je dois malgré tout acheter neuf, je vais alors me tourner vers des marques eco-friendly, durables ou eco-responsables.

Ouaiiiis mais ça coûte un pont, tes trucs écolos bobo là !

Oui souvent – ne nous voilons pas la face 😉 – mais c’est le prix à payer pour porter des vêtements qui sont en phase avec nos valeurs, qui respectent l’environnement mais aussi et surtout, les travailleurs qui sont « derrière » ces vêtements ! Et puis, comme on réfléchit avant d’acheter, que l’on soutient un projet qui a du sens, on est d’autant plus soucieux de ses vêtements. La probabilité de ne pas les porter ou d’en acheter plus qu’il n’en faut est limitée … On va vers la philosophie : « moins mais mieux « !

Et, tes culottes, hé ?!

Hmmm, hé bien actuellement, j’achète mes culottes encore neuves car je ne trouve pas mon bonheur en occas’ mais je dois bien avouer que depuis quelques mois, l’idée de les confectionner moi-même à partir de t-shirts récupérés me titille pas mal … Affaire à suivre ;p

Adresses de friperies et boutiques de vêtements de seconde main

Pour trouver des habits de seconde main, je vous ai concocté une liste non exhaustive d’adresses à Bruxelles et en Wallonie. C’est t’y pas sympa ? 😉
Bonne découverte !