Lessive aux feuilles de lierre

 

Quoi ?! Faire de la lessive avec des feuilles de lierres ? Et pourquoi pas avec des épluchures de carottes tant que tu y es ?!

Pourtant, les feuilles de lierre contiennent de la saponine à l’action émulsifiante et détergente, donc peuvent faire une très bonne matière première pour la lessive. L’avantage, c’est que c’est très simple à réaliser et que ça ne coûte pas un euro !

Étapes de réalisation

  1. Prenez une cinquantaine de feuilles que vous aurez veillé à nettoyer à l’eau claire.
  2. Mettez les feuilles préalablement froissées à la main (ou passées au broyeur) dans une casserole avec 1L d’eau.
  3. Laissez bouillir pendant 15 minutes.
  4. Faites infuser les feuilles pendant toute une nuit.
  5. Filtrez la préparation au chinois en pressant bien les feuilles.
  6. Transvasez dans une bouteille.

Conseils :

  • Utilisation : 1 verre à moutarde de ce liquide par machine.
  • Se conserve environ 1 mois.
  • L’aspect très liquide est normal mais ça ne veut pas dire que ça n’a pas d’effet !

Muffins à la peau de banane

 

La phrase « Rien ne se perd tout se transforme » de Lavoisier résonne encore plus dans la cuisine. On y retrouve tant d’aliments qui peuvent vivre plusieurs vies … dont étonnamment, la peau de banane. Non seulement elle est utile dans nos recettes mais est aussi un bon fertilisant, peut être utilisée pour cirer des chaussures en cuir, prévenir des pucerons, etc.

Je vous vois sceptique ! Pour vous convaincre, je vous propose une recette super facile et qui ravira les papilles de toute la famille : le muffin à la peau de banane !

Petit précision de taille : il est recommandé d’utiliser des peaux de banane BIO ! Ça va sans dire 😉

Ingrédients pour une dizaine de muffins

  • 1 peau de banane bio
  • 120 gr de farine
  • 50 gr de sucre de canne
  • 10 cl de lait (éventuellement du lait végétal)
  • 50 gr de beurre (salé) fondu
  • 1 œuf
  • 1 càc de bicarbonate de soude
  • 1 càc de vinaigre de cidre
  • 50 gr pépites de chocolat

Étapes de réalisation

  1. Préchauffez le four à 180°C.
  2. Lavez la peau de banane à l’eau froide. Coupez-en les extrémités puis découpez-la en morceaux et mixez-la avec le beurre fondu et le lait dans un blender.
  3. Ajoutez dans le blender les ingrédients suivants l’un après l’autre : la farine, l’œuf, le sucre, le bicarbonate et le vinaigre.
  4. Mélangez dans le blender jusqu’à l’obtention d’une pâte homogène.
  5. Ajoutez les pépites de chocolat et mélangez un tout petit peu.
  6. Mettez la préparation dans des moules à muffins, en les remplissant à ¾.
  7. Enfournez et cuisez pendant 20 min à 180°C.
  8. Laissez-les refroidir sur une grille à pâtisserie.

Conseils :

  • Vous pouvez doubler les quantités et congeler une partie.
  • N’hésitez pas à mettre des baies de goji, des airelles séchées, des canneberges séchées des noix, etc. à la place des pépites de chocolat pour changer de saveur.
  • Se conserve quelques jours dans une boite en métal ou un bocal en verre.

Protège-cahier zéro déchet

La rentrée des classes à peine passée, voilà que j’attrape des sueurs froides … Rien qu’à l’idée d’entendre le mot plastique, j’ai déjà les boutons qui font irruption sur mon visage, alors imaginez si on y ajoute « recouvre-livre » en plus. C’est pourtant de saison en ce mois de septembre.

Pour contre-carrer cette réalité, j’ai trouvé l’arme infaillible qui me permet de me sentir fraîche comme un gardon à la lecture du journal de classe de nos filles et de ne pas perdre mes moyens lorsque j’y vois écris « Recouvrir les 3 cahiers pour demain. Merci » … Aujourd’hui, nos filles sont équipées de leurs protège-cahiers en tissu et ça le fait !

La première année, ça vous prendra un peu plus de temps pour les confectionner mais par après, je vous assure que vous aurez un sourire bien heureux rien qu’à penser à tous ces parents qui seront en train de passer la nuit à essayer de recoller correctement le film plastique sur les cahiers de leurs enfants tandis que vous, vous siroterez bien tranquillement votre thé les pieds en éventails (gniak gniak, c’est méchant, je sais 😉 !

MATÉRIEL

  • des ciseaux à couture
  • une latte ou un mètre de couturière
  • un marqueur ou un crayon à tissu
  • du tissu
  • une machine à coudre avec du fil
  • un fer à repasser

TAILLE DU TISSU

Selon le format du cahier :

  • A4 (210 mm x 297 mm) :
    • 2 rectangles de 32,5 cm x 15 cm pour les rabats
    • 2 rectangles de 46,5 cm x 32,5 cm pour le dos et l’avant
  • A5 (148 mm x 210 mm)
    • 2 rectangles de 24 cm x 9 cm pour les rabats
    • 2 rectangles de 37 cm x 24 cm pour le dos et l’avant

-> Marges de couture de 0,7 cm incluses

MARCHE A SUIVRE

  1. Coupez le tissu aux dimensions souhaitées.
  2. Faites un ourlet aux rabats en pliant le tissu une première fois d’un côté, dans la hauteur, à 1 cm du bord. Faites un second pli de 1 cm pour obtenir un repli d’1 cm au final. Aplatissez le repli au fer à repasser.
  3. Coudre l’ourlet sur le rabat à 0,5 cm du bord.
  4. Placez les rabats de part (côté gauche) et d’autre (côté droit) sur l’endroit du tissu du dos du cahier (les tissus doivent être « endroit » visibles). Coudre les rabats sur le haut et sur le bas à 0,3 cm du bord, pour les maintenir au dos.
  5. Positionnez l’avant sur le dos en les mettant endroit contre endroit (l’envers du tissu doit être face visible). Coudre tout autour à 0,7 cm du bord et laissez un espace de 7 cm pour permettre de retourner le tissu.
  6. Coupez les coins pour permettre d’avoir des coins bien nets quand le tissu sera retourné.
  7. Retournez le tissu et poussez les coins pour les mettre bien droit.Aidez-vous éventuellement du dos d’un crayon pour pousser le tissu.
  8. Aplatissez les bords du tissu au fer à repasser et faites une couture le long du bord du tissu pour fixer la couture et refermer l’ouverture de 7 cm.
  9. Votre protège-cahier en tissu est prêt !

EN RESUME

protègecahier

Vous ne savez pas coudre ? Ça n’est pas grave, demandez autour de vous si une âme charitable ne peut pas le faire pour vous. Sinon, utilisez des matériaux de récup’ : vieilles cartes routières, journaux ou magazines, etc.

Un festival de tomates en conserve

Conserves_tomatesJe ne sais pas vous mais nous, on raffole des tomates : froides en salade, chaudes en sauce, farcies, etc.  En été, on les mange donc plutôt froide pour profiter de leur magnifique goût acidulé. Qu’elles soient cerises, ovales, rondes, en grappes ou jaunes, on les aime toutes.

Et en hiver, vu notre nouveau mode de vie, on ne s’achète plus de conserves de sauce tomate toute faite. Dès lors, il faut prévoir ! Ainsi, l’année passée, lors de notre voyage en Ardèche, nous avions ramené 10 kg de tomates sans pesticide d’un petit producteur de Saint-Remèze à 1 euro du kilo (oui vous ne rêvez pas !). Cette année, comme on a été juste en quantité, on a décidé de monter à 15 kg que l’on a acheté cette fois-ci en Belgique, chez notre petit producteur de fruits Pom’d’Happy.

Avec la météo qu’il a fait cet été, les tomates arrivent seulement dans nos étals belges, c’est donc le bon moment pour aller chez votre producteur préféré ou au marché et d’acheter une grosse cagette de tomates du pays, de pleine terre et hors serre !

Et que va-t-on en faire de ces tomates, me direz-vous ? Hé bien de la bonne sauce tomate pour vos préparations diverses :  pour vos pizzas, vos pâtes, vos boulettes, vos gratins, etc. On va faire nos propres conserves, comme le faisaien nos grands-mères ! “Oui mais ça va être super compliqué ton truc, ça va me prendre des heures de travail et puis j’ai pas de stérilisateurs”. Stop, stop, stop. Rien de plus simple, tu vas voir.

Ce qu’il faut

  • des tomates
  • des échalotes ou des oignons
  • de l’huile d’olive
  • du sel (et du poivre)
  • (de l’ail)
  • des bocaux vides (à confiture, à mayo, etc.). nous avions des petits et des grands, plus pratique selon nos besoins

Comment s’y prendre ?

  1. Monder les tomates : Késako ? C’est-à-dire les éplucher. Retirez le pédoncule et faites une entaille dans la tomate (une croix). Plongez-la dans une eau frémissante pendant max. 10 sec. Retirez la tomate et mettez-la dans un récipient d’eau froide. Il vous suffit ainsi de retirer la peau à la main ou au couteau (pour info, nous on a pas retiré le pédoncule ni entaillé avant mais c’est juste qu’on est fainéants ;)).
  2. Faire revenir dans un peu d’huile les échalotes ou les oignons dans une grande casserole, bien profonde (pour pouvoir contenir toutes les tomates).
  3. Mettez-y vos tomates mondées et ajoutez un peu de sel. Vous pouvez aussi ajouter de l’ail et du poivre, si vous le voulez. Laissez mijoter pendant une trentaine de minutes.
  4. Mixez la préparation si vous voulez que la sauce soit très lisse ou utilisez le passe-vite si vous voulez qu’elle soit plus épaisse.
  5. Nettoyez préalablement vos bocaux et couvercles soigneusement avec de l’eau bien chaude. Faites-les sécher, retournés, sur un linge propre.
  6. Remplissez vos bocaux de la sauce tomate et refermez-les bien.
  7. Placez vos bocaux dans le four sur le lèchefrite (faites attention que les pots ne se touchent pas). Ajoutez un fond d’eau sur le lèchefrite. Faites chauffer le four à 160-170 degrés et laissez les pots dans le four pendant 20 à 30 min à partir du moment où l’eau est à ébullition. Vous entendrez normalement un “clac” qui vous confirmera que les pots se sont fermés hermétiquement.

Vous pouvez également passer cette étape et faire à la manière des confitures maison : mettre la sauce dans le pot qui aura été ébouillanté préalablement, le refermer et puis le retourner. Le laisser retourné tout le temps de la conservation.

Des étiquette au lait
Fini de devoir s’acharner comme des malades pour décoller les étiquettes de vos pots ! J’ai la solution : des étiquettes collées avec du lait.
Vous découpez des rectangles dans une feuille de brouillon (plus écolo que de prendre une belle feuille blanche), vous y notez la date et le type de conserve.
Avec un pinceau que vous aurez préalablement trempé dans du lait, vous badigeonnez le verso de votre étiquette et vous la posez sur votre pot.
Malin, non ? 😉

Nous conservons nos pots dans notre cave et non à température ambiante.

Avec les amis, les voisins, la famille, mettre en conserve, c’est encore plus fun. Pensez-y !

Buon appetito tutti !

Un moustique, ça pique !

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L’été est sans doute la saison que tout le monde attend avec impatience, la saison des vacances, du soleil, des journées à rallonge, des apéros et des barbec’ entre amis mais aussi, et là on les attend avec moins d’impatience, la saison des moustiques. .. et ça pique !

Je ne sais pas vous, je les attire comme un aimant, et je ne sais pas pourquoi. S’il y en a un dans les parages, la probabilité que je me fasse piquer est à son plus haut niveau. J’ai déjà imaginé tous les plans machiavéliques pour exterminer cet insecte de la terre entière mais en vain.

Alors quand je suis passée au zéro déchet, j’ai bien dû chercher d’autres solutions, si pas pour les expulser sur Mars, pour au moins les tenir à une distance suffisante de moi.

Voici donc mes différents trucs pour limiter au maximum les piqûres. Ne rêver pas, ça ne les empêchera pas de se faire un bon jus de votre sang de temps en temps mais vous arriverez quelque peu à passer entre les mailles des filets.

Le spray anti-moustique

J’utilise un hydrolat de lavande fine mélangé à un hydrolat de géranium rosat (proportion 50/50) et je m’asperge avec dès la tombée de la nuit.

La lavande fine a des propriétés calmantes et anti-douleur. C’est un bon répulsif pour les moustiques mais aussi pour les poux (utile pour les camp scouts). Le géranium rosat offre quant à lui une odeur fraîche et fleurie qui est idéale comme anti-moustique. J’utilise ce spray tant pour me protéger des piqûres que pour apaiser les chatouilles. C’est aussi un spray qui remplace bien les brumisateurs bien chers et bien polluants. Un petit coup de psiiit et vous êtes rafraîchi(e) !

En complément ,et avant d’aller dormir, j’utilise également de l’huile essentielle de citronnelle pure (ou diluée dans un peu d’huile (arnica ou autre) pour les peaux sensibles). Je mets 2-3 gouttes dans mon cou, sur les bras et sur mes jambes ainsi que sur l’oreiller.

Et si vous voulez être encore plus prudent(e), vous pouvez utiliser un diffuseur d’huiles essentielles et faire diffuser dans votre chambre quelques gouttes d’eucalyptus citronné et/ou de citronnelle 15-20 minutes avant d’aller dormir.

Aie, je me suis fait piquer, ça gratouille et ça chatouille

J’ai concocté pour moi et Una – qui a hérité de mon côté aimant à moustiques – un stick calmant à l’aloe vera. Super efficace et très agréable, à toujours avoir dans sa trousse, en voyage ou à la maison.

Les ingrédients

  • 10 ml d’Aloe vera
  • 3 gouttes HE de Lavande aspic (comme antalgique cutanée, anti-inflammatoire et apaisant)
  • 3 gouttes d’HE de Citronnelle (comme anti-inflammatoire et répulsif)
  • 3 gouttes d’HE d’Eucalyptus citronné (comme antidouleur et anti-infectieux)

Préparation :

Versez 10 ml d’aloe vera dans un bol préalablement désinfecté à l’alcool ou à l’eau bouillante. Versez les gouttes d’HE et mélangez avec un petit fouet. Versez le tout dans votre roll-on avec une seringue.

Dans mon cas, j’ai utilisé un roll-on vide. Vous pouvez éventuellement utiliser un flacon pompe.

Précautions d’usage des huiles essentielles :

Les huiles essentielles d’eucalyptus citronné et de citronnelle doivent éventuellement être diluées pour une utilisation sur les peaux sensibles.

Les HE d’eucalyptus citronné et de lavande aspic ne sont pas recommandées en inhalation, ni pour les femmes enceintes, les femmes allaitantes et pour les enfants de moins de 6 ans.

Veillez à respecter le proportions indiquées.

Si fastoche, le détergent lave-vaisselle

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Le jour où je suis arrivée à la dernière pastille lave-vaisselle, j’ai cru que j’allais me décomposer. « Oh mon Dieu, que vais-je faire ? Oh mon Dieu, comment vais-je survivre ? Existe-t-il des solutions zéro déchet pour les lave-vaisselle ? Noooon, ça n’est pas posssiiiiib’ ».

Don’t panic Sylvie. Don’t panic.
Une lueur d’espoir s’ouvrit à moi … la toile et le DIY.

Le DIY (prononcé le “do-en-waaaï”) ! Le do et quoi ?
Oui, le “Do-it-yourself”, ou si vous voulez, en bon français, le “fais soi-même”.

Alors oui, je savais que l’on pouvait faire son produit lessive, ses produits de beauté mais jamais oh grand jamais je ne m’étais dis que l’on pouvait aussi faire son détergent lave-vaisselle.

A ceux qui diraient (et j’en connais, oui oui) que le lave-vaisselle n’est pas super zéro déchet, selon ce que l’on peut lire sur la toile (ok, il y a à boire et à manger), il ressort que l’utilisation du lave-vaisselle est plus économe en eau et en énergie que la vaisselle à la main ! Surtout si on a un lave-vaisselle avec une fonction économique … Voilà qui est dit. Si vous ne me croyez toujours pas, voici un article qui devrait vous éclairer un peu plus sur le sujet 😉

Alors, j’ai cherché, surfé, analysé et après plusieurs tests non concluant, je suis tombée sur Ze recette. L’unique, la vrai. Alléluia, celle qui ne laisse pas de marques ni de gras sur la vaisselle, celle qui est fastoche comme, comme, comme, … fastoche – je ne trouvais pas de rime avec “oche”.

Voici donc Ze recette de détergent pour le lave-vaisselle.
Attention, tenez-vous bien, ça va vite, hein !

Mélangez dans un bocal de 500 ml :

  • 200 gr de cristaux de soude  (carbonate de sodium Na2CO3 – soude en cristaux concentrée) => Attention : ne surtout pas confondre avec de la soude caustique (NaOH) !!!
  • 150 gr de percarbonate de sodium (formule chimique : 2Na2CO3·3H2O2)
  • 200 gr d’acide citrique

Certaines personnes m’ont mentionné avoir une réaction chimique moussante lors du mélange des différents ingrédients pour cette recette. Ceci peut provenir du fait que vous n’utilisez pas les bons ingrédients (ex. cristaux de soude de chez DI). Mes ingrédients proviennent soit de la Droguerie écologique ou soit de mon droguiste. Il faut des ingrédients purs, ce qui n’a pas l’air d’être le cas des cristaux de soude achetés en grandes surfaces, par exemple.

Voila, top-chrono c’est fait ! Fastoche, comme je disais.

Et pour le dosage, rien de plus simple :

  • Vous mettez seulement 2 cuillères à soupe de cette poudre dans le bac à produit de votre lave-vaisselle. Mélangez toujours votre poudre avant de prendre la quantité nécessaire pour veiller à avoir le mélange des 3 ingrédients.
  • Vous n’utilisez pas un cycle froid (faut quand même mettre au min. 50° mais pas besoin de mettre la version ultra bouillante non plus !).
  • Pour le liquide de rinçage, vous zappez le liquide de rinçage chic et super cher et vous le remplacez tout bêtement par du vinaigre d’alcool !
  • Petite astuce de plus : si votre vaisselle est vraiment craca (ou votre lave-vaisselle, ça peut aussi arriver), mettez une cuillère à soupe de bicarbonate de soude en plus dans la machine et il/elle brillera de mille feux !

Conclusion : Malgré que notre expérience ne date plus d’hier, il m’arrive encore souvent de me demander “Comment a-t-on pu nous leurrer si longtemps et nous faire croire que tous ces produits allaient nous rendre la vie plus simple, plus brillante et plus magnifique, le tout pour un prix soi-disant “bon marché ?!”. Etions-nous les dindons de la farce ou juste hypnotisés par des années de publicités mensongères ?

Vous vous demandez certainement où trouver tous ces produits en vrac ou sans emballage pour faire vos produits d’entretien ZD vous-même ? Ne cherchez plus, c’est ici que ça se passe !

Dentifrice maison 2.0 : le nirvana !

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Vous vous souvenez de mon dentifrice maison ? J’en avais réalisé une première version. Malheureusement après plusieurs essais, on trouvait que celui-ci se dégradait de trop. Il n’était pas aussi agréable que la version solide que l’on avait essayé chez Lamazuna.

Comme depuis quelques temps, j’ai découvert les vertus de l‘huile de noix coco tant dans l’alimentation que dans les cosmétiques, j’ai cherché sur le net des recettes de dentifrice à l’huile de coco. Et j’en ai trouvé une super fastoche et super agréable. Le nirvana !

On l’utilise depuis plusieurs mois et on adore son goût, sa texture et la fine pellicule douce et lisse qu’il laisse sur les dents.

Pourquoi l’huile de noix de coco dans un dentifrice ?

L’huile de coco pourrait être appelée l’huile aux 1000 vertus. On lui prête des vertus antibactériennes et antimicrobiennes. Elle peut être consommée en cuisine et, dans la salle de bain, elle peut être utilisée  comme démaquillant, hydratant pour le corps ou pour nourrir les cheveux. Mais ça n’est pas tout ! Elle a des effets très positif sur l’hygiène bucco-dentaire : prévention des caries, blancheur des dents, …

Allez hop, que d’arguments pour vous lancer !

Ze recette

Il vous faut les ingrédients suivants :

  • 3 c. à soupe d’huile vierge de noix de coco solide 
  • ½ c. à soupe de bicarbonate de soude
  • ½ c. à soupe d’argile blanche

Malaxez le tout ensemble avec une spatule ou une petite cuillère. Si l’huile de coco est trop dure, vous pouvez la faire fondre très légèrement afin qu’elle ait la texture d’une pommade.

Vous pouvez ajouter des huiles essentielles pour lui donner un goût plus spécifique :

  • 5 gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée* (pour l’effet fraîcheur et bonne haleine) 
  • 3 gouttes d’huile essentielle de Tea tree (antiseptique)

Il vous suffit de mettre cette préparation dans un pot (en verre) et de la mettre au frigo pendant 2-3 heures (pour que le mélange durcisse bien) et c’est prêt !

Lorsque vous vous brossez les dents, seule une petit noisette suffit. J’utilise un bâtonnet de frisko en bois pour piocher la noisette dans le pot. Par fortes chaleurs, le dentifrice peut devenir liquide. Pas de stress. Mélangez-le un peu et puis remettez-le dans le frigo ou le congélo (mais alors 10-15 minutes) et c’est reparti !

Et pour vos louloutes, me direz-vous ?

Hé bien, après avoir beaucoup réfléchi, tergiversé, procrastiné, stop aux dentifrices chimiques et toxiques (et pleins de perturbateur endocriniens) pour elle aussi ! J’ai donc décidé de les faire passer à ce dentifrice, à une chose près : on a mis de l’HE de fraise à la place de l’HE de menthe poivrée*. Elles adorent ce petit goût acidulé de la fraise et elles se la pètent quand elles vont faire dodos chez les copines !

Et le fluor ? Et bien on a décidé de s’en passer. Y a 2 écoles : ceux disent qu’il en faut absolument, et les autres qui le voient comme un ennemi … J’ai décidé d’écouter mon instinct de mère et de veiller à ce qu’elles aient minimum un contrôle dentaire par an. Le petit plus qui m’a conforté dans mon choix : la conversation que j’ai eu avec Jérémie Pichon de la Famille presque zéro déchet (oui, oui, je sais trop de la claaasse d’avoir une discussion sur le dentifrice avec lui 😉) et qui utilise un dentifrice sans fluor pour ses enfants depuis le début de leur expérience.

Un enfant n’est pas un autre. Soyez toujours vigilant à l’évolution de la dentition de vos enfants et, en cas de doute, consultez votre dentiste.

SOS, ça mousse pas !

Don’t panic, il faut parfois quelques jours pour s’adapter à un dentifrice maison qui ne mousse pas. On nous a tellement habitué à ce que ça mousse, ça mousse et ça mousse qu’après on est tout perdu ! Mais je vous rassure, ça lave bien mieux vos dents que ces dentifrices tout chimique 🙂

*ATTENTION : manipulez les huiles essentielles avec précaution ! La menthe poivrée contient des cétones, elle est donc déconseillée aux enfants et aux femmes enceintes. 

De la lessive à la cendre

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Je suis enfin arrivée à la fin de mes litres de lessive liquide et en poudre. Il est donc temps pour moi de me lancer dans ma lessive maison. J’avais déjà essayé la version liquide mais vu que j’ai voulu utiliser un reste de copeaux de savon de Marseille qui, en réalité n’en était pas réellement vu qu’il y avait de l’huile de palme dedans, je ne trouvais pas le résultat super concluant.

Un jour en discutant avec Mr Carabistouille, on en vient à se demander ce que l’on va bien pouvoir faire des cendres de notre poêle à bois. Il me sort alors tout naturellement “de la lessive”. Je vous laisse imaginer ma tête. .. était-il devenu fou ? (Il se cogne souvent la tête vu qu’il est un peu tête en l’air mais quand même !). Ben non, il me dit que c’est ce que nos ancêtres faisaient.

C’est ainsi que cette idée est restée gravée dans ma tête pour le jour où … et nous y voici !

Pour les sceptiques

  • J’ai consulté pas mal de forums et j’ai trouvé énormément d’articles qui confirment le bon fonctionnement de cette lessive.
  • La cendre contient de la potasse qui est un composé chimique lavant, au même titre que la soude.
  • Cette lessive est totalement naturelle et ne pollue pas.
  • C’est sans doute la lessive qui est la plus économique car elle ne coûte pas un euro. Juste des cendres et de l’eau (de pluie c’est encore mieux :)), rien de plus !
  • Ça fonctionne aussi bien pour les blancs que pour les couleurs. Pour les tâches plus incrustées, un détachant préalable peut être nécessaire  (ce qui est souvent aussi le cas avec les lessives industrielles, gnark gnark).

Comment faire ?

Pour +/- 2 litres de lessive :

  • 300 gr de cendres
  • 2 litres d’eau

Plusieurs possibilités :

  • Avec de l’eau chaude ou froide
  • Avec filtration ou pas

Pour cette première fois,  j’ai procédé comme suit :

  • J’ai tamisé mes cendres à l’aide d’un chinois pour en retirer les gros morceaux  (ceux-ci finiront dans mon compost).
  • J’ai versé les 300 gr de cendres dans une grande bassine
  • J’y ai versé les 2L d’eau froide (la prochaine fois, j’essaierai avec de l’eau chaude. Ca permet de devoir attendre moins longtemps au niveau du décantage …à voir).
  • J’ai laissé décanter pendant 36 h et je ai régulièrement mélangé. On peut réduire au minimum à 24h. Le liquide devient clair.
  • Avec une louche, j’ai récupéré le liquide et je l’ai transvasé dans un ancien bidon de lessive préalable rincé. Malgré que j’aurais préfère la version plus flemmarde, c-à-d sans filtration, j’ai dû me rendre à l’évidence,  le liquide qui en sortait était encore trop chargé en mélasse de cendres. J’ai donc dû utiliser la filtration. Là, si vous aimez jouer le rôle du druide qui prépare la potion magique, ça va vous plaire ! C’est parti pour filter, filter et refilter … ça prend un certain temps. J’ai utilisé un tissu que j’ai mis dans un entonnoir et puis j’ai versé le contenu dans le bidon. Et alléluia, voici ma potion bien limpide et claire !
  • J’ai ajouté 5 gouttes d’huile essentielle (HE) de Tea tree (pour les odeurs et antibactérien) et 10 gouttes de HE de lavande vrai pour que mon linge sente bon la Provence, le tout directement dans le bidon.

La quantité nécessaire : un petit verre à moutarde (15-20 cl) par lessive. J’utilise également du vinaigre blanc comme adoucissant.

Attention, c’est un peu corrosif. Il faut donc éviter d’en mettre sur vos mains.

Les limites

  • Cette lessive ne fonctionne pas avec les taches minérales comme la boue, la terre, … Dans ce cas, il faut détacher préalablement avec du savon de Marseille.
  • A long terme, le linge clair peut se ternir. Il faut donc ajouter dans votre machine du percarbonate de soude (pour le blanc – 1 grosse cuillère à soupe) – à mettre directement dans le tambour avant de mettre le linge – ou du bicarbonate de soude (pour les couleurs). On peut également faire tremper régulièrement les tissus clairs dans de l’eau chaude avec des cristaux de soude.

Voilà,  ça n’est pas si compliqué.  Je vous ferai un petit retour dès que mes 2L auront été vidés !

Et avec le temps, t’en penses quoi ?

Ça fait plus d’un mois que je l’utilise et je n’en suis pas du tout déçue. Mon linge est propre et sent tout bon. Donc c’est banco 😀 !