Et si on vivait un Noël presque zéro déchet ?

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Je n’aime pas les fêtes de fin d’année. Ça commence bien, vous allez me dire.
En réalité, ce que je n’aime pas, c’est plutôt tout le touin-touin qui gravite autour : le stress de l’organisation, les cadeaux, etc.  J’ai le sentiment que Noël est plus devenue une fête commerciale qu’un moment familial de partage.

A l’arrivée de Noël, je ressens une pression de plus en plus forte chaque année.  Dès novembre (j’ai même l’impression que c’est de plus en plus tôt), les mails me rappellent qu’il faut envoyer ma liste de cadeaux à la famille.

Oui mais comment on fait quand on n’a rien besoin ou rien envie ?

J’en venais donc à me forcer à trouver quelques idées à mettre dans cette liste, des choses qui pourraient être utiles mais qui n’étaient pas indispensables …  Et j’en venais presque, Noël à peine passé, à déjà penser à ma liste de l’année suivante et à reporter certains achats (CD, livres …) en prévision de cette fameuse liste pour être sûre d’y mettre des choses que j’avais réellement envie.

Mais tout ça, c’était avant ! Je vous propose de découvrir comment nous gérons notre Noël depuis aujourd’hui…

La liste

Depuis  2 ans, nous avons pris le taureau par les cornes et nous avons osé exprimé le besoin de limiter cette liste, voire de la supprimer. Bon, là pour la seconde option, j’ai du zapper l’idée car il ne faut pas oublier que Noël est une fête familiale et que notre famille n’est pas dans la même philosophie de vie que nous. Toutefois, depuis, nous faisons un tirage au sort et chacun n’offre un cadeau qu’à une seule personne (avant, chacun offrait un cadeau à chacun). On a mis un montant maximum et chacun est libre d’offrir ce qu’il veut à l’autre ou de se baser sur une éventuelle liste. Quel soulagement !

Les cadeaux

Dans notre cas, les cadeaux paraissent incontournables eu coutume à notre famille (même si on a déjà fait une grande étape en diminuant le nombre). Reste que le choix du cadeau est un casse-tête. Faut-il choisir un cadeau de la liste proposée afin de faire plaisir à la personne ou faut-il la surprendre en lui montrant que d’autres types de cadeaux sont possibles, au risque de la/le décevoir ?

Voici quelques idées de cadeaux que vous pouvez mettre dans votre liste ou que vous pourrez glisser sous le sapin.

  1. Vivez : un saut en parachute, un repas en amoureux chez Le locale, une nuit à l’hôtel, une visite d’un musée, un atelier cosmétique chez Les ateliers de Gen’ ou Alma Sana, un atelier créatif chez Fais-le toi même… les possibilités sont variées et nombreuses !
  2. Parrainez : offrez à votre hôte la possibilité d’être parrain/marraine au travers d’associations qui ont du sens : WWF, SOS Village enfants, Infirmiers de rue, Natagora, CliniClowns, Unicef … ou toute autre association qui vous touche ou à laquelle votre hôte sera sensible.
  3. Partagez : remettez un certificat d’exemption à vos proches et demandez-leur de ne pas vous faire un cadeau matériel mais plutôt de vous consacrer du temps, de partager une expérience avec vous, de faire un échange de savoir-faire (couture, cuisine …).
  4. Redonnez vie à des objets utiles qui dorment dans vos placards ou que vous aurez déniché en brocante, sur internet ou dans un magasins de seconde main !
  5. Achetez responsable et choisissez dans la grande variété d’articles éco-labellisés, fairtrade (OXFAM magasins du monde) ou local et belge (Yuman village, Manneke, Wattitude…) ! On peut aussi trouver de chouettes paniers cadeau auprès des magasins de vrac (Roots Store, Grasphopper, C’Green, La main dans le vrac…),  dans certaines herboristeries (Herboristerie de Louise, …) ou certains magasins de cosmétique naturelle (Make Senz …). Et pourquoi pas des vêtements éthiques et durables (WeCo Store, Wonderloop, Natacha Candonici…) ?
  6. Créez un cadeau de vos propres petites menottes. On a tous un don : cuisine, couture, peinture, … cherchez en vous les talents qui sont cachés ! Avec Pinterest, vos idées seront sans limite ! Vous pouvez aussi demander à votre maman de vous tricotez un pull en laine naturelle que vous garderez pour toute votre vie !
  7. Et plein d’autres idées originales !

Et pour les emballer, tu fais comment ?

Les furoshiki sont vraiment une superbe alternative à tous les emballages cadeau en papier. C’est beau, chic et surtout réutilisable à souhait. Et cerise sur le gâteau, ça peut aussi faire partie du cadeau (deux cadeaux en un !). L’important est d’avoir un tissu au format carré. De mon côté, je vais dans les magasins de seconde main ou vintage (comme Melting pot Kilo à la Rue Haute) pour acheter des foulards ou alors j’utilise des chutes de tissus. C’est hyper claaaaasse 🙂

Pour ce qui est des emballages cadeau en papier, doit-on le rappeler que pour produire ce type de papier, même si certains sont produits à partir de papier FSC, on utilise des solvants et des procédés de plastification*, surtout s’il sont plastifiés, métallisés ou pailletés, ce qui les rend non recyclables.  Donc, ils vont directement à la poubelle !

Si toutefois, vous recevez des cadeaux avec emballage, veillez à les déballer délicatement. Ainsi, vous pourrez les réutiliser pour un autre cadeau et leur donner une seconde vie … Rien de plus triste que de se dire qu’un emballage cadeau en papier n’a que quelques secondes de vie, non ?!

Si vous ne pouvez éviter l’emballage cadeau en papier, tournez-vous alors vers du papier Kraft et personnalisez-le vous-même. Vous pouvez aussi utiliser du papier journal ou de vieux magazines  ou encore, inspirez-vous de ces quelques autres alternatives originales ou celles-ci.

Le sapin

Le sapin de Noël fait partie de cette tradition de Noël à laquelle on ne peut (veut) échapper. La décoration, sa lumière clignotante, son odeur d’épicéa en font des souvenirs magiques. Depuis toujours, Mr Zéro Carabistouille a la lourde de tâche du choix du sapin et il aime nous surprendre ! Pour lui, un sapin doit être grand, avoir une odeur marquée et surtout ne pas être placé trop tôt (il ne va d’ailleurs le chercher que quelques jours avant le soir de Noël afin qu’il soit au plus haut de sa forme le jour J !).

Oui mais aujourd’hui, vous faîtes comment alors ?

De mon côté, je suis ouverte aux solutions alternatives et écologiques que sont les sapins faits main en bois de palette ou en bois de récup’. Du côté de Mister, c’est encore trop tôt pour basculer vers ce modèle de sapin. Après moultes discussions, nous irons encore cette année vers un sapin, un VRAI sapin, avec des épines qui tombent et tout et tout. Nous achèterons un sapin solidaire chez Le Silex ou à la ferme Nos Pilifs  où nous soutenons un projet social et cohérent de réinsertion des personnes handicapées, à défaut d’avoir un label raisonné sur les sapins …

Ecoconso a édité un article sur le choix du sapin et de faire la comparaison de l’impact du vrai sapin par rapport au sapin artificiel … Un bon guide pour votre choix. Vous y trouvez également une liste de producteurs de sapins des Ardennes.

Le repas

Le repas de Noël est un moment privilégié pour se faire plaisir et manger de bonnes choses que l’on n’a pas toujours l’habitude d’avoir. Au niveau de l’organisation du repas, nous optons pour deux solutions :

  • soit on divise entre nous les différents plats à préparer et chacun met la main à la pâte (l’un s’occupe de l’apéro, l’autre du plat, etc.)
  • soit on commande auprès d’un traiteur.

Si on opte pour l’option 2, il est primordial de prendre le temps de parler avec votre traiteur et de lui expliquer votre démarche sous peine de vous retrouver avec une multitude de plats en plastique à usage unique ! Notre traiteur nous propose ses plats réutilisables ou on vient avec les nôtres qu’on lui apporte à l’avance !

La table

Pour la table ? Rien de plus simple. On dit STOP à la vaisselle à usage unique ! On sort sa plus belle nappe assortie aux serviettes, le tout en tissu. On met en scène son beau service en porcelaine et on crée un décor tout en nature : pommes de pain, feuilles mortes, morceaux de bois,… Impliquez les enfants, vous verrez, ça sera un moment joyeux et plein de complicité !

Noël doit avant tout être un moment de partage, d’échange et permettre aux familles de vivre des instants magiques autour d’une tradition. Alors Joyeux Noël à tous !

Oh Grand Saint-Nicolas

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Ooooooh Grand Saint-Nicolas, ne me dites pas que vous êtes bientôt là ! Autant, avant notre vie zéro déchet,  vous m’auriez vue tout en stress, déambulant dans les rayons des supermarchés à la recherche des cadeaux pointés par les miss dans le folder promotionnel des grandes chaînes de magasins. Aujourd’hui, notre démarche étant, je m’étonne quelques peu par ma zen attitude et le recul que j’ai sur les demandes de mes demoiselles. Toutefois, il va quand même falloir trouver quelque chose !

J’ai grandi dans le rêve du Grand Saint-Nicolas. Le jour J, notre table à manger débordait de jouets et de friandises. Dur dur dès lors de ne pas vouloir reproduire la même chose maintenant que nous sommes devenus parents. Oui je sais, je casse le mythe, mais non le Grand-Saint n’existe pas ! Ce sont papa et maman qui s’enfilent la carotte à toute allure avant d’aller dormir et qui affonnent le verre de lait ou le verre de bière, c’est selon.

Alors depuis que l’on est passé au zéro déchet, on a dû virer notre cuti et réfléchir à comment nous allions perpétuer cette tradition sans grever notre bilan zéro déchet !

Et tu fais comment alors, me direz-vous !?

Chocolats, spéculoos et confiseries

Hop, direction l’artisan chocolatier du coin à qui l’on demande d’avoir un Saint-Nicolas en chocolat non emballé dans du plastique et que l’on mettra dans une boite ou un sac en tissu (mais attention à ne pas le casser – vous pourrez prétendre que Saint-Nicolas s’est cassé la binette dans la cheminée mais ça ne risque pas de faire rire vos bambins !).

Et si besoin, prévoyez votre visite quelques jours avant le Jour J afin qu’il (le chocolatier) ne vous dise pas : « Je les ai déjà tous emballés, Madame« . Vous pourrez ainsi lui proposer de laisser votre boite et de venir la reprendre dans quelques jours, le temps qu’il fasse une nouvelle fournée.

Dans les magasins de vrac, on trouve assez facilement des spéculoos sans emballage. Mes préférés, ce sont sans conteste Les boudines. On trouve y aussi des chocolats (tablettes ou personnages en chocolat pour l’occasion). Si je ne devais citer qu’un nom, je nommerais Kako qui propose des figurines toutes rigolotes et succulentes. Attention, à la veille des fêtes, ces petits artisans sont pris d’assaut, et vu leur petite production, mieux vaut prévoir et commander dans votre magasin adoré 😉 On en trouve aussi en boulangerie mais il y a de fortes chances que ceux-ci soient déjà emballés, à essayer !

Il est aussi possible de faire soi-même des spéculoos. Cette année, je suis bien motivée d’essayer à nouveau. Car il y a 2 ans, cela ne m’avait pas tout à fait porté chance. J’ai donc boudé pendant une année les speculoos maison. Comme il ne faut jamais perdre espoir, cette fois-ci, je me suis équipée : épices à spéculoos en vrac et moule à saint-nicolas en bois. Si avec ça, je ne réussis pas, je ne comprends pas ! Si vous avez une chouette recette (et surtout facile !) , n’hésitez pas à me la transmettre !!

Pour remplacer les pièces en chocolat, on utilise des smarties ou de grands palets de chocolat ou des pralines que l’on trouve en vrac dans certains magasins. Et pour les cougnous, on file chez son boulanger préféré ou on les fait soi-même, ça ne doit pas être si compliqué :p

Les cadeaux

Chez nous, nous n’avions pas l’habitude d’emballer les cadeaux lors de la Saint-Nicolas. C’était seulement à Noël que les cadeaux étaient mis dans de beaux emballages. Ceci nous facilite donc la tâche pour quelques semaines mais …ne nous réjouissons pas trop vite : Noël n’est pas loin !

Si vous devez trouver une alternative aux emballages en papier, lancez-vous dans les furoshiki, l’art japonais pour emballer et transporter des objets ou des cadeaux. Avec un simple carré de tissu, on peut emballer tout ce que l’on veut et en très peu de temps. Et puis vous faites d’une pierre deux coups : vous offrez 2 cadeaux en un, le cadeau que vous vouliez offrir et un beau foulard par exemple.

furoshiki

Vidéos d’emballage

Pour ce qui est du contenu, le cadeau, les possibilités sont innombrables. Depuis 3 ans, nous proposons des idées d’expérience : une visite au musée, une pièce de théâtre, une sortie au cinéma, un stage de skateboard, une journée dans un parc d’attraction… Nos filles sont ravies par ces cadeaux car elles vivent un moment privilégié avec leurs amis, leur famille. Ce sont des moments qui restent gravés dans leur tête pour toute leur vie, et donc c’est beaucoup moins éphémère que les jouets …

Il est vrai que ce n’est pas toujours possible ou que l’on voudrait quand même leur offrir un petit jouet en plus. Dans ce cas, on opte pour le seconde main. Sur les sites en ligne comme 2ememain ou sur Marketplace de Facebook, on trouve assez facilement le jouet tant convoité. Il faut parfois s’y prendre à l’avance, ou essayer encore et encore (pfff, je vous dis pas le nombre de fois où des Playmobil me sont passés sous le nez !) mais à la fin, avec un peu de patience, on trouve ce que l’on cherchait. Et là, c’est le bonheur ultime !

On peut aussi demander autour de soi si certaines de nos connaissances ne désirent pas revendre ou se débarrasser de certains jouets de leurs enfants devenus plus grands. Les brocantes et magasins de seconde main sont aussi des cavernes d’Ali Baba et permettent de trouver la perle rare.

Seul mot d’ordre : organisation et, si possible, avec un peu d’avance ! La concurrence en pleine “pré-période” Saint-Nicolas est rude ! On risque de croiser des mères hystériques à la recherche du jouet que l’on cherchait aussi et là, … ça risque d’être la GUERRE !

J’aime également offrir des livres ou des BD à mes filles car elles aiment passer des heures à les feuilleter – et accessoirement les lire, noooon, j’rigole ! On trouve énormément de magasins spécialisés dans les livres de seconde main (ex. Pêle-Mêle). Des librairies proposent aussi parfois un rayon de livres en seconde main (ex. la Librairie Ta Page à Etterbeek). Comme pour les jouets, il faudra parfois un peu de patience avant de trouver le tome recherché.

Oui mais si ce sont les grands-parents qui offrent ?

Et bien pas de souci, on les achete à leur place et on se fait rembourser. Voici les arguments qui peuvent les faire flancher :

  • l’argument financier : seconde main = moins cher donc si on veut on peut acheter 2 fois plus plus pour faire plaisir aux petits et adorables petits-enfants.
  • l’argument temps : “Ne vous tracassez pas, on s’en charge comme ça vous avez du temps pour faire autre chose”, ça marche toujours 😉
  • Une bonne liste, à jour

Depuis quelques semaines, j’ai installé sur mon GSM l’application Google Keep. Elle me permet de faire mes listes de courses. Fini les papiers volants que je ne retrouvais de toute façon jamais dans mon sac ou que j’avais oublié sur le comptoir de la cuisine, et qui, on est bien d’accord, n’avaient qu’une durée de vie très limitée (encore faut-il ne pas non plus oublier ou perdre son GSM …).

Cette appli est vraiment géniale car elle me permet de faire mes to do listes, mes listes de courses mais aussi mes listes de cadeaux. Ainsi quand les filles, mon homme, mes amis, etc. me donnent une idée de cadeau, je la note directement dans mon GSM et si l’occasion se présente, à tout hasard, de trouver ZE cadeau tant attendu par mes amis, ma famille et bien je n’attends plus la dernière minute pour l’acheter (et donc j’évite de devoir l’acheter en urgence en neuf !). Je le prends illico presto et je le planque quelque part en attendant. Alors sur ce point, je vous donne un conseil : mettez un petit aide-mémoire dans votre Google keep afin de vous rappeler où vous aurez mis ce trésor. Car les pertes de mémoire à partir d’un âge certain (je ne citerai pas lequel), ça n’est pas une légende !

Allez, à l’année prochaine mon Grand Saint-Nicolas !

Des cloches zéro déchet

Paques

A peine le printemps passé que sonnent déjà les cloches de Pâques. Les bourgeons commencent à sortir de sol, les jonquilles à pointer le bout de leur nez. Mais Pâques, c’est surtout et avant tout l’orgie de chocolat, à s’en faire péter la panse. Nombre de fois, j’ai eu le sentiment de mourir d’une crise de foie à cause du chocolat dont je m’étais empiffré … mais ça c’était avant bien sur !

Aujourd’hui, les choses ont bien changé avec notre démarche zéro déchet. N’en déplaise à ma ligne (hum hum) et à mon estomac. Mais venons-en au côté pratico-pratique de ce changement de paradigme.

La chasse aux oeufs

Hors de question de jeter aux oubliettes cette magnifique tradition car nous avons décidé de virer notre cutie. La chasse aux oeufs c’est sacré, sacrebleu ! On la fera toujours et même en mieux mais …avec moins. Vous me suivez ?

Car si le chocolat sera toujours de la partie, celui-ci ne sera pas là en monticule comme cela pouvait être le cas dans ma famille quand je n’étais pas plus haute que 3 pommes. D’ailleurs, après Pâques, on avait certainement assez de chocolat pour survivre pendant quelques mois à toute éventuelle attaque de l’ennemi !

Ainsi on achète le chocolat chez le chocolatier, dans une boulangerie, dans un magasin bio ou dans un magasin “objectif zéro déchet”. On achète ses œufs, lapins et poulettes en vrac et sans emballage, évidemment. Parfois, il faut juste prévoir et apporter à l’avance ses contenants pour que l’artisan puissent les mettre quand il les préparera.

Alors oui, ça coûte plus cher que les chocolats plein de sucre, sans goût et remplis d’huile de palme dont je ne citerai pas le nom mais ooooh que le goût sera si différent et bon. Quality first ! On achète moins mais mieux !

Et on fait comment pour les disséminer dans le jardin sans emballage, hein ?

Plusieurs possibilités :

  • On utilise de beaux œufs en carton d’époque (comme sur la photo de couverture). C’est super vintage et ca duuuuuure des années !
  • On les met dans des bocaux ou des boîtes en métal
  • On emballe les lapins, les poules et tutti quanti dans un furoshiki … Et si on veut pousser le vice jusqu’au bout, on peut même faire un pliage en forme de “lapin” (voir illustration ci-dessous)
  • On les met dans d’anciens œufs en plastique de cette marque surprise que je ne veux absolument pas citer. Plutôt que de les jeter, on les réutilise mais évidemment, on n’en achète plus ;p

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Et si on ne veut pas mettre le chocolat comme cela dans le jardin, on peut jouer aux petits cailloux. On fait personnaliser à la peinture naturelle – évidemment, hein 😉 – des cailloux par les petits loulous. On les cachera dans le jardin et les œufs et chocolats seront donnés en échange des cailloux.

Pour transporter sa récolte, rien de tel qu’un beau petit panier en osier récupéré chez les grands-parents ou dans le grenier. Et si on n’en a pas, on remplace le sempiternelle sac en plastoc (beurk beurk, pas bien ;)) par un beau sac en tissu de circonstance. Rien de plus simple.

La déco

Pâques rime souvent avec repas et moments en famille. Pour que cet évènement rime aussi avec zéro déchet, on utilise sa belle vaisselle réutilisable, une nappe et des serviettes en tissu.

La déco doit quant à elle rimer avec récup’ et nature. On imagine des éléments fait de ses petites mains, Pinterest recèle d’idées en tout genre. On habille la table avec des éléments naturels que l’on aura récupérés en pleine nature comme des morceaux de bois, des pommes de pin, des noix, des feuilles d’arbre…

Des cadeaux

Dans certains coutumes familiales, les cadeaux font aussi partie de la fête. Bien qu’à mon sens, ce n’est pas une nécessité, si la tradition veut que ça soit le cas, on privilégie les cadeaux de seconde main ou on se tourne vers des cadeaux immatériels comme les expériences : la sortie au musée, le concert en famille, etc.

L’oeuf dur sur le gâteau

Je me rappelle des bons œufs durs que ma maman et ma grand-mère préparaient pour Pâques. Ceux-ci étaient colorés mais avec quel type de peinture, je ne sais pas trop. Pourtant des solutions naturelles et très simples existent : faire cuire ses œufs avec ses légumes ou des épices. Du jaune grâce au curcuma, du rouge avec la betterave, du brun avec l’oignon ou le café, du bleu avec le chou rouge, du vert avec le persil… 

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Photo: Stefan Berger / fotograf-stefan-berger.de

Pour la méthode à suivre, c’est ici.

Oui mais comment on fait avec la tata, la grand-mère, l’ami et les voisins qui n’ont toujours pas pigé que l’on est zéro déchet ?

Hé bien on doit composer avec. Malheureusement, on ne pourra pas les obliger à respecter le “sans emballage” mais on pourra peut-être avec douceur, et par petites touches, leur rappeler que l’on peut faire autrement, quitte à décider de laisser les emballages dans leur poubelle (même sans leur dire ;p). Et qui sait, le franc sera peut-être tombé dans leur tête l’année prochaine. L’espoir fait vivre, non ?

Happy easter à tous !

Défi #9 : RunOwaste, un défi musclé !

RunOwasteEt si pour ce premier défi de l’année, je vous proposais de lier l’utile à l’agréable, et en plus sportif ? 

Une des résolutions du début d’année est souvent de se (re)mettre au sport. Un des sports qui remporte aujourd’hui un vif succès est sans aucun doute la course à pied (jogging). Le nombre d’adeptes explose, un belge sur cinq pratique d’ailleurs ce sport. Il n’y a plus un weekend sans courses ou compétitions en lien avec la course à pied.

Les raisons sont nombreuses et fluctuent en fonction de chacun mais les principales sont sans conteste l’accessibilité et la facilité de la discipline. Après peu de séances d’entrainement, on peut rapidement en sentir les effets positifs, tant pour le corps que pour l’esprit ! Des programmes tels que Je cours pour ma forme permettent à tout un chacun d’oser se lancer dans cette aventure en douceur et sous les conseils d’experts. Et ce qui est chouette c’est qu’on y prend vite plaisir et qu’il devient difficile de s’en passer. En plus, comme le jogging se déroule en extérieur, on prend un bon bol d’air et on peut découvrir de nouveaux paysages.

Coureur des villes, coureur des champs

Mais parfois, lorsque l’on court (et aussi quand on marche évidemment ;), et ce tant en ville qu’à la campagne, on se rend compte que des déchets jonchent ci et là : canettes, sacs plastiques, papiers, … Tant de choses qui, avant notre démarche zéro déchet, ne nous étaient pas visibles. Dès lors, mon homme et moi avons pris l’habitude lors de nos sorties d’entrainement d’en ramasser.

On arrive donc au petit défi que je vous propose de vivre. Celui-ci était dans les cartons depuis plusieurs mois et, aujourd’hui, avec cette nouvelle année, je pense que c’est Ze moment pour le lancer ! GO !

Court-ramasse-court … Forrest !

Si, comme je le proposais dans mon Défi #8 “Je ramasse un déchet par jour, en forme toujours”, on prenait le temps de ramasser les déchets que l’on trouve sur notre chemin tout en faisant notre jogging ? En plus d’ajouter un peu de piment à notre sortie sportive – on ramasse, on court, on ramasse, on court – vive les intervalles ! – on fait un acte citoyen qui a du sens et on protège notre belle planète.

On peut se limiter à un seul déchet par course ou être plus ambitieux et en ramasser plusieurs. Dans ce cas, on peut s’équiper d’un sac léger, idéalement imperméable ou en nylon – les canettes de bière, de soda ou de boissons énergétiques, souvent encore à moitié remplies, seront probablement légion sur votre parcours. Ce sac sera ainsi votre partenaire de course pour récolter un maximum de déchets.

Si l’on n’aime pas avoir un sac quand on court, il est possible de ramasser un déchet à la fois et de le conserver jusqu’à la prochaine poubelle que l’on croise sur son chemin, et ainsi de suite.

Si on veut faire de l’excès de zèle (pourquoi pas ;), on veille à mettre ces déchets dans une poubelle de tri plutôt que dans une poubelle publique.

Et si on ne court pas ? Oh ben pas de problème ! Ce défi est ouvert à tous, que vous fassiez de la marche, de la randonnée, de la marche nordique … il n’y a pas de limite !

Une page et un groupe Facebook “RunOwaste©”

Zéro Carabistouille a créé une page et un groupe Facebook dédié à ce défi, qui est ouvert à tous, pourvu que l’on soit nombreux !

  • Le groupe RunOwaste : pour y postez vos exploits, pour y partager de chouettes images de vos sorties RunOwaste mais aussi pour proposer des sorties RunOwaste dans votre quartier ou votre commune. C’est tellement plus gai de courir ensemble pour un objectif qui fait du bien, non ? Zéro Carabistouille proposera d’ailleurs des sorties dans les prochaines semaines !
  • La page Facebook RunOwaste sera quant à elle alimentée d’idées zéro déchet autour de la course à pied ! Abonnez-vous sans tarder pour ne rien rater !

Et si vous êtes organisateur de courses à pied et jogging, n’hésitez pas à contacter Zéro Carabistouille pour diminuer votre impact déchets sur vos événements ! On a tant d’idées 🙂

Alors, on commence tous dès demain ?

9782390250319CONCOURS : Faites une photo originale de vous lors de votre sortie RunOwaste et remportez peut-être un des 3 exemplaires du livre “Le zéro déchet sans complexes” mis en jeu.

Pour participer :

  • Immortalisez-vous avec votre “butin”. Faites jouer votre créativité ! 🙂
  • Postez votre photo dans le groupe Facebook RunOwaste
  • Taguez votre publication avec #RunOwaste @zerocarabistouille @RunOwaste
  • Partagez-la sur votre mur Facebook !

Le concours se clôture le 31 mars 2018.

Ce défi nous tient énormément à cœur. Partagez, aimez … créons ensemble une réelle communauté RunOwaste !

Ma garde-robe des pas perdus

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Mon mode de déplacement privilégié est le vélo. Déambuler au gré des rues, des avenues, des boulevards, cheveux au vent, m’offre un sentiment de liberté que je ne retrouve nulle part ailleurs.

L’avantage de se mouvoir en vélo est de pouvoir avancer à un rythme qui permet d’admirer, regarder, savourer et… faire de magnifiques découvertes. Très souvent, lors de mes déplacements, je découvre des tas de déchets, de détritus et parfois de vraies mines d’or.

Depuis que je fais le zéro déchet, je ne vois plus les déchets de la même manière, j’ai appris à très vite identifier leur potentiel, à imaginer la seconde vie qu’ils pourraient avoir. Alors quand je vois un tas d’habits ci et là, vous imaginez bien qu’il m’est impossible de ne pas m’arrêter. Ainsi, je prends le temps de zieuter et analyser cette marchandise abandonnée.

J’ai donc déjà trouvé de cette manière, pulls,  t-shirts, jeans, foulards… c’est toujours une surprise de se dire que leurs anciens propriétaires les ont abandonnés telles de vieilles chaussettes – quel mépris, dis donc ! – et n’aient pas pris la peine de les donner à des amis ou de les mettre dans une bulle à vêtements.  

Aaaaaah mais tu vas pas me dire que tu ramasses ses trucs au sol et puis que tu les portes ?! C’est dégueu !

D’abord, je les lave, hein ! Et puis je les essaye. Si en définitive, ceux-ci ne me conviennent pas, je réfléchis à la manière dont je pourrais leur donner une seconde vie. Ils terminent ainsi soit à la bulle à vêtements, soit deviennent de la matière première pour des créations couture car « rien ne se perd, tout se transforme » 🙂

La chaîne de vêtements

Pour vêtir mes filles, de la tête aux pieds, mais aussi au hasard pour moi, j’utilise également la chaîne de vêtements. Par exemple, ma voisine Elodie a une fille, Rose, qui est plus grande que les miennes. Par chance, mes filles ont les mêmes goûts vestimentaires que Rose (ouf ;)). Lorsque ses habits deviennent trop petits, elle en fait don à Una et Naïs et elles en sont ravies ! Dès que ceux-ci seront trop petits, ils iront à leur tour ravir Marlène, notre autre voisine, ou Juliette, la fille de mon amie Sophie … et ainsi de suite. La chaîne de vêtements est ainsi créée !

Du seconde main à l’état neuf

Bien que je ne sois pas une fashion addict, il arrive que je doive m’acheter des vêtements (chaussettes, culottes, … ) car certains de ma garde-robe se sont troués ou complètement usés. Dans ce cas, je me rends dans les boutiques de secondes main. On y trouve un ensemble d’habits qui parfois n’ont même pas encore servis … le tout à un prix souvent très bon marché. Les brocantes de vêtements en ligne, les vide-dressings, les Vintage markets, les puces sont aussi une alternative pour trouver la perle rare.

Mais t’achètes plus rien de neuf, alors ?

Grâce à ces différentes manières de compléter ma garde-robe, j’arrive à combler 80 % de mes besoins vestimentaires. Reste donc 20 % ! Dans ce cas, je me tourne vers le neuf mais tatata pas n’importe lequel et pas n’importe comment, hein !

Tout d’abord, je vais peser « en conscience » la nécessité d’acheter tel ou tel article (refuser et réduire) et souvent, je me rends compte que je peux m’en passer. Dans le cas où je dois malgré tout acheter neuf, je vais alors me tourner vers des marques eco-friendly, durables ou eco-responsables.

Ouaiiiis mais ça coûte un pont, tes trucs écolos bobo là !

Oui souvent – ne nous voilons pas la face 😉 – mais c’est le prix à payer pour porter des vêtements qui sont en phase avec nos valeurs, qui respectent l’environnement mais aussi et surtout, les travailleurs qui sont « derrière » ces vêtements ! Et puis, comme on réfléchit avant d’acheter, que l’on soutient un projet qui a du sens, on est d’autant plus soucieux de ses vêtements. La probabilité de ne pas les porter ou d’en acheter plus qu’il n’en faut est limitée … On va vers la philosophie : « moins mais mieux « !

Et, tes culottes, hé ?!

Hmmm, hé bien actuellement, j’achète mes culottes encore neuves car je ne trouve pas mon bonheur en occas’ mais je dois bien avouer que depuis quelques mois, l’idée de les confectionner moi-même à partir de t-shirts récupérés me titille pas mal … Affaire à suivre ;p

Adresses de friperies et boutiques de vêtements de seconde main

Pour trouver des habits de seconde main, je vous ai concocté une liste non exhaustive d’adresses à Bruxelles et en Wallonie. C’est t’y pas sympa ? 😉
Bonne découverte !

Les dessous de nos vacances

ocean1Rassurez-vous, je ne vais pas me déshabiller tout de suite (quoique)… Je vais d’abord vous parler de nos dernières vacances, celles que nous avons passées en Corse et qui ont été un chamboulement tant par la beauté du paysage que par les dessous de celui-ci.

La Corse est magique : mélange de montagnes et de mer, nature et vie sauvage, grands espaces, météo au top. Un doux rêve, et pourtant…

Dès notre arrivée dans ce paysage magnifique, nous avons été effarés de voir la quantité de déchets qui jonchaient sur les bas côtés des routes. On aurait pu croire à un cas isolé mais malheureusement, ça ne l’était pas. Au grès des kilomètres, cette réalité n’avait de cesse de se confirmer.

Lorsque nous sommes arrivés sur la plage de Porto, quel ne fut pas notre étonnement de voir une mer pleine de plastique, bien loin des clichés que l’on peut voir dans les guides et magazines touristiques. Nageant paisiblement ou se dorant sur le sable fin, des touristes heureux en plein milieu de ces détritus. Drôle (à pleurer …) d’image que cette réalité surréaliste.

Je savais que nos océans étaient terriblement touchés par les déchets mais le voir, là, dans un paysage si féerique m’a rappelé au combien notre nature subit notre soif de « toujours plus ».

Lorsque nous nous sommes rendus sur les îles Lavezzi (près de Bonifacio), site naturel préservé, le constat fut le même. Au bord d’une plage paradisiaque à l’eau transparente et bleue azure, un sable composé de microparticules de plastique mais aussi des déchets dans les fonds marins et sur les bords de plage.

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Des chiffres à faire pâlir

Hydrocarbures, produits chimiques, microparticules de plastique et même des déchets radioactifs, on trouve de tout dans les océans*. Les plages du monde entier sont aujourd’hui infestées de déchets, dont 90 % sont du plastique, avec des conséquences dramatiques sur la faune et la flore. Plus de 2 millions de mammifères et oiseaux par an meurent d’avoir mangés du plastique. A ça s’ajoute le cercle vicieux de l’ingestion du plastique par les animaux que, nous humains, allons mettre dans notre assiette… (je vous laisse imaginer la suite …)

Cette vérité existe aussi chez nous mais voir une telle beauté subir de plein fouet les conséquences de la bêtise consumériste m’a littéralement donné un coup de massue.

Se mobiliser pour un monde plus propre

Sur cette même plage de Porto, nous avons pu aider Eliot, 12 ans, à récolter les déchets flottants au moyen de sa paddle pour éviter que ceux-ci ne continuent à se répandre dans la mer. Un acte volontariste, plein de sens.

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Fort heureusement, par l’engagement de plus en plus de citoyens qui se tournent vers un mode de vie sans déchet mais aussi des projets comme The Ocean Cleanupd’un jeune étudiant néerlandais qui ambitionne de nettoyer les océans, permettrons-nous un jour de limiter (ou stopper, il faut y croire) la contamination de notre belle planète ?

Vidéo intéressante sur la question des plastiques dans les océans  : https://vimeo.com/39574766

(*) Source : https://www.consoglobe.com/plastiques-petrole-oceans-agonisent-dechets-1733-cg

Cunégonde n’est plus …

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Ce 14 juin 2017, Cunégonde nous a quitté …

J’aimerais au travers de cette lettre lui faire part de tout l’amour que nous lui avons porté pendant plus de 6 mois passés ensemble …

Chère Cunégonde,

Tu es arrivée chez nous, par un jour d’hiver. Il ne neigeait pas encore mais le froid piquait tes belles joues blanches, aussi blanches que le lait. Tu étais bien maigre. Lorsque tu as frappé à notre porte et a gentiment demandé si nous pouvions t’héberger pour quelques semaines, je ne savais pas que ceci allait se compter en mois. Tu voulais échapper à ses familles qui n’ont pas de respect pour les personnes de ton espèce. Trop vite, ils les abandonnent, telles ces animaux que l’on oublie sur une aire d’autoroute. D’autres en accumulent tellement chez eux qu’ils ne savent même plus y apporter l’attention nécessaire.

Nos 2 filles, mon mari et moi-même avons pris la peine de t’accueillir avec tout l’amour qu’il se doit. Nous veillions à te donner de bonnes choses à manger et par dessus tout à éviter le plastique, qui aurait pu te faire une indigestion carabinée, ton estomac étant assez fragile.

Petit à petit, j’ai bien senti que quelque chose ne tournait plus rond … Le printemps à nos portes, tu as commencé à sentir un peu trop, et des mouchettes sont venues te piquer les yeux au quotidien. Tu ressemblais à ces magnifiques chevaux de campagne, en plein mois de juillet, lors d’une canicule.

Puis, pour éviter cette attaque perpétuelle que tu vivais, nous avons décidé de te mettre à la cave. Et là, je pense que ce fut, une descente vers les abysses…

Nous ne descendions tout au plus qu’1 à 2 fois par mois pour te nourrir. Nos victuailles devenant trop maigres pour te fournir la nourriture vitale à ton bien-être. Et ce ne sont pas les trouvailles de nos filles qui t’ont ménagées : emballages et bâtons de sucettes, jouets de kinder (merci les cloches ;), gadgets non identifiés de l’école qui finissent dans tes intestins sans que l’on ait pu y faire quelque chose …

Ce qui t’a achevé est sans conteste ce déséquilibre alimentaire : les sachets alimentaires de Nala, notre chat anti-Zéro. Je dois bien me l’avouer, tu es sans doute partie trop vite suite à cet excès. Mais que devais-je faire : choisir entre toi et mon chat qui était là bien avant toi ?

Je tiens à te faire part de ma gratitude plus profonde. Tu laisseras un vide au fond de notre cœur. Puisse la paix éternelle être avec toi.

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Vous l’aurez donc compris … Cunégonde n’est autre que notre poubelle fétiche. Et pour cause, elle ne nous avait plus quittée depuis le 25 novembre 2016 … c’est-à-dire depuis 6 mois, 18 jours, 10 heures, 32 minutes et 43 secondes. Elle pesait 9,1 kg*.

#RIPCUNEGONDE

* Cette poubelle était composée de déchets de désencombrement des chambres des filles et de quelques petits travaux dans la maison, ce qui l’a rendue un peu plus lourde qu’espéré …

Coup de cœur : le Relais du triporteur

relaisfacade“Le Relais du triporteur”, hmmm ça sent bon les vacances,  on se croirait presque en Provence rien que de prononcer ce nom.  Mais le Relais du triporteur c’est quoi en fait : un relais pour randonneurs, un lieu-dit pour les cyclistes ? Nooon. Il s’agit d’un magasin de vrac et zéro déchet situé à Watermael-Boitsfort (au Sud de Bruxelles). Mais ça n’est pas tout! C’est aussi un restaurant, des soirées à thèmes et des ateliers.

A l’origine

J’ai découvert ce lieu bien assez tôt lorsque nous nous sommes lancés dans le zéro déchet. Un petit lieu où les herbes sèchées sont entreposées dans des pots en grés, ou l’on se retrouve dans une petite épicerie sans emballage où tout sent bon. Un petit havre de paix, un peu en dehors du temps.

Le projet a été lancé par Dominique, ex-scénographe, qui avait envie de partager sa passion de la bonne alimentation, tout en prônant le développement durable et la gestion des déchets.

Le Relais du triporteur n’est pas juste à côté de chez moi mais j’aime y aller pendant que ma seconde suit ses cours de dessin à l’Académie qui est à deux pas de là. Je peux y trouver des produits que je ne trouve pas partout comme le sirop d’agave, la moutarde et le ketchup, les pignons de pain, du sel, des  herbes séchées, du chocolat , du bicarbonate, du savon de Marseille en copeaux, du panama… On y trouve aussi des pâtes, des farines, des fruits et légumes, des pains, du vin, du vinaigre, des produits d’entretien, sucre, biscuits,…Le tout en vrac !

Dominique ajoute régulièrement de nouveaux produits et veille à prendre des produits qui soient locaux. Elle réfléchit toujours à l’impact de l’achat de tel ou tel produit dans une approche circulaire. Par exemple, tous les produits achetés en vrac le sont dans des sacs en papier et non en plastique (comme c’est souvent le cas avec le vrac), elle a un compost pour le restaurant et privilégie des produits de saison…

Ici, pas de carte de fidélité. Mais si vous voulez bénéficier d’un prix préférentiel,  on vous invite à soutenir l’ASBL. Ainsi, vous aurez 10 % de réduction lors de vos achats.

Le restaurant

Que vous connaissiez déjà l’épicerie du Relais du triporteur ou pas, il n’est pas évident de voir que juste derrière  (juste derrière le mur de la zone fruits et légumes) il y a un restaurant. Dernièrement, j’y ai été manger avec des amis et nos enfants. Vous auriez dû voir les étoiles dans leurs yeux (et dans les miens d’ailleurs). Ce lieu est visuellement magique et ressemble à une petite guinguette. Les guirlandes lumineuses, les lampes dans les bocaux, le buffet en bois, les tables et les chaises de récupération, les nappes à carreaux. L’ambiance qui s’y dégage vous donne le sentiment d’être accueilli chez des amis proches. Moment convivial assuré !

En plus de l’ambiance, on s’y régale. Ici, pas de flonflons ni de menu à rallonge. Vous mangez sain, bio, local et de saison. Au menu : une entrée ou une soupe et un plat, qui va du plat thématique (veggie le jeudi, Burger le vendredi) à l’assiette variée, soit veggie soit carnée. Les produits utilisés viennent de l’épicerie. Vous pouvez aussi assouvir vos envies de sucré : tarte, crumble, etc. le tout fait maison (et je dois bien l’avouer,  c’est une tuerie !). Les petits ne sont pas oubliés et s’y sentiront comme chez eux. On leur propose le même plat que pour les grands mais en version mini (pas si mini que ça, en fait 😉). Et pour assouvir sa soif, de bons vins bio, de bonnes bières locales et une eau détox (romarin, orange sanguine) ou de l’eau nature qui vous est offerte ! La cuisine est partagée, en tournante, entre 6 jeunes chefs qui se lancent dans l’alimentation saine et durable. De quoi découvrir des saveurs différentes !

Cerise sur le gâteau : le prix défiant tout concurrence. Le lunch est à 14 euros (entrée/soupe et plat). De quoi casser les préjugés que l’on ne peut pas manger bio, local et de saison sans exploser son portefeuille !

Les activités

Sensibiliser ses visiteurs à un mode de consommation différent, faire découvrir une autre manière de cuisiner, venir vivre un moment musical convivial, c’est aussi ça Le Relais du triporteur. Un planning d’activités régulières est proposé comme des ateliers de cuisine pour les enfants, des ateliers de confection de produits d’entretien et DIY, des soirées concert …

Comme vous pouvez le lire, c’est réellement mon coup de cœur. Ce lieu est totalement en phase avec mes valeurs, mon engagement. Aujourd’hui, pour moi, il est essentiel de connaître la provenance des produits que j’achète, de savoir que ceux-ci sont produits dans le respect de l’environnement et du producteur, de soutenir un projet qui a du sens et qui met tout en place pour sensibiliser à un autre monde. Le Relais du triporteur, c’est ça ! Je vous invite à venir découvrir ce lieu : ouvrez la porte du magasin ou du restaurant et vous verrez que vous voudrez très vite y revenir ! Une adresse qui mérite d’être connue, à partager sans modération !

Le Relais du triporteur, 120-124 rue Middelbourg à 1170 Bruxelles (Boitsfort)
www.le-relais-du-triporteur.be ou page Facebook

Crédit photos : Relais du triporteur

Une montagne…de déchets

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L’année passée, nous étions partis au ski. Première année d’expérience zéro déchet à la montagne et le résultat ne fut pas glorieux (jugez-le dans cet article). Cette année, nous avons décidé de mieux nous organiser pour limiter au maximum la quantité de nos déchets.

Alors j’en entends déjà qui crient là-bas à l’arrière « dites donc la famille Zéro Carabistouille, c’est pas top écolo le ski, hein !»

– Ouvrons la parenthèse –

Tout d‘abord, il faut savoir qu’en dehors des vacances au ski, nous ne faisons pas de « grands » voyages. Exit les vacances à l’autre bout de la terre, exit les voyages en avion. On privilégie même les vacances à mobilité douce comme le vélo, c’est dire ! Au niveau des installations, on est d’accord, ça consomme de l’énergie mais dans une grande majorité, l’énergie est produite par les barrages hydroélectriques qui récupèrent les courants générés par l’eau des glaciers. Idem pour les canons à neige qui quant à eux se mettent seulement en route à -5 degrés. Et pour les stations elles-mêmes, qu’on le veuille ou non, elles existent depuis des lustres, elles permettent de faire vivre un grand nombre de personnes pendant la saison et les démanteler/abandonner auraient des conséquences catastrophiques …

– Fermez la parenthèse – 😉

Donc cette année, nous sommes allez à Risoul en France. Mais cette année, nous nous sommes organisés comme des Warriors ! Sachant qu’à la montagne on ne trouve pas facilement de magasins bio et encore moins de magasins de vrac, on a fait nos hollandais (j’rigole hein ;)). On a donc embarqué différents aliments de base  avec nous : pâtes, riz, œufs, yaourts, lait, biscuits maison, noix, charcuterie (le temps de tenir 2 jours), beurre, farine, etc.

Les commerçants du coin

A notre grande surprise, Risoul, petit village de montagne qui n’est réellement actif qu’entre décembre et Pâques et un peu en été, compte 3 bouchers/charcutiers à 2 portes l’un de l’autre et ils vendent à peu près tous la même chose mais à des prix variables. On y trouve aussi 2 petites supérettes : Spar et Proxi, à 3 mètres de distance. Drôle de concurrence.

Pas de surprise au niveau des petits magasins, rien en vrac et pas de bons légumes et fruits sans pesticides … on fera avec ce qu’il nous reste de notre panier d’il y a 2 semaines (oui, nos légumes sans pesticides et sans conservateurs conservent sans aucun problème dans notre frigo pendant plus de 2 semaines. Allez hop, encore un préjugé d’effacé ;)).

Au niveau des bouchers, je dois bien avouer que leur côté un peu rustre (ce sont des montagnards, ils n’ont pas la rigolade facile) me faisait un peu peur. Alors c’est Mr zéro Carabistouille qui s’y est collé. A notre étonnement général, ils ont tous acceptés nos bocaux et boites ! Une victoire. L’un d’eux n’a toutefois pas hésité à ajouter « bon, si vous me faites ça quand il y a du monde, faut pas compter sur moi ». Voilà qui est dit, nous voilà informés ! Bon après, au niveau du tarage de leur balance, pour certains, c’était … si on peut dire … quelque peu laborieux …Il fallait aussi une vigilance de tous les instants car la moindre inattention, hé hop, on se retrouve avec un emballage, un sac, de l’alu, aaaah.

La boulangère s’est assez vite habituée quant à elle. Il est vrai que nos 2 filles qui se faisaient un plaisir d’aller chercher la baguette le matin savent y faire pour le zéro déchet.

On a donc pu acheter de la charcuterie, du fromage, du pain et de la viande sans emballage. Et belle surprise, on y a même trouvé de la confiture, des yaourts et du fromage blanc en vrac d’un petit artisan du coin. Un vrai délice ! Heureusement, j’avais pris 2-3 pots à confiot’ au cas où (on n’est jamais trop prévoyants ;))

Au niveau de nos poubelles …

En dehors des déchets organiques, nous y avons mis :

  • 2 emballages de sucette : ça a permis d’occuper les filles pendant un bon moment du voyage … pas mauvais pour nos oreilles 😉
  • 3 sachets de pâtes lyophilisées qui traînaient depuis bien 2 ans chez nous, l’occas’ de les utiliser vu que les mini-nous en sont dingues … :/
  • Des pansements. Mr Zéro carabistouille s’étant cassé la binette en vélo le week-end précédent notre départ … résultat : une belle brûlure sur la cuisse.
  • Ooooh malheur, oh grand malheur, nous avons craqué. Oui, nous avons pêché. 1 année et 3 mois que nous n’avions plus acheté de paquet de chips … Mais croyez-nous, c’était pour la bonne cause ! Nos filles voulaient fêter leur 2e  et 3e étoile et ce qui leur faisait le plus plaisir était de faire un apéro avec un paquet de chips … En tant que parents, on ne peut refuser cette demande, noooon (et en plus, on en a profité pour en manger aussi quelques-uns ;)) – Promesse du jour : dès notre retour, on se lance dans les chips maison. C’est super fastoche à ce qu’il parait !

Nous n’avons trouvé aucun endroit pour recycler nos déchets organiques. Pour nos poubelles, on avait juste le choix entre : la poubelle pour les emballages, la poubelle pour les papiers et cartons, et la poubelle pour le reste. Et pour notre « or organique », et bien « Non Madame, pas de solution. Vous devez le mettre avec le reste» … hmmm Rester zen, Sylvie. Rester zen …

Quelle douleur de devoir jeter cette matière organique dans la poubelle … on a d’abord pensé aller creuser un trou quelque part pour l’enfouir dans le sol mais nous n’avions pas de pelle et, avec le sol gelé, ça n’était pas gagné à la cuillère à soupe 😉 – et puis on voulait éviter les flics aussi ! On a bien hésité à la reprendre avec nous mais nous ne disposions pas de seau avec couvercle et nous avions donc quelques craintes de devoir subir pendant plus de 12h l’odeur de coquilles d’œufs dur, de gras de viande, etc. dans la voiture … ça se comprend, non ?

La nature a droit au respect

Ce que l’on aime par dessus tout quand nous nous rendons à la montagne, ce sont les paysages, cette nature douce et abrupte, ce son si particulier de l’altitude mais, cette année, nous avons été plus que jamais déçus, voir en colère, de voir autant de déchets (cigarettes jetées à la fin du télésiège, emballages de biscuits, canettes en tout genre …et je passe tous les objets perdus ci et là dans la neige). Avec notre expérience zéro déchet, nos yeux deviennent affûtés pour voir le moindre déchet abandonné. Le paysage prend alors d’autres couleurs. Effet pervers de l’expérience ? Allez savoir !

 

Cachez cette poubelle que je ne saurais voir !

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La photo que vous voyez ci-dessus est l’image que je vois quasi tous les jours en me rendant à mon travail. Oui je travaille, pour ceux qui en doutaient encore ;), et oui parfois la vue varie selon la météo. Il s’agit de l’incinérateur de Bruxelles,  qui se trouve le long du canal. Ce nuage n’arrête jamais … il ne connaît pas de saison.

Autant il y a plus d’un an, je vous avoue que je ne me rendais même pas compte que cette fumée était une partie des “résidus” de nos déchets journalier. Aujourd’hui, j’en ai presque un dégoût.  Cette cheminée représente le vomissement de nos déchets et de notre manque d’attention.

Vous êtes vous déjà posé la question d’où vont vos déchets quand vous déposez vos sacs poubelles devant votre habitation chaque semaine ?

En prenant conscience de nos déchets, on prend conscience qu’il y a un après. .. Il est vrai que notre société a bien été drillée et qu’il est plus facile de nous vendre le fait que nos déchets deviennent de beaux et magiques pulls polaires, des vélos, etc. que de nous montrer la face cachée de l’iceberg. On nous a facilité la vie en augmentant les collectes, on nous fait croire que les emballages sont indispensables pour notre bien-être. .. ne vous êtes-vous jamais dit “tiens, je me suis p’t être fait berner toutes ces années !?

Aujourd’hui le belge génère 430 kg de déchets par an par personne ! 430 kg ! Et imaginez à l’échelle d’une famille, d’un immeuble, d’une rue, d’une ville … ça en donne le tournis !

Notre famille après un an d’expérience zéro déchet ne génère plus que 5 kg de déchets par trimestre et ce pour 4 personnes. Petit calcul rapide : ce qui fait +/- 20 kg par an pour 4, ce qui fait 28 x moins qu’une famille bruxelloise ! Et je sais que cette seconde année va nous permettre de diminuer encore plus nos déchets !

La prévention, tant dans l’aspect écologique que sanitaire, est ZE solution. Le meilleur déchet étant celui qui n’existe pas ! En décidant de limiter vos déchets dès l’acte d’achat vous évitez que les déchets ne doivent trouver une autre vie qui parfois n’est que très limitée ou n’existe même pas !

Vous me direz “ben y a quand même le tri et c’est tout de même une solution, non?!
Oui et non je vous dirais. Il s’agit de la solution ultime si vous n’avez pas pu éviter le déchet. Car bien souvent il existe une ou, encore mieux, DES alternatives !

Je vous propose, lors de vos prochains achats, de tenter une expérience :  

  1. Listez les différents articles que vous devez acheter.
  2. Avant de vous rendre au magasin, réfléchissez aux solutions zéro déchet qui existent pour acheter ces articles : vrac, sans emballage, emballage en verre consigné, …
  3. Lorsque vous vous rendez dans votre supermarché  (même si selon moi, si vous voulez vous lancer dans une démarche plus profonde,  il faudra à terme identifier d’autres lieux pour vos achats), cherchez dans le rayon en question les différentes versions du produit que vous devez acheter sur base de leur emballage. Identifiez celui qui vous paraît être le plus économe (ou nul, ça c’est le top !) en termes de déchets.
  4. Si la solution ultime reste avec un emballage plastique, analysez le type de plastique utilisé : certains étant beaucoup plus néfastes que d’autres, certains se recyclant d’autres pas (voici un article qui devrait vous éclairer sur cette problématique).

Alors, vous avez pris conscience de ce déchet que vous aviez oublié depuis toujours ? Pour moi, ce fut l’élément déclencheur.