Et si on vivait un Noël presque zéro déchet ?

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Copyright : zerocarabistouille.be

Je n’aime pas les fêtes de fin d’année. Ça commence bien, vous allez me dire.
En réalité, ce que je n’aime pas, c’est plutôt tout le touin-touin qui gravite autour : le stress de l’organisation, les cadeaux, etc.  J’ai le sentiment que Noël est plus devenue une fête commerciale qu’un moment familial de partage.

A l’arrivée de Noël, je ressens une pression de plus en plus forte chaque année.  Dès novembre (j’ai même l’impression que c’est de plus en plus tôt), les mails me rappellent qu’il faut envoyer ma liste de cadeaux à la famille.

Oui mais comment on fait quand on n’a rien besoin ou rien envie ?

J’en venais donc à me forcer à trouver quelques idées à mettre dans cette liste, des choses qui pourraient être utiles mais qui n’étaient pas indispensables …  Et j’en venais presque, Noël à peine passé, à déjà penser à ma liste de l’année suivante et à reporter certains achats (CD, livres …) en prévision de cette fameuse liste pour être sûre d’y mettre des choses que j’avais réellement envie.

Mais tout ça, c’était avant ! Je vous propose de découvrir comment nous gérons notre Noël depuis aujourd’hui…

La liste

Depuis  2 ans, nous avons pris le taureau par les cornes et nous avons osé exprimé le besoin de limiter cette liste, voire de la supprimer. Bon, là pour la seconde option, j’ai du zapper l’idée car il ne faut pas oublier que Noël est une fête familiale et que notre famille n’est pas dans la même philosophie de vie que nous. Toutefois, depuis, nous faisons un tirage au sort et chacun n’offre un cadeau qu’à une seule personne (avant, chacun offrait un cadeau à chacun). On a mis un montant maximum et chacun est libre d’offrir ce qu’il veut à l’autre ou de se baser sur une éventuelle liste. Quel soulagement !

Les cadeaux

Dans notre cas, les cadeaux paraissent incontournables eu coutume à notre famille (même si on a déjà fait une grande étape en diminuant le nombre). Reste que le choix du cadeau est un casse-tête. Faut-il choisir un cadeau de la liste proposée afin de faire plaisir à la personne ou faut-il la surprendre en lui montrant que d’autres types de cadeaux sont possibles, au risque de la/le décevoir ?

Voici quelques idées de cadeaux que vous pouvez mettre dans votre liste ou que vous pourrez glisser sous le sapin.

  1. Vivez : un saut en parachute, un repas en amoureux chez Le locale, une nuit à l’hôtel, une visite d’un musée, un atelier cosmétique chez Les ateliers de Gen’ ou Alma Sana, un atelier créatif chez Fais-le toi même… les possibilités sont variées et nombreuses !
  2. Parrainez : offrez à votre hôte la possibilité d’être parrain/marraine au travers d’associations qui ont du sens : WWF, SOS Village enfants, Infirmiers de rue, Natagora, CliniClowns, Unicef … ou toute autre association qui vous touche ou à laquelle votre hôte sera sensible.
  3. Partagez : remettez un certificat d’exemption à vos proches et demandez-leur de ne pas vous faire un cadeau matériel mais plutôt de vous consacrer du temps, de partager une expérience avec vous, de faire un échange de savoir-faire (couture, cuisine …).
  4. Redonnez vie à des objets utiles qui dorment dans vos placards ou que vous aurez déniché en brocante, sur internet ou dans un magasins de seconde main !
  5. Achetez responsable et choisissez dans la grande variété d’articles éco-labellisés, fairtrade (OXFAM magasins du monde) ou local et belge (Yuman village, Manneke, Wattitude…) ! On peut aussi trouver de chouettes paniers cadeau auprès des magasins de vrac (Roots Store, Grasphopper, C’Green, La main dans le vrac…),  dans certaines herboristeries (Herboristerie de Louise, …) ou certains magasins de cosmétique naturelle (Make Senz …). Et pourquoi pas des vêtements éthiques et durables (WeCo Store, Wonderloop, Natacha Candonici…) ?
  6. Créez un cadeau de vos propres petites menottes. On a tous un don : cuisine, couture, peinture, … cherchez en vous les talents qui sont cachés ! Avec Pinterest, vos idées seront sans limite ! Vous pouvez aussi demander à votre maman de vous tricotez un pull en laine naturelle que vous garderez pour toute votre vie !
  7. Et plein d’autres idées originales !

Et pour les emballer, tu fais comment ?

Les furoshiki sont vraiment une superbe alternative à tous les emballages cadeau en papier. C’est beau, chic et surtout réutilisable à souhait. Et cerise sur le gâteau, ça peut aussi faire partie du cadeau (deux cadeaux en un !). L’important est d’avoir un tissu au format carré. De mon côté, je vais dans les magasins de seconde main ou vintage (comme Melting pot Kilo à la Rue Haute) pour acheter des foulards ou alors j’utilise des chutes de tissus. C’est hyper claaaaasse 🙂

Pour ce qui est des emballages cadeau en papier, doit-on le rappeler que pour produire ce type de papier, même si certains sont produits à partir de papier FSC, on utilise des solvants et des procédés de plastification*, surtout s’il sont plastifiés, métallisés ou pailletés, ce qui les rend non recyclables.  Donc, ils vont directement à la poubelle !

Si toutefois, vous recevez des cadeaux avec emballage, veillez à les déballer délicatement. Ainsi, vous pourrez les réutiliser pour un autre cadeau et leur donner une seconde vie … Rien de plus triste que de se dire qu’un emballage cadeau en papier n’a que quelques secondes de vie, non ?!

Si vous ne pouvez éviter l’emballage cadeau en papier, tournez-vous alors vers du papier Kraft et personnalisez-le vous-même. Vous pouvez aussi utiliser du papier journal ou de vieux magazines  ou encore, inspirez-vous de ces quelques autres alternatives originales ou celles-ci.

Le sapin

Le sapin de Noël fait partie de cette tradition de Noël à laquelle on ne peut (veut) échapper. La décoration, sa lumière clignotante, son odeur d’épicéa en font des souvenirs magiques. Depuis toujours, Mr Zéro Carabistouille a la lourde de tâche du choix du sapin et il aime nous surprendre ! Pour lui, un sapin doit être grand, avoir une odeur marquée et surtout ne pas être placé trop tôt (il ne va d’ailleurs le chercher que quelques jours avant le soir de Noël afin qu’il soit au plus haut de sa forme le jour J !).

Oui mais aujourd’hui, vous faîtes comment alors ?

De mon côté, je suis ouverte aux solutions alternatives et écologiques que sont les sapins faits main en bois de palette ou en bois de récup’. Du côté de Mister, c’est encore trop tôt pour basculer vers ce modèle de sapin. Après moultes discussions, nous irons encore cette année vers un sapin, un VRAI sapin, avec des épines qui tombent et tout et tout. Nous achèterons un sapin solidaire chez Le Silex ou à la ferme Nos Pilifs  où nous soutenons un projet social et cohérent de réinsertion des personnes handicapées, à défaut d’avoir un label raisonné sur les sapins …

Ecoconso a édité un article sur le choix du sapin et de faire la comparaison de l’impact du vrai sapin par rapport au sapin artificiel … Un bon guide pour votre choix. Vous y trouvez également une liste de producteurs de sapins des Ardennes.

Le repas

Le repas de Noël est un moment privilégié pour se faire plaisir et manger de bonnes choses que l’on n’a pas toujours l’habitude d’avoir. Au niveau de l’organisation du repas, nous optons pour deux solutions :

  • soit on divise entre nous les différents plats à préparer et chacun met la main à la pâte (l’un s’occupe de l’apéro, l’autre du plat, etc.)
  • soit on commande auprès d’un traiteur.

Si on opte pour l’option 2, il est primordial de prendre le temps de parler avec votre traiteur et de lui expliquer votre démarche sous peine de vous retrouver avec une multitude de plats en plastique à usage unique ! Notre traiteur nous propose ses plats réutilisables ou on vient avec les nôtres qu’on lui apporte à l’avance !

La table

Pour la table ? Rien de plus simple. On dit STOP à la vaisselle à usage unique ! On sort sa plus belle nappe assortie aux serviettes, le tout en tissu. On met en scène son beau service en porcelaine et on crée un décor tout en nature : pommes de pain, feuilles mortes, morceaux de bois,… Impliquez les enfants, vous verrez, ça sera un moment joyeux et plein de complicité !

Noël doit avant tout être un moment de partage, d’échange et permettre aux familles de vivre des instants magiques autour d’une tradition. Alors Joyeux Noël à tous !

Oh Grand Saint-Nicolas

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Ooooooh Grand Saint-Nicolas, ne me dites pas que vous êtes bientôt là ! Autant, avant notre vie zéro déchet,  vous m’auriez vue tout en stress, déambulant dans les rayons des supermarchés à la recherche des cadeaux pointés par les miss dans le folder promotionnel des grandes chaînes de magasins. Aujourd’hui, notre démarche étant, je m’étonne quelques peu par ma zen attitude et le recul que j’ai sur les demandes de mes demoiselles. Toutefois, il va quand même falloir trouver quelque chose !

J’ai grandi dans le rêve du Grand Saint-Nicolas. Le jour J, notre table à manger débordait de jouets et de friandises. Dur dur dès lors de ne pas vouloir reproduire la même chose maintenant que nous sommes devenus parents. Oui je sais, je casse le mythe, mais non le Grand-Saint n’existe pas ! Ce sont papa et maman qui s’enfilent la carotte à toute allure avant d’aller dormir et qui affonnent le verre de lait ou le verre de bière, c’est selon.

Alors depuis que l’on est passé au zéro déchet, on a dû virer notre cuti et réfléchir à comment nous allions perpétuer cette tradition sans grever notre bilan zéro déchet !

Et tu fais comment alors, me direz-vous !?

Chocolats, spéculoos et confiseries

Hop, direction l’artisan chocolatier du coin à qui l’on demande d’avoir un Saint-Nicolas en chocolat non emballé dans du plastique et que l’on mettra dans une boite ou un sac en tissu (mais attention à ne pas le casser – vous pourrez prétendre que Saint-Nicolas s’est cassé la binette dans la cheminée mais ça ne risque pas de faire rire vos bambins !).

Et si besoin, prévoyez votre visite quelques jours avant le Jour J afin qu’il (le chocolatier) ne vous dise pas : « Je les ai déjà tous emballés, Madame« . Vous pourrez ainsi lui proposer de laisser votre boite et de venir la reprendre dans quelques jours, le temps qu’il fasse une nouvelle fournée.

Dans les magasins de vrac, on trouve assez facilement des spéculoos sans emballage. Mes préférés, ce sont sans conteste Les boudines. On trouve y aussi des chocolats (tablettes ou personnages en chocolat pour l’occasion). Si je ne devais citer qu’un nom, je nommerais Kako qui propose des figurines toutes rigolotes et succulentes. Attention, à la veille des fêtes, ces petits artisans sont pris d’assaut, et vu leur petite production, mieux vaut prévoir et commander dans votre magasin adoré 😉 On en trouve aussi en boulangerie mais il y a de fortes chances que ceux-ci soient déjà emballés, à essayer !

Il est aussi possible de faire soi-même des spéculoos. Cette année, je suis bien motivée d’essayer à nouveau. Car il y a 2 ans, cela ne m’avait pas tout à fait porté chance. J’ai donc boudé pendant une année les speculoos maison. Comme il ne faut jamais perdre espoir, cette fois-ci, je me suis équipée : épices à spéculoos en vrac et moule à saint-nicolas en bois. Si avec ça, je ne réussis pas, je ne comprends pas ! Si vous avez une chouette recette (et surtout facile !) , n’hésitez pas à me la transmettre !!

Pour remplacer les pièces en chocolat, on utilise des smarties ou de grands palets de chocolat ou des pralines que l’on trouve en vrac dans certains magasins. Et pour les cougnous, on file chez son boulanger préféré ou on les fait soi-même, ça ne doit pas être si compliqué :p

Les cadeaux

Chez nous, nous n’avions pas l’habitude d’emballer les cadeaux lors de la Saint-Nicolas. C’était seulement à Noël que les cadeaux étaient mis dans de beaux emballages. Ceci nous facilite donc la tâche pour quelques semaines mais …ne nous réjouissons pas trop vite : Noël n’est pas loin !

Si vous devez trouver une alternative aux emballages en papier, lancez-vous dans les furoshiki, l’art japonais pour emballer et transporter des objets ou des cadeaux. Avec un simple carré de tissu, on peut emballer tout ce que l’on veut et en très peu de temps. Et puis vous faites d’une pierre deux coups : vous offrez 2 cadeaux en un, le cadeau que vous vouliez offrir et un beau foulard par exemple.

furoshiki

Vidéos d’emballage

Pour ce qui est du contenu, le cadeau, les possibilités sont innombrables. Depuis 3 ans, nous proposons des idées d’expérience : une visite au musée, une pièce de théâtre, une sortie au cinéma, un stage de skateboard, une journée dans un parc d’attraction… Nos filles sont ravies par ces cadeaux car elles vivent un moment privilégié avec leurs amis, leur famille. Ce sont des moments qui restent gravés dans leur tête pour toute leur vie, et donc c’est beaucoup moins éphémère que les jouets …

Il est vrai que ce n’est pas toujours possible ou que l’on voudrait quand même leur offrir un petit jouet en plus. Dans ce cas, on opte pour le seconde main. Sur les sites en ligne comme 2ememain ou sur Marketplace de Facebook, on trouve assez facilement le jouet tant convoité. Il faut parfois s’y prendre à l’avance, ou essayer encore et encore (pfff, je vous dis pas le nombre de fois où des Playmobil me sont passés sous le nez !) mais à la fin, avec un peu de patience, on trouve ce que l’on cherchait. Et là, c’est le bonheur ultime !

On peut aussi demander autour de soi si certaines de nos connaissances ne désirent pas revendre ou se débarrasser de certains jouets de leurs enfants devenus plus grands. Les brocantes et magasins de seconde main sont aussi des cavernes d’Ali Baba et permettent de trouver la perle rare.

Seul mot d’ordre : organisation et, si possible, avec un peu d’avance ! La concurrence en pleine “pré-période” Saint-Nicolas est rude ! On risque de croiser des mères hystériques à la recherche du jouet que l’on cherchait aussi et là, … ça risque d’être la GUERRE !

J’aime également offrir des livres ou des BD à mes filles car elles aiment passer des heures à les feuilleter – et accessoirement les lire, noooon, j’rigole ! On trouve énormément de magasins spécialisés dans les livres de seconde main (ex. Pêle-Mêle). Des librairies proposent aussi parfois un rayon de livres en seconde main (ex. la Librairie Ta Page à Etterbeek). Comme pour les jouets, il faudra parfois un peu de patience avant de trouver le tome recherché.

Oui mais si ce sont les grands-parents qui offrent ?

Et bien pas de souci, on les achete à leur place et on se fait rembourser. Voici les arguments qui peuvent les faire flancher :

  • l’argument financier : seconde main = moins cher donc si on veut on peut acheter 2 fois plus plus pour faire plaisir aux petits et adorables petits-enfants.
  • l’argument temps : “Ne vous tracassez pas, on s’en charge comme ça vous avez du temps pour faire autre chose”, ça marche toujours 😉
  • Une bonne liste, à jour

Depuis quelques semaines, j’ai installé sur mon GSM l’application Google Keep. Elle me permet de faire mes listes de courses. Fini les papiers volants que je ne retrouvais de toute façon jamais dans mon sac ou que j’avais oublié sur le comptoir de la cuisine, et qui, on est bien d’accord, n’avaient qu’une durée de vie très limitée (encore faut-il ne pas non plus oublier ou perdre son GSM …).

Cette appli est vraiment géniale car elle me permet de faire mes to do listes, mes listes de courses mais aussi mes listes de cadeaux. Ainsi quand les filles, mon homme, mes amis, etc. me donnent une idée de cadeau, je la note directement dans mon GSM et si l’occasion se présente, à tout hasard, de trouver ZE cadeau tant attendu par mes amis, ma famille et bien je n’attends plus la dernière minute pour l’acheter (et donc j’évite de devoir l’acheter en urgence en neuf !). Je le prends illico presto et je le planque quelque part en attendant. Alors sur ce point, je vous donne un conseil : mettez un petit aide-mémoire dans votre Google keep afin de vous rappeler où vous aurez mis ce trésor. Car les pertes de mémoire à partir d’un âge certain (je ne citerai pas lequel), ça n’est pas une légende !

Allez, à l’année prochaine mon Grand Saint-Nicolas !

Film alimentaire réutilisable : bee’ wrappy !

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Quand nous avons démarré notre démarche zéro déchet, il y a des produits pour lesquels je me suis dit que je ne savais pas du tout comment j’allais faire sans : l’essuie-tout (ou sopalin pour nos amis français), le papier toilette, … et l’aluminium.

Et pourtant, il existe une solution très simple, super écologique et bien plus belle que l’alu ou le film étirable pour protéger ses aliments. Il s’agit du film alimentaire réutilisable fait à partir de cire d’abeilles. Et si on est vegan, on peut même le faire avec de la cire de soja.

Je pensais aussi qu’il ne serait pas possible de le faire soi-même. Encore une fausse idée ! Avec un carré de tissu, de la cire d’abeille et un fer à repasser, c’est fait en un tourne-main !

Voici la méthode à suivre :

 

Matériel :

  • Un carré de tissu en coton pas trop épais
  • De la cire d’abeille en paillette ou à râper
  • 2 feuilles de papier cuisson réutilisables
  • Une paire de ciseaux de couture
  • Une latte
  • Un marqueur ou un crayon
  • Une planche ou une protection pour la table
  • Un fer à repasser

Étapes de réalisation

1 : Découpez un carré de 30×30 cm (ou de la taille désirée) dans votre tissu. Pour une meilleure finition et éviter l’effilochage du tissu, vous pouvez cranter les bords de votre tissu aux ciseaux cranteurs

2 : Posez le carré de tissu sur la première feuille de papier cuisson

3 : Eparpillez ensuite des pépites de cire d’abeille partout sur le tissu. Équilibrez bien la quantité de pépites !

4 : Placez le second papier cuisson sur le tissu.

5 : Repassez à température “coton”. La cire fond. Astuce : il est inutile de repasser l’arrière du tissu, car la cire le traverse et imperméabilise les deux côtés. Si besoin, remettre des pépites sur les zones non couvertes.

6  : Laissez refroidir pendant 5 minutes. Retirez les feuilles de cuisson et laissez sécher votre bee’wrappy une petite heure.

Conseils :

  • Se lave à l’eau froide avec une éponge ou un chiffon humide.
  • Ne pas mettre en machine !
  • Les marques qui se forment avec les plis sont normales.
  • Après plusieurs utilisations, il faudra peut-être enduire à nouveau votre tissu de cire.
  • Eviter d’utiliser le bee’wrappy par fortes chaleurs.
  • Peut également se réaliser avec un four (à la place du fer à repasser).
  • Les feuilles de papier cuisson utilisées pour les bee’wrappy s’utilisent plusieurs fois pour produire d’autres bee’wrappy.
  • On peut utiliser des techniques d’origami pour faire d’astucieuses pochettes comme sur la vidéo.

Vidéo réalisée en collaboration avec Alors On change.

Cachez cette poubelle que je ne saurais voir !

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La photo que vous voyez ci-dessus est l’image que je vois quasi tous les jours en me rendant à mon travail. Oui je travaille, pour ceux qui en doutaient encore ;), et oui parfois la vue varie selon la météo. Il s’agit de l’incinérateur de Bruxelles,  qui se trouve le long du canal. Ce nuage n’arrête jamais … il ne connaît pas de saison.

Autant il y a plus d’un an, je vous avoue que je ne me rendais même pas compte que cette fumée était une partie des “résidus” de nos déchets journalier. Aujourd’hui, j’en ai presque un dégoût.  Cette cheminée représente le vomissement de nos déchets et de notre manque d’attention.

Vous êtes vous déjà posé la question d’où vont vos déchets quand vous déposez vos sacs poubelles devant votre habitation chaque semaine ?

En prenant conscience de nos déchets, on prend conscience qu’il y a un après. .. Il est vrai que notre société a bien été drillée et qu’il est plus facile de nous vendre le fait que nos déchets deviennent de beaux et magiques pulls polaires, des vélos, etc. que de nous montrer la face cachée de l’iceberg. On nous a facilité la vie en augmentant les collectes, on nous fait croire que les emballages sont indispensables pour notre bien-être. .. ne vous êtes-vous jamais dit “tiens, je me suis p’t être fait berner toutes ces années !?

Aujourd’hui le belge génère 430 kg de déchets par an par personne ! 430 kg ! Et imaginez à l’échelle d’une famille, d’un immeuble, d’une rue, d’une ville … ça en donne le tournis !

Notre famille après un an d’expérience zéro déchet ne génère plus que 5 kg de déchets par trimestre et ce pour 4 personnes. Petit calcul rapide : ce qui fait +/- 20 kg par an pour 4, ce qui fait 28 x moins qu’une famille bruxelloise ! Et je sais que cette seconde année va nous permettre de diminuer encore plus nos déchets !

La prévention, tant dans l’aspect écologique que sanitaire, est ZE solution. Le meilleur déchet étant celui qui n’existe pas ! En décidant de limiter vos déchets dès l’acte d’achat vous évitez que les déchets ne doivent trouver une autre vie qui parfois n’est que très limitée ou n’existe même pas !

Vous me direz “ben y a quand même le tri et c’est tout de même une solution, non?!
Oui et non je vous dirais. Il s’agit de la solution ultime si vous n’avez pas pu éviter le déchet. Car bien souvent il existe une ou, encore mieux, DES alternatives !

Je vous propose, lors de vos prochains achats, de tenter une expérience :  

  1. Listez les différents articles que vous devez acheter.
  2. Avant de vous rendre au magasin, réfléchissez aux solutions zéro déchet qui existent pour acheter ces articles : vrac, sans emballage, emballage en verre consigné, …
  3. Lorsque vous vous rendez dans votre supermarché  (même si selon moi, si vous voulez vous lancer dans une démarche plus profonde,  il faudra à terme identifier d’autres lieux pour vos achats), cherchez dans le rayon en question les différentes versions du produit que vous devez acheter sur base de leur emballage. Identifiez celui qui vous paraît être le plus économe (ou nul, ça c’est le top !) en termes de déchets.
  4. Si la solution ultime reste avec un emballage plastique, analysez le type de plastique utilisé : certains étant beaucoup plus néfastes que d’autres, certains se recyclant d’autres pas (voici un article qui devrait vous éclairer sur cette problématique).

Alors, vous avez pris conscience de ce déchet que vous aviez oublié depuis toujours ? Pour moi, ce fut l’élément déclencheur.