Lessive aux feuilles de lierre

 

Quoi ?! Faire de la lessive avec des feuilles de lierres ? Et pourquoi pas avec des épluchures de carottes tant que tu y es ?!

Pourtant, les feuilles de lierre contiennent de la saponine à l’action émulsifiante et détergente, donc peuvent faire une très bonne matière première pour la lessive. L’avantage, c’est que c’est très simple à réaliser et que ça ne coûte pas un euro !

Étapes de réalisation

  1. Prenez une cinquantaine de feuilles que vous aurez veillé à nettoyer à l’eau claire.
  2. Mettez les feuilles préalablement froissées à la main (ou passées au broyeur) dans une casserole avec 1L d’eau.
  3. Laissez bouillir pendant 15 minutes.
  4. Faites infuser les feuilles pendant toute une nuit.
  5. Filtrez la préparation au chinois en pressant bien les feuilles.
  6. Transvasez dans une bouteille.

Conseils :

  • Utilisation : 1 verre à moutarde de ce liquide par machine.
  • Se conserve environ 1 mois.
  • L’aspect très liquide est normal mais ça ne veut pas dire que ça n’a pas d’effet !

Muffins à la peau de banane

 

La phrase « Rien ne se perd tout se transforme » de Lavoisier résonne encore plus dans la cuisine. On y retrouve tant d’aliments qui peuvent vivre plusieurs vies … dont étonnamment, la peau de banane. Non seulement elle est utile dans nos recettes mais est aussi un bon fertilisant, peut être utilisée pour cirer des chaussures en cuir, prévenir des pucerons, etc.

Je vous vois sceptique ! Pour vous convaincre, je vous propose une recette super facile et qui ravira les papilles de toute la famille : le muffin à la peau de banane !

Petit précision de taille : il est recommandé d’utiliser des peaux de banane BIO ! Ça va sans dire 😉

Ingrédients pour une dizaine de muffins

  • 1 peau de banane bio
  • 120 gr de farine
  • 50 gr de sucre de canne
  • 10 cl de lait (éventuellement du lait végétal)
  • 50 gr de beurre (salé) fondu
  • 1 œuf
  • 1 càc de bicarbonate de soude
  • 1 càc de vinaigre de cidre
  • 50 gr pépites de chocolat

Étapes de réalisation

  1. Préchauffez le four à 180°C.
  2. Lavez la peau de banane à l’eau froide. Coupez-en les extrémités puis découpez-la en morceaux et mixez-la avec le beurre fondu et le lait dans un blender.
  3. Ajoutez dans le blender les ingrédients suivants l’un après l’autre : la farine, l’œuf, le sucre, le bicarbonate et le vinaigre.
  4. Mélangez dans le blender jusqu’à l’obtention d’une pâte homogène.
  5. Ajoutez les pépites de chocolat et mélangez un tout petit peu.
  6. Mettez la préparation dans des moules à muffins, en les remplissant à ¾.
  7. Enfournez et cuisez pendant 20 min à 180°C.
  8. Laissez-les refroidir sur une grille à pâtisserie.

Conseils :

  • Vous pouvez doubler les quantités et congeler une partie.
  • N’hésitez pas à mettre des baies de goji, des airelles séchées, des canneberges séchées des noix, etc. à la place des pépites de chocolat pour changer de saveur.
  • Se conserve quelques jours dans une boite en métal ou un bocal en verre.

Protège-cahier zéro déchet

La rentrée des classes à peine passée, voilà que j’attrape des sueurs froides … Rien qu’à l’idée d’entendre le mot plastique, j’ai déjà les boutons qui font irruption sur mon visage, alors imaginez si on y ajoute « recouvre-livre » en plus. C’est pourtant de saison en ce mois de septembre.

Pour contre-carrer cette réalité, j’ai trouvé l’arme infaillible qui me permet de me sentir fraîche comme un gardon à la lecture du journal de classe de nos filles et de ne pas perdre mes moyens lorsque j’y vois écris « Recouvrir les 3 cahiers pour demain. Merci » … Aujourd’hui, nos filles sont équipées de leurs protège-cahiers en tissu et ça le fait !

La première année, ça vous prendra un peu plus de temps pour les confectionner mais par après, je vous assure que vous aurez un sourire bien heureux rien qu’à penser à tous ces parents qui seront en train de passer la nuit à essayer de recoller correctement le film plastique sur les cahiers de leurs enfants tandis que vous, vous siroterez bien tranquillement votre thé les pieds en éventails (gniak gniak, c’est méchant, je sais 😉 !

MATÉRIEL

  • des ciseaux à couture
  • une latte ou un mètre de couturière
  • un marqueur ou un crayon à tissu
  • du tissu
  • une machine à coudre avec du fil
  • un fer à repasser

TAILLE DU TISSU

Selon le format du cahier :

  • A4 (210 mm x 297 mm) :
    • 2 rectangles de 32,5 cm x 15 cm pour les rabats
    • 2 rectangles de 46,5 cm x 32,5 cm pour le dos et l’avant
  • A5 (148 mm x 210 mm)
    • 2 rectangles de 24 cm x 9 cm pour les rabats
    • 2 rectangles de 37 cm x 24 cm pour le dos et l’avant

-> Marges de couture de 0,7 cm incluses

MARCHE A SUIVRE

  1. Coupez le tissu aux dimensions souhaitées.
  2. Faites un ourlet aux rabats en pliant le tissu une première fois d’un côté, dans la hauteur, à 1 cm du bord. Faites un second pli de 1 cm pour obtenir un repli d’1 cm au final. Aplatissez le repli au fer à repasser.
  3. Coudre l’ourlet sur le rabat à 0,5 cm du bord.
  4. Placez les rabats de part (côté gauche) et d’autre (côté droit) sur l’endroit du tissu du dos du cahier (les tissus doivent être « endroit » visibles). Coudre les rabats sur le haut et sur le bas à 0,3 cm du bord, pour les maintenir au dos.
  5. Positionnez l’avant sur le dos en les mettant endroit contre endroit (l’envers du tissu doit être face visible). Coudre tout autour à 0,7 cm du bord et laissez un espace de 7 cm pour permettre de retourner le tissu.
  6. Coupez les coins pour permettre d’avoir des coins bien nets quand le tissu sera retourné.
  7. Retournez le tissu et poussez les coins pour les mettre bien droit.Aidez-vous éventuellement du dos d’un crayon pour pousser le tissu.
  8. Aplatissez les bords du tissu au fer à repasser et faites une couture le long du bord du tissu pour fixer la couture et refermer l’ouverture de 7 cm.
  9. Votre protège-cahier en tissu est prêt !

EN RESUME

protègecahier

Vous ne savez pas coudre ? Ça n’est pas grave, demandez autour de vous si une âme charitable ne peut pas le faire pour vous. Sinon, utilisez des matériaux de récup’ : vieilles cartes routières, journaux ou magazines, etc.

Si fastoche, le détergent lave-vaisselle

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Le jour où je suis arrivée à la dernière pastille lave-vaisselle, j’ai cru que j’allais me décomposer. « Oh mon Dieu, que vais-je faire ? Oh mon Dieu, comment vais-je survivre ? Existe-t-il des solutions zéro déchet pour les lave-vaisselle ? Noooon, ça n’est pas posssiiiiib’ ».

Don’t panic Sylvie. Don’t panic.
Une lueur d’espoir s’ouvrit à moi … la toile et le DIY.

Le DIY (prononcé le “do-en-waaaï”) ! Le do et quoi ?
Oui, le “Do-it-yourself”, ou si vous voulez, en bon français, le “fais soi-même”.

Alors oui, je savais que l’on pouvait faire son produit lessive, ses produits de beauté mais jamais oh grand jamais je ne m’étais dis que l’on pouvait aussi faire son détergent lave-vaisselle.

A ceux qui diraient (et j’en connais, oui oui) que le lave-vaisselle n’est pas super zéro déchet, selon ce que l’on peut lire sur la toile (ok, il y a à boire et à manger), il ressort que l’utilisation du lave-vaisselle est plus économe en eau et en énergie que la vaisselle à la main ! Surtout si on a un lave-vaisselle avec une fonction économique … Voilà qui est dit. Si vous ne me croyez toujours pas, voici un article qui devrait vous éclairer un peu plus sur le sujet 😉

Alors, j’ai cherché, surfé, analysé et après plusieurs tests non concluant, je suis tombée sur Ze recette. L’unique, la vrai. Alléluia, celle qui ne laisse pas de marques ni de gras sur la vaisselle, celle qui est fastoche comme, comme, comme, … fastoche – je ne trouvais pas de rime avec “oche”.

Voici donc Ze recette de détergent pour le lave-vaisselle.
Attention, tenez-vous bien, ça va vite, hein !

Mélangez dans un bocal de 500 ml :

  • 200 gr de cristaux de soude  (carbonate de sodium Na2CO3 – soude en cristaux concentrée) => Attention : ne surtout pas confondre avec de la soude caustique (NaOH) !!!
  • 150 gr de percarbonate de sodium (formule chimique : 2Na2CO3·3H2O2)
  • 200 gr d’acide citrique

Certaines personnes m’ont mentionné avoir une réaction chimique moussante lors du mélange des différents ingrédients pour cette recette. Ceci peut provenir du fait que vous n’utilisez pas les bons ingrédients (ex. cristaux de soude de chez DI). Mes ingrédients proviennent soit de la Droguerie écologique ou soit de mon droguiste. Il faut des ingrédients purs, ce qui n’a pas l’air d’être le cas des cristaux de soude achetés en grandes surfaces, par exemple.

Voila, top-chrono c’est fait ! Fastoche, comme je disais.

Et pour le dosage, rien de plus simple :

  • Vous mettez seulement 2 cuillères à soupe de cette poudre dans le bac à produit de votre lave-vaisselle. Mélangez toujours votre poudre avant de prendre la quantité nécessaire pour veiller à avoir le mélange des 3 ingrédients.
  • Vous n’utilisez pas un cycle froid (faut quand même mettre au min. 50° mais pas besoin de mettre la version ultra bouillante non plus !).
  • Pour le liquide de rinçage, vous zappez le liquide de rinçage chic et super cher et vous le remplacez tout bêtement par du vinaigre d’alcool !
  • Petite astuce de plus : si votre vaisselle est vraiment craca (ou votre lave-vaisselle, ça peut aussi arriver), mettez une cuillère à soupe de bicarbonate de soude en plus dans la machine et il/elle brillera de mille feux !

Conclusion : Malgré que notre expérience ne date plus d’hier, il m’arrive encore souvent de me demander “Comment a-t-on pu nous leurrer si longtemps et nous faire croire que tous ces produits allaient nous rendre la vie plus simple, plus brillante et plus magnifique, le tout pour un prix soi-disant “bon marché ?!”. Etions-nous les dindons de la farce ou juste hypnotisés par des années de publicités mensongères ?

Vous vous demandez certainement où trouver tous ces produits en vrac ou sans emballage pour faire vos produits d’entretien ZD vous-même ? Ne cherchez plus, c’est ici que ça se passe !

J’ai perdu mon mouchoir, snif

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Aujourd’hui, nous allons parler “snottebelle” ou, en français comme il se doit, “crottes de nez”. N’ayez pas peur, on n’entrera pas dans le détail, en tous les cas pas dans le sens que vous le pensez peut-être ;).

Je me rappelle des jours où mes ami(e)s et moi jouions à “J’ai perdu mon mouchoir”. Un petit jeu tout simple où, disposés en rond, on déposait un mouchoir dans le dos d’un de ses compatriotes qui ne ferait ni une ni deux pour nous courir après et nous attraper afin de refiler le mouchoir à un autre compatriote et ainsi de suite.

Oui, ça nous en met un coup … les années passent et même si j’ai toujours le sentiment d’avoir 20 ans, je dois avouer que certaines références commencent à prendre de l’âge quand j’ai le malheur d’en parler avec des beaucoup-beaucoup-beaucoup plus jeunes que moi. Mais je m’éloigne de mon sujet, là !

Vous qui avez déjà joué à ce jeu. L’avez-vous déjà réalisé avec un malheureux et désuet mouchoir en papier ? Et bien moi, de mémoire d’éléphant, je pense que ça ne m’est jamais arrivé ! Mon seul et unique arme était le mouchoir en tissu !

Ma révélation

Aujourd’hui, qui peut se vanter d’avoir un mouchoir en tissu (oui, en TISSU, vous lisez bien) dans sa poche ? A part, nos aïeux, on se dit que ça ne court plus les rues et pourtant, je vais vous faire une révélation : moi, j’en ai des mouchoirs en tissu !  

En passant au mode zéro déchet, je n’aurais jamais imaginé faire cela. Pour moi, c’était un acte régressif et surtout dégoûtant. Beurk, yak, pas bon !

Aujourd’hui, je dois avouer que ce “nouveau” mode de mouchage “me va bien”. Et moi, qui pourtant devait très souvent me moucher pendant la journée, et bien étonnement, ça n’est plus le cas depuis que je me mouche avec des mouchoirs en tissu. Fini les microparticules de papier dans mes narines, voici la fraîcheur d’un tissu tout doux.

Le mouchoir en papier ne fait pas le poids par rapport à son concurrent le mouchoir en tissu : gaspillage d’eau et destruction d’arbres pour sa production, monticule de déchets laissé derrière lui … Un chiffre à faire frémir : 20 milliards de mouchoirs en papier Kleenex sont vendus en France chaque année, soit plus de 600 par seconde !

Où en acheter ?

Que vous le croyez ou pas, on en trouve encore assez facilement : dans les grandes surfaces, dans les magasins type Zeeman. Mais on peut également en trouver en seconde main Aux petits riens. Ils sont fun, rigolos et les enfants les adorent car c’est bien plus top d’avoir un mouchoir avec des dessins dessus qu’un paquet en papier tout blanc ! « T’as vu j’ai un mouchoir avec Flash Mc Queen … waaaaw !« 

Les faire soi-même ? Pourquoi pas !

Ce qui est aussi bien avec les mouchoirs en tissu c’est qu’on peut les faire soi-même à partir d’un vieux drap, d’un vieux tissu. C’est tout simple ! Voici deux beaux exemples :

Passez le cap

En conclusion, même si aux premiers abords, on peut se cacher derrière des arguments du type “C’est pas hygiénique”, “Je vais plus vite tomber malade”, “Et comment on fait quand on a un rhume et que l’on doit se moucher toutes les minutes”, on s’accommode très vite de ce petit bout de tissu. Dans nos sociétés particulièrement hygiénistes, utiliser plusieurs fois un mouchoir en tissu parait impossible. Pourtant, il suffit juste de respecter 2 règles de base :

  • si on est malade, on veille à changer plus souvent de mouchoir
  • on ne se prête pas de mouchoir utilisé (évidemment, c’est bien sûr ;p)

On revient bien au vintage pour la décoration, pour les habits, alors pourquoi pas avec les mouchoirs ?

Je fais mes sacs à vrac moi-même, na !

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Outil indispensable pour faire vos achats en vrac (noix, riz, pâtes, fruits, légumes …), le sac à vrac peut être acheté tout fait (adresses à la fin de l’article) ou, et je trouve ça bien plus fun, fait maison !

En plus, on a tous des morceaux de tissus qui traînent quelques part chez soi (ou chez nos parents, grands-parents, amis …) et dont on ne sait que faire.

Il ne faut pas être un(e) expert(e) – oui les hommes peuvent aussi s’y mettre ;)) – de la machine à coudre : en quelques étapes, c’est emballé-pesé. Et question chrono : 30 minutes suffisent ! Vous pouvez également les coudre à la main mais ça prendra un peu plus de temps.

Je vous propose 2 formules + une option :

  1. le sac à vrac à partir de tissu récupéré (nappe, essuie/serviette, rideau…)
  2. le sac à vrac à partir d’un vieux t-shirt
  3. option : la ficelle à partir d’une chute de tissu

Avec ce tutoriel, vous pourrez créer des sacs de la taille que vous voulez : sac à pain, sac à graines/noix, sacs à 4 heures, etc. Les tailles idéales selon moi sont : 15 x 20 cm,  18 x 25 cm, 40 x 40 cm, 30 x 40 cm …


1/ Le sac à vrac à partir de tissu récupéré

Je vous propose ici un sac de 18 x 25 cm. Idéal pour les distributeurs de vrac !

Matériel nécessaire :

  • Du tissu récupéré (vieille nappe, chemise, rideau léger, …)
    • il ne doit pas être trop lourd et/ou trop rigide. Plus pratique pour l’utilisation du vrac.
  • Une machine à coudre
  • Du fil à coudre
  • Des ciseaux de couture (pour découper le tissu)
  • Une règle ou un mètre de couturière
  • De la ficelle/cordelette (récupérée d’un vieux sac, un lacet, un biais ou une chute de tissu que l’on pourra « rouler » en ficelle – explications plus bas)
  • Optionnel : Des ciseaux cranteurs (ceux qui permettent de couper en zig-zag pour éviter que le tissu ne s’effiloche)

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1. Marquez et découpez le tissu aux mesures désirées.

Veiller à plier votre tissu en 2 (endroit sur endroit – dessin contre dessin, donc) afin de doubler la mesure et à avoir 1 cm de marge de couture en bas et sur le côté ouvert du tissu. Pour le haut du sac, prévoyez une marge de min. 3 cm (pour faire la glissière).

  • Mesures fermées : 19 x 29 cm
  • Mesures ouvertes : 38 x 29 cm

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(optionnel) Marquez au crayon ou à la craie votre tissu :

  • sur le côté du sac (marque de 1 cm)
  • sur le dessous du sac (marque de 1 cm)
  • sur le haut du sac (marque de min. 3 cm)

2. Pour la glissière : Ouvrez le tissu. Gardez le côté intérieur du sac (envers du tissu) vers vous. Faites un pli d’1 cm sur le haut du sac. Marquez au fer. Repliez sur 2 cm et marquez à nouveau au fer. Vous devez obtenir comme un tube de tissu qui sera l’endroit dans lequel vous ferez passer la ficelle. Il s’agira du haut du sac.

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3. Avant de coudre la glissière, pliez en triangle l’extrémité gauche et l’extrémité droite de la zone où la glissière prendra place (la fin du triangle doit aller jusqu’aux 3 cm de marge prévus pour les 2 plis (pli de 1 cm + pli de 2 cm). Cousez ces 2 triangles pour les maintenir au tissu. Ceci offrira une meilleure finition pour le trou de sortie de la ficelle.

4. Repliez les 2 plis de la glissière. Maintenez avec des épingles et cousez tout le long de la glissière.

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5. Piquez tout le long du sac avec des épingles afin de maintenir le tissu correctement et pour coudre le contour du sac.

6. Cousez le dessous et le côté du sac. Stoppez la couture juste en-dessous de la glissière. N’oubliez pas de faire un retour de couture au démarrage et à la fin pour fixer (« fermer ») correctement la couture.

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7. Afin d’éviter que les bords intérieurs du sac ne s’effilochent, découpez le bord et le dessous du sac avec les ciseaux cranteurs. Ce n’est pas obligatoire mais c’est mieux. Ça peut également se faire avec le point zig-zag de la machine à coudre ou (si vous en avez une) la surjeteuse (dans ce cas, le faire au début avant de coudre).

8. Retournez votre sac.

9. Mettez la ficelle :

  • Prenez une épingle à nourrice. Attachez-là à l’extrémité de votre ficelle/cordelette. Glissez-la dans la glissière et faites-la doucement glisser avec vos doigts, petit à petit, jusqu’à atteindre l’autre extrémité de la glissière.
  • Tendez-bien la ficelle
  • Équilibrez le fil : veillez à avoir plus ou moins la même quantité de ficelle de chaque côté.
  • Faites un nœud qui doit venir contre les extrémités de la glissière
  • Coupez la ficelle de trop

2/ Le sac à vrac à partir d’un vieux t-shirt

Dans ce cas, les mesures seront dépendantes de la taille du t-shirt. Si vous utilisez des t-shirts d’enfant, vous aurez de petits sacs. Si vous utilisez des t-shirts d’adulte, vous pourrez vous permettre une plus grande taille de sac.

Dans mon cas, j’ai travaillé avec de vieux t-shirts de mes filles auxquel je tenais (« ooooh mes choudoudoux ont grandi dedans !« ) mais auxquels je voulais donner une seconde vie. Et grâce à ça, je les aurai toujours près de moi (j’ai toujours 2-3 sacs à vrac dans mon sac à main !)

Matériel nécessaire

  • Des vieux t-shirt (enfant, adulte)
  • Une machine à coudre
  • Du fil à coudre
  • Des ciseaux de couture (pour découper le tissu)
  • Une règle ou un mètre de couturière
  • De la ficelle/cordelette (récupérée d’un vieux sac, un lacet, un biais ou une chute de tissu que l’on pourra « rouler » en ficelle – explications plus bas)

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1. Choisissez le sens dans lequel vous couperez votre t-shirt. Vous pouvez décider de mettre l’ouverture du sac à partir d’un des côtés du t-shirt, du bas du t-shirt (et ainsi récupérer la doublure comme glissière) ou du haut de celui-ci.

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2. Marquez une ligne horizontale du dessous de la manche droite jusqu’au dessous de la manche gauche. Puis coupez.

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3. Retournez la partie découpée (partie sans les manches) pour mettre le tissu endroit contre endroit. Découpez à gauche et à droite afin d’obtenir un tissu carré ou rectangulaire, selon votre choix. Le t-shirt étant en coupe évasée.

4. Dans le cas présenté ci-dessous, j’ai décidé d’utiliser le bas du t-shirt afin d’utiliser la doublure comme glissière. Si vous désirez faire autrement, inspirez-vous du point 2, 3 et 4 du tutoriel sur « le sac à partir de tissu récupéré » pour réaliser la glissière (voir plus haut).

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5. Cousez les 2 côtés du sac ainsi que le bas de celui-ci. N’oubliez pas les retours de couture en début et fin de couture. Arrêter la couture juste en-dessous du début de la doublure. si vous cousez dessus, vous ne pourrez plus passer la ficelle. Retournez le sac pour avoir l’endroit du tissu vers l’extérieur.

6. Pour que la ficelle puisse correctement passer dans la glissière :

  • Coupez en biais (triangle) un des côtés du sac sans couper la couture inférieure.
  • Superposez le surplus de tissu de l’autre côté non coupé et coupez les morceaux qui dépassent jusqu’à la couture inférieure. Les 2 bouts doivent permettre de laisser passer la ficelle d’un côté à l’autre.

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7. Mettez la ficelle :

  • Prenez une épingle à nourrice. Attachez-là à l’extrémité de votre ficelle/cordelette. Glissez-la dans la glissière et faites-la doucement glisser avec vos doigts, petit à petit, jusqu’à atteindre l’autre extrémité de la glissière.
  • Tendez-bien la ficelle
  • Équilibrez le fil : veillez à avoir plus ou moins la même quantité de ficelle de chaque côté.
  • Faites un nœud qui doit venir contre les extrémités de la glissière
  • Couper la ficelle de trop

3/ La ficelle à partir d’une chute de tissu (option)

  • Il vous faut un morceau de tissu suffisamment long : il doit être aussi long que la longueur totale du sac ouvert + min. 10-15 cm de plus pour permettre de faire le nœud de la ficelle.
  • Le tissu doit être large de 3 cm car vous allez devoir faire 3 plis d’1 cm.
  • Pliez le tissu une première fois de 1 cm par le haut puis marquez au fer à repasser. Repliez une seconde fois de 1 cm mais par le bas puis marquez au fer. Enfin, repliez une 3e fois afin que les 2 premiers plis soient l’un sur l’autre.
  • Vous obtenez ainsi une bande d’1 cm de tissu. Piquez celle-ci tout le long avec des épingles (mettez-les à l’horizontale par rapport au tissu)
  • Cousez tout le long à +/- 0,3 cm du bord
  • Vous avez votre « ficelle/cordelette » maison

RIP mon très cher dentifrice…

AAAAAAAAAAh, voici la fin … la fin de mon dentifrice. Paix ait sont âme ! Je n’en pouvais plus de le voir se mourir chaque jour. RIP.

Ce qui voulait donc dire que je devais trouver une solution « zéro déchet » ! Plusieurs possibilités étaient possibles : acheter un modèle tout fait (de la marque lamazuna par ex.) ou, plus fun, en faire un moi-même. Et devinez quoi ? Comme j’aime les challenges, j’ai évidemment pris la seconde option !

Internet regorge de possibilités quand vous recherchez « dentifrice zéro déchet ». Une des solutions la plus simple étant l’utilisation de bicarbonate de soude … il faut juste aimer se brosser les dents avec quelque chose qui a un goût salé … trop peu pour moi (quoique quand je serai tellement en manque de chips, ca me tentera peut-être ;p) !

Je me suis donc tournée sur les formules à faire soi-même et j’ai pris celle qui selon moi allait m’offrir le plus de satisfaction : voici la vidéo.

J’ai donc décidé de me lancer dans la confection de mon dentifrice à la menthe poivrée. J’ai trouvé la plupart des ingrédients chez Aroma-zone.

  • de l’argile verte que j’avais acheté il y a plus de 2 ans et que je n’avais jamais utilisée …une honte 😉
  • de l’huile de noix de coco que l’on avait dans notre cuisine
  • du carbonate de calcium
  • du SCI (pour que ca mousse) ou alors du savon noir ou du savon de marseille en copeaux
  • de l’huile essentielle de menthe poivrée (attention à être prudent avec cette HE qui contient des cétones, n’hésitez donc pas à diminuer la quantité proposée dans la recette., à 7 gouttes au lieu de 15 par ex.)

Et le résultat ?

Bon, je dois bien l’avouer, il va falloir s’habituer mais je suis convaincue qu’après quelques jours, mon palet n’y verra que du feu. Ce que j’aime, c’est l’effet longue durée de la menthe qui me donne une « extrême sensation de fraîcheur » (on se croirait dans une pub …).

Le résultat final n’est pas très esthétique. Il ressemble plus à … à quoi donc, je vous laisse juger par vous-même … qu’un dentifrice mais c’est parce que je n’avais pas de moule à mini-cupcakes  comme dans la vidéo et j’ai dû presque utiliser le marteau-pic pour le sortir de son petit récipient.

Question déchet ?

J’ai effectivement dû acheter des produits avec des emballages. Ceci concerne plus particulièrement le carbonate de calcium et le SCI mais vu la mini quantité que je dois utiliser, je vais pouvoir faire plusieurs dentifrices :

  • avec le SCI, je pourrai en faire 5. Je verrai avec le temps si le SCI est indispensable.
  • avec le carbonate, je pourrai en faire 16.

Pour l’huile de coco, je compte l’acheter en plus grand contenant en verre ou en vrac (si je trouve) car nous comptons plus l’utiliser dans notre alimentation.

Prochain test : le même (en plus beau !) à la fraise pour les filles ! Elles veulent déjà me piquer le mien, non mais ça va pas hein !

Petit souvenir rigolo de mon quotidien : le lendemain de mon article paru dans la DH, je croise une amie d’école de ma fille qui était fort excitée par le fait que ma photo était dans le journal. Elle me pose directement comme question :

  • Tu vas faire ton dentifrice toi-même ? Oui.
  • Non, c’est vrai, tu vas faire ton dentifrice ? Mais oui !

Je crois qu’elle n’y a jamais cru. Et bien maintenant, c’est chose faite !

La slow cosmétique, les drogueries et les ateliers

Quand on devient zéro déchet, on apprend aussi à faire beaucoup de choses soi-même : crème visage et soins de corps, savon douche et shampoing, dentifrice, produits d’entretien … on devient un vrai apprenti chimiste 🙂

Voici où vous fournir les produits de base ou faire des ateliers pour apprendre à confectionner ce que vous avez besoin :

Votre adresse préférée ne s’y retrouve pas ? Faites-le moi savoir via ce formulaire en ligne.