Et si on vivait un Noël presque zéro déchet ?

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Copyright : zerocarabistouille.be

Je n’aime pas les fêtes de fin d’année. Ça commence bien, vous allez me dire.
En réalité, ce que je n’aime pas, c’est plutôt tout le touin-touin qui gravite autour : le stress de l’organisation, les cadeaux, etc.  J’ai le sentiment que Noël est plus devenue une fête commerciale qu’un moment familial de partage.

A l’arrivée de Noël, je ressens une pression de plus en plus forte chaque année.  Dès novembre (j’ai même l’impression que c’est de plus en plus tôt), les mails me rappellent qu’il faut envoyer ma liste de cadeaux à la famille.

Oui mais comment on fait quand on n’a rien besoin ou rien envie ?

J’en venais donc à me forcer à trouver quelques idées à mettre dans cette liste, des choses qui pourraient être utiles mais qui n’étaient pas indispensables …  Et j’en venais presque, Noël à peine passé, à déjà penser à ma liste de l’année suivante et à reporter certains achats (CD, livres …) en prévision de cette fameuse liste pour être sûre d’y mettre des choses que j’avais réellement envie.

Mais tout ça, c’était avant ! Je vous propose de découvrir comment nous gérons notre Noël depuis aujourd’hui…

La liste

Depuis  2 ans, nous avons pris le taureau par les cornes et nous avons osé exprimé le besoin de limiter cette liste, voire de la supprimer. Bon, là pour la seconde option, j’ai du zapper l’idée car il ne faut pas oublier que Noël est une fête familiale et que notre famille n’est pas dans la même philosophie de vie que nous. Toutefois, depuis, nous faisons un tirage au sort et chacun n’offre un cadeau qu’à une seule personne (avant, chacun offrait un cadeau à chacun). On a mis un montant maximum et chacun est libre d’offrir ce qu’il veut à l’autre ou de se baser sur une éventuelle liste. Quel soulagement !

Les cadeaux

Dans notre cas, les cadeaux paraissent incontournables eu coutume à notre famille (même si on a déjà fait une grande étape en diminuant le nombre). Reste que le choix du cadeau est un casse-tête. Faut-il choisir un cadeau de la liste proposée afin de faire plaisir à la personne ou faut-il la surprendre en lui montrant que d’autres types de cadeaux sont possibles, au risque de la/le décevoir ?

Voici quelques idées de cadeaux que vous pouvez mettre dans votre liste ou que vous pourrez glisser sous le sapin.

  1. Vivez : un saut en parachute, un repas en amoureux chez Le locale, une nuit à l’hôtel, une visite d’un musée, un atelier cosmétique chez Les ateliers de Gen’ ou Alma Sana, un atelier créatif chez Fais-le toi même… les possibilités sont variées et nombreuses !
  2. Parrainez : offrez à votre hôte la possibilité d’être parrain/marraine au travers d’associations qui ont du sens : WWF, SOS Village enfants, Infirmiers de rue, Natagora, CliniClowns, Unicef … ou toute autre association qui vous touche ou à laquelle votre hôte sera sensible.
  3. Partagez : remettez un certificat d’exemption à vos proches et demandez-leur de ne pas vous faire un cadeau matériel mais plutôt de vous consacrer du temps, de partager une expérience avec vous, de faire un échange de savoir-faire (couture, cuisine …).
  4. Redonnez vie à des objets utiles qui dorment dans vos placards ou que vous aurez déniché en brocante, sur internet ou dans un magasins de seconde main !
  5. Achetez responsable et choisissez dans la grande variété d’articles éco-labellisés, fairtrade (OXFAM magasins du monde) ou local et belge (Yuman village, Manneke, Wattitude…) ! On peut aussi trouver de chouettes paniers cadeau auprès des magasins de vrac (Roots Store, Grasphopper, C’Green, La main dans le vrac…),  dans certaines herboristeries (Herboristerie de Louise, …) ou certains magasins de cosmétique naturelle (Make Senz …). Et pourquoi pas des vêtements éthiques et durables (WeCo Store, Wonderloop, Natacha Candonici…) ?
  6. Créez un cadeau de vos propres petites menottes. On a tous un don : cuisine, couture, peinture, … cherchez en vous les talents qui sont cachés ! Avec Pinterest, vos idées seront sans limite ! Vous pouvez aussi demander à votre maman de vous tricotez un pull en laine naturelle que vous garderez pour toute votre vie !
  7. Et plein d’autres idées originales !

Et pour les emballer, tu fais comment ?

Les furoshiki sont vraiment une superbe alternative à tous les emballages cadeau en papier. C’est beau, chic et surtout réutilisable à souhait. Et cerise sur le gâteau, ça peut aussi faire partie du cadeau (deux cadeaux en un !). L’important est d’avoir un tissu au format carré. De mon côté, je vais dans les magasins de seconde main ou vintage (comme Melting pot Kilo à la Rue Haute) pour acheter des foulards ou alors j’utilise des chutes de tissus. C’est hyper claaaaasse 🙂

Pour ce qui est des emballages cadeau en papier, doit-on le rappeler que pour produire ce type de papier, même si certains sont produits à partir de papier FSC, on utilise des solvants et des procédés de plastification*, surtout s’il sont plastifiés, métallisés ou pailletés, ce qui les rend non recyclables.  Donc, ils vont directement à la poubelle !

Si toutefois, vous recevez des cadeaux avec emballage, veillez à les déballer délicatement. Ainsi, vous pourrez les réutiliser pour un autre cadeau et leur donner une seconde vie … Rien de plus triste que de se dire qu’un emballage cadeau en papier n’a que quelques secondes de vie, non ?!

Si vous ne pouvez éviter l’emballage cadeau en papier, tournez-vous alors vers du papier Kraft et personnalisez-le vous-même. Vous pouvez aussi utiliser du papier journal ou de vieux magazines  ou encore, inspirez-vous de ces quelques autres alternatives originales ou celles-ci.

Le sapin

Le sapin de Noël fait partie de cette tradition de Noël à laquelle on ne peut (veut) échapper. La décoration, sa lumière clignotante, son odeur d’épicéa en font des souvenirs magiques. Depuis toujours, Mr Zéro Carabistouille a la lourde de tâche du choix du sapin et il aime nous surprendre ! Pour lui, un sapin doit être grand, avoir une odeur marquée et surtout ne pas être placé trop tôt (il ne va d’ailleurs le chercher que quelques jours avant le soir de Noël afin qu’il soit au plus haut de sa forme le jour J !).

Oui mais aujourd’hui, vous faîtes comment alors ?

De mon côté, je suis ouverte aux solutions alternatives et écologiques que sont les sapins faits main en bois de palette ou en bois de récup’. Du côté de Mister, c’est encore trop tôt pour basculer vers ce modèle de sapin. Après moultes discussions, nous irons encore cette année vers un sapin, un VRAI sapin, avec des épines qui tombent et tout et tout. Nous achèterons un sapin solidaire chez Le Silex ou à la ferme Nos Pilifs  où nous soutenons un projet social et cohérent de réinsertion des personnes handicapées, à défaut d’avoir un label raisonné sur les sapins …

Ecoconso a édité un article sur le choix du sapin et de faire la comparaison de l’impact du vrai sapin par rapport au sapin artificiel … Un bon guide pour votre choix. Vous y trouvez également une liste de producteurs de sapins des Ardennes.

Le repas

Le repas de Noël est un moment privilégié pour se faire plaisir et manger de bonnes choses que l’on n’a pas toujours l’habitude d’avoir. Au niveau de l’organisation du repas, nous optons pour deux solutions :

  • soit on divise entre nous les différents plats à préparer et chacun met la main à la pâte (l’un s’occupe de l’apéro, l’autre du plat, etc.)
  • soit on commande auprès d’un traiteur.

Si on opte pour l’option 2, il est primordial de prendre le temps de parler avec votre traiteur et de lui expliquer votre démarche sous peine de vous retrouver avec une multitude de plats en plastique à usage unique ! Notre traiteur nous propose ses plats réutilisables ou on vient avec les nôtres qu’on lui apporte à l’avance !

La table

Pour la table ? Rien de plus simple. On dit STOP à la vaisselle à usage unique ! On sort sa plus belle nappe assortie aux serviettes, le tout en tissu. On met en scène son beau service en porcelaine et on crée un décor tout en nature : pommes de pain, feuilles mortes, morceaux de bois,… Impliquez les enfants, vous verrez, ça sera un moment joyeux et plein de complicité !

Noël doit avant tout être un moment de partage, d’échange et permettre aux familles de vivre des instants magiques autour d’une tradition. Alors Joyeux Noël à tous !

Oh Grand Saint-Nicolas

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Ooooooh Grand Saint-Nicolas, ne me dites pas que vous êtes bientôt là ! Autant, avant notre vie zéro déchet,  vous m’auriez vue tout en stress, déambulant dans les rayons des supermarchés à la recherche des cadeaux pointés par les miss dans le folder promotionnel des grandes chaînes de magasins. Aujourd’hui, notre démarche étant, je m’étonne quelques peu par ma zen attitude et le recul que j’ai sur les demandes de mes demoiselles. Toutefois, il va quand même falloir trouver quelque chose !

J’ai grandi dans le rêve du Grand Saint-Nicolas. Le jour J, notre table à manger débordait de jouets et de friandises. Dur dur dès lors de ne pas vouloir reproduire la même chose maintenant que nous sommes devenus parents. Oui je sais, je casse le mythe, mais non le Grand-Saint n’existe pas ! Ce sont papa et maman qui s’enfilent la carotte à toute allure avant d’aller dormir et qui affonnent le verre de lait ou le verre de bière, c’est selon.

Alors depuis que l’on est passé au zéro déchet, on a dû virer notre cuti et réfléchir à comment nous allions perpétuer cette tradition sans grever notre bilan zéro déchet !

Et tu fais comment alors, me direz-vous !?

Chocolats, spéculoos et confiseries

Hop, direction l’artisan chocolatier du coin à qui l’on demande d’avoir un Saint-Nicolas en chocolat non emballé dans du plastique et que l’on mettra dans une boite ou un sac en tissu (mais attention à ne pas le casser – vous pourrez prétendre que Saint-Nicolas s’est cassé la binette dans la cheminée mais ça ne risque pas de faire rire vos bambins !).

Et si besoin, prévoyez votre visite quelques jours avant le Jour J afin qu’il (le chocolatier) ne vous dise pas : « Je les ai déjà tous emballés, Madame« . Vous pourrez ainsi lui proposer de laisser votre boite et de venir la reprendre dans quelques jours, le temps qu’il fasse une nouvelle fournée.

Dans les magasins de vrac, on trouve assez facilement des spéculoos sans emballage. Mes préférés, ce sont sans conteste Les boudines. On trouve y aussi des chocolats (tablettes ou personnages en chocolat pour l’occasion). Si je ne devais citer qu’un nom, je nommerais Kako qui propose des figurines toutes rigolotes et succulentes. Attention, à la veille des fêtes, ces petits artisans sont pris d’assaut, et vu leur petite production, mieux vaut prévoir et commander dans votre magasin adoré 😉 On en trouve aussi en boulangerie mais il y a de fortes chances que ceux-ci soient déjà emballés, à essayer !

Il est aussi possible de faire soi-même des spéculoos. Cette année, je suis bien motivée d’essayer à nouveau. Car il y a 2 ans, cela ne m’avait pas tout à fait porté chance. J’ai donc boudé pendant une année les speculoos maison. Comme il ne faut jamais perdre espoir, cette fois-ci, je me suis équipée : épices à spéculoos en vrac et moule à saint-nicolas en bois. Si avec ça, je ne réussis pas, je ne comprends pas ! Si vous avez une chouette recette (et surtout facile !) , n’hésitez pas à me la transmettre !!

Pour remplacer les pièces en chocolat, on utilise des smarties ou de grands palets de chocolat ou des pralines que l’on trouve en vrac dans certains magasins. Et pour les cougnous, on file chez son boulanger préféré ou on les fait soi-même, ça ne doit pas être si compliqué :p

Les cadeaux

Chez nous, nous n’avions pas l’habitude d’emballer les cadeaux lors de la Saint-Nicolas. C’était seulement à Noël que les cadeaux étaient mis dans de beaux emballages. Ceci nous facilite donc la tâche pour quelques semaines mais …ne nous réjouissons pas trop vite : Noël n’est pas loin !

Si vous devez trouver une alternative aux emballages en papier, lancez-vous dans les furoshiki, l’art japonais pour emballer et transporter des objets ou des cadeaux. Avec un simple carré de tissu, on peut emballer tout ce que l’on veut et en très peu de temps. Et puis vous faites d’une pierre deux coups : vous offrez 2 cadeaux en un, le cadeau que vous vouliez offrir et un beau foulard par exemple.

furoshiki

Vidéos d’emballage

Pour ce qui est du contenu, le cadeau, les possibilités sont innombrables. Depuis 3 ans, nous proposons des idées d’expérience : une visite au musée, une pièce de théâtre, une sortie au cinéma, un stage de skateboard, une journée dans un parc d’attraction… Nos filles sont ravies par ces cadeaux car elles vivent un moment privilégié avec leurs amis, leur famille. Ce sont des moments qui restent gravés dans leur tête pour toute leur vie, et donc c’est beaucoup moins éphémère que les jouets …

Il est vrai que ce n’est pas toujours possible ou que l’on voudrait quand même leur offrir un petit jouet en plus. Dans ce cas, on opte pour le seconde main. Sur les sites en ligne comme 2ememain ou sur Marketplace de Facebook, on trouve assez facilement le jouet tant convoité. Il faut parfois s’y prendre à l’avance, ou essayer encore et encore (pfff, je vous dis pas le nombre de fois où des Playmobil me sont passés sous le nez !) mais à la fin, avec un peu de patience, on trouve ce que l’on cherchait. Et là, c’est le bonheur ultime !

On peut aussi demander autour de soi si certaines de nos connaissances ne désirent pas revendre ou se débarrasser de certains jouets de leurs enfants devenus plus grands. Les brocantes et magasins de seconde main sont aussi des cavernes d’Ali Baba et permettent de trouver la perle rare.

Seul mot d’ordre : organisation et, si possible, avec un peu d’avance ! La concurrence en pleine “pré-période” Saint-Nicolas est rude ! On risque de croiser des mères hystériques à la recherche du jouet que l’on cherchait aussi et là, … ça risque d’être la GUERRE !

J’aime également offrir des livres ou des BD à mes filles car elles aiment passer des heures à les feuilleter – et accessoirement les lire, noooon, j’rigole ! On trouve énormément de magasins spécialisés dans les livres de seconde main (ex. Pêle-Mêle). Des librairies proposent aussi parfois un rayon de livres en seconde main (ex. la Librairie Ta Page à Etterbeek). Comme pour les jouets, il faudra parfois un peu de patience avant de trouver le tome recherché.

Oui mais si ce sont les grands-parents qui offrent ?

Et bien pas de souci, on les achete à leur place et on se fait rembourser. Voici les arguments qui peuvent les faire flancher :

  • l’argument financier : seconde main = moins cher donc si on veut on peut acheter 2 fois plus plus pour faire plaisir aux petits et adorables petits-enfants.
  • l’argument temps : “Ne vous tracassez pas, on s’en charge comme ça vous avez du temps pour faire autre chose”, ça marche toujours 😉
  • Une bonne liste, à jour

Depuis quelques semaines, j’ai installé sur mon GSM l’application Google Keep. Elle me permet de faire mes listes de courses. Fini les papiers volants que je ne retrouvais de toute façon jamais dans mon sac ou que j’avais oublié sur le comptoir de la cuisine, et qui, on est bien d’accord, n’avaient qu’une durée de vie très limitée (encore faut-il ne pas non plus oublier ou perdre son GSM …).

Cette appli est vraiment géniale car elle me permet de faire mes to do listes, mes listes de courses mais aussi mes listes de cadeaux. Ainsi quand les filles, mon homme, mes amis, etc. me donnent une idée de cadeau, je la note directement dans mon GSM et si l’occasion se présente, à tout hasard, de trouver ZE cadeau tant attendu par mes amis, ma famille et bien je n’attends plus la dernière minute pour l’acheter (et donc j’évite de devoir l’acheter en urgence en neuf !). Je le prends illico presto et je le planque quelque part en attendant. Alors sur ce point, je vous donne un conseil : mettez un petit aide-mémoire dans votre Google keep afin de vous rappeler où vous aurez mis ce trésor. Car les pertes de mémoire à partir d’un âge certain (je ne citerai pas lequel), ça n’est pas une légende !

Allez, à l’année prochaine mon Grand Saint-Nicolas !

Un rasage au poil !

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Aujourd’hui, nous allons parler « poils » et ça va décaper sec ou plutôt doux car, après ça, qu’il s’agisse du visage ou de la tête (oui, Mr Zéro Carabistouille fait partie de ceux qui n’ont plus – ou presque plus – que quelques poils sur le caillou ;), votre homme aura la peau lisse et douce comme un bébé ! N’en déplaise aux hipsters !

Une fois n’est pas coutume, cet article sera avant tout dédicacé aux hommes (pas de sexisme évidemment) ! Que les femmes se rassurent, une grande partie de ce qui est expliqué dans l’article s’adresse aussi à elles 😉

Pour se mettre au rasage “naturel et zéro déchet”, il faut s’équiper de différents ustensiles que l’on trouve de plus en plus facilement dans les boutiques de cosmétique naturelle, dans les magasins objectifs zéro déchet, dans certains magasins bios mais aussi chez le « barbier » (oui, ça existe encore et cela revient même !). Généralement l’investissement – n’ayez crainte, vous n’allez pas en perdre un bras, juste quelques poils – vous permettra de tenir plusieurs années si vous privilégiez de la qualité.

1. Le rasoir

Il va sans dire que ni les rasoirs jetables ni les rasoirs à tête rechargeables n’ont leur place dans la routine du rasage zéro déchet. Vous ne jurerez plus que par le rasoir de sécurité (aussi nommé « de sûreté » ou « double edge (DE) »). Oui, comme celui de nos grands-pères. Pourquoi ? Ben tout simplement car il est tout en métal et que les lames aussi. Pas de plastique, zéro, nada !

Mr Zéro Carabistouille utilise un rasoir de sûreté de la marque papillon PARKER 22 R que j’ai acheté chez C’Green à Kraainem. D’autres marques sont aussi réputées : Merkur Solingen, Edwin Jagger

Tout un temps, Mr Zéro Carabistouille se rendait occasionnellement à Jodoigne chez 1Barber. Il y achetait ses différents outils et produits. Il y a reçu de très bons conseils qui l’ont mis assez vite en confiance avec ce nouvel engin, car oui, il faut apprendre à l’apprivoiser, sous peine de ressembler à un gangster tout juste sorti de tôle !

Il est important de prendre un rasoir lourd et qui tient bien dans la main. Ceci offre une meilleur maniabilité et une précision dans les gestes. 

Il existe plusieurs types de lames :

  • Les lames plates conviennent à n’importe quel type de peau. Plutôt conseillée pour les débutants du fait de son utilisation très simple.
  • Les lames obliques créent un mouvement de fauchage et donc un rasage plus agressif. Idéal pour le rasage des barbes épaisses, et ne convient pas aux débutants.

Les lames de Mr Zéro Carabistouille sont des « Gilette 7 o’clock » fournies dans un petit étui en carton.  Elles tiennent entre 1 à 2 mois en fonction de la fréquence d’utilisation. La lame va au recyclage (PMC) lorsqu’elle est trop usée.

Toutes les lames ne conviennent pas à tous les types de rasoirs ! Attention, une nouvelle lame coupe trèèèès fort 😉

2. Le blaireau de rasage

Je vous rassure, vous n’allez pas devoir aller chasser un blaireau en forêt. Je tiens aussi à toute suite stopper les mauvaises langues : non, le blaireau ne pue pas. Il est tout doux et à les poils bien soyeux.

Le blaireau est la brosse utilisée pour appliquer le savon ou crème à barbe sur le visage avant le rasage. Traditionnellement fabriqué en poils de blaireau, il existe aussi en soies de sanglier, en crin de cheval ou encore en poils synthétiques (chouette pour les vegans ;)).

Le blaireau de rasage va permettre de créer une mousse épaisse grâce au savon à barbe ou à la crème à raser :  ce qui permet de bien protéger la peau et d’assouplir les poils avant le rasage, tout en offrant un véritable effet de massage sur la peau.

Il faut privilégier un blaireau de très bonne qualité si on veut le garder longtemps. Mr Zéro Carabistouille a le sien depuis plus de 6 ans. Il est de la marque Muhle (ALL) et l’a acheté chez 1BarberLes blaireaux naturels coûtent souvent plus chers que la version en poils synthétiques mais ils tiennent plus longtemps. Il existe plusieurs autres marques : Edwin Jagger (EN), Kent (EN), Omega (IT), Plisson (FR)… La tête peut généralement être changée quand elle est vraiment trop usée (on ne garde alors que le manche) . Le manche existe en bois, en résine,… ce qui va définir le poids de celui-ci.

Il existe plusieurs qualité de poils de blaireau :

  • Pure bagder (poils purs) : assez épais, ils proviennent du ventre du blaireau.
  • Best badger (poils de blaireau plus fins) : considérés comme des poils de très bonne qualité qui permettent de faire monter la mousse facilement.
  • Silvertip (pointes argentées) : naturellement blancs, ce sont les meilleurs poils mais vu leur souplesse et leur fragilité, ils sont déconseillés aux débutants.

Pour entretenir le blaireau et le garder le plus longtemps possible,  il suffit, après chaque rasage, de bien le rincer à l’eau claire et de le faire sécher la tête en bas. Les liquides qui auraient pu s’introduire dans le manche et à la base des poils pourront ainsi s’écouler.

3. Le savon ou la crème à raser

Exit les bombes de gel ou de mousse à raser pleine de gaz butane et propane, de perturbateurs endocriniens, d’allergènes… On se tourne vers des solutions slow et naturelles. En plus, on fait tant des économies en déchet que dans le portefeuille !

Plusieurs solutions existent, elles dépendent du choix de chacun.

  • La crème à raser : c’est que ce que Mr Zéro Carabistouille préfère. Pour lui, la crème est moins agressive que le savon de rasage. Il tient facilement un an avec un pot (je le rappelle, il se rase la tête et le visage). Sa crème à raser, de la marque Taylor,  est dans un contenant réutilisable (qui devient une boîte à savon, à déodorant solide, etc.). Il préfère la formule à l’aloe vera qui est plus hydratante. Les crèmes à raser ont tendance à donner une protection légèrement supérieure et sont plus pratiques à utiliser car la mousse monte rapidement et simplement, ce qui est idéal pour les débutants.
  • Le savon à raser : c’est ce que les “puristes” préfèrent. Il est économique et permet un contrôle optimale (plus ou moins d’eau en fonction du type de barbe). Toutefois, il nécessite de la technique avant d’être totalement maîtrisé et de pouvoir obtenir une belle mousse. Le savon est peu adapté aux peaux sèches car il ne contient pas d’agent hydratant et peut provoquer une sensation de tiraillement .
  • Le savon d’Alep, le savon de Marseille, le beurre de karité : simple et économique !

Pour acquérir la technique pour faire mousser la crème ou le savon avec un blaireau, il faut parfois un peu de temps pour avoir la main. Persévérance sera donc le maître mot au début 😉

Et avec ça, on ne se met pas d’après-rasage ?

  • Mr Zéro Carabistouille n’utilise pas d’après-rasage car la crème qu’il utilise est suffisamment hydratante. Mais on peut utiliser du gel d’aloe vera pur avec 1 à 2 gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée ou de ciste ladanifère (optionnel).
  • Il est possible d’utiliser du gel d’aloe vera pur ou de l’huile de chanvre aux vertus cicatrisantes et hydratantes.
  • Pour les coupures, Mr Zéro Carabistouille utilise une pierre d’Alun (comme sur la photo).

Petit message aux femmes : si vous voulez convertir votre homme en douceur à la vie zéro déchet, forwardez-lui cet article ;p

Déodorant zéro déchet

Non, je casse tout de suite un mythe : ce n’est pas parce que l’on est zéro déchet, que l’on ne se lave plus et que l’on ne sent plus bon … que du contraire. En autorisant à notre corps à reprendre ses fonctions d’autorégulation, on arrive bien souvent à lui permettre de mieux réguler notre organisme. Il respire mieux.

Car oui, tous les produits craca que l’on utilise dans notre salle de bain ne sont pas les amis de notre santé. Les remplacer par des recettes naturelles avec des ingrédients les plus « bruts » possible est une solution facile, bon marché et bonne pour la santé !

Oui mais comment on fait si malgré tout on transpire et que l’on sent le fennec même après la douche, me direz-vous ? Deux solutions très simples :

  1. On utilise la bonne vieille pierre d’alun qui a fait ses preuves depuis des années (veillez à prendre un pierre d’alun qui ne soit pas synthétique)
  2. On confectionne son propre déodorant car, oui, les déos industriels sont bourrés de parabens mais aussi d’aluminium, reconnus toxiques pour notre corps.

La recette du déodorant solide

Ingrédients

  • 60 gr de bicarbonate de soude
  • 100 gr d’huile de noix de coco
  • 40 gr de fécule de maïs ou d’arrow-root
  • 10 gouttes d’huile essentielle de palmarosa

Préparation

  1. Faites fondre l’huile de coco au bain-marie ou dans une petite casserole
  2. Transvasez là dans un bocal en verre (type pot à confiture)
  3. Versez la fécule/arrow roots et mélangez délicatement
  4. Ajoutez le bicarbonate de soude et mélangez à nouveau
  5. Versez l’huile essentielle et mélangez
  6. Quand il n’y a plus de grumeaux, c’est terminé !
  7. Faite figer le pot dans votre frigo pendant une vingtaine de minutes

Pour l’application, mettez le mélange sur vos doigts et étalez sur vos aisselles.

Ce qui est génial avec cette recette, c’est qu’elle est prêt en 2 temps 3 mouvements et que cela dure pour longtemps ! Idéal pour les pressés ;p

 

 

Dentifrice en poudre

Quand on devient zéro déchet, on se pose naturellement de plus en plus de questions par rapport aux produits de beauté et à leur composition. Saviez-vous que le dentifrice conventionnel contient des substances considérées comme perturbateurs endocriniens ? Il s’agit par exemple du triclosan, présent dans les cosmétiques, les textiles…mais aussi les dentifrices !

Arrivé à la fin de notre dentifrice, nous nous sommes dès lors assez vite tourné vers un dentifrice maison. Notre crainte était de « perdre nos dents » … et après 3 ans d’utilisation, hé bien devinez quoi, on a toujours toutes nos dents ou presque (celles perdues, c’était avant notre démarche ;p). Et il est même validé par notre dentiste !

Voici une recette toute simple et super rapide à préparer. Idéale pour tous les jours ou pour les vacances (quand la version avec l’huile de coco risque de fondre comme neige au soleil en pleine canicule ;))

Ingrédients 

  • 3 cuil. à soupe d’argile blanche
  • 1 cuil. à soupe de bicarbonate de calcium ou de carbonate de calcium (un peu moins abrasif)
  • 5 gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée

Préparation 

  • Mettez tous les ingrédients dans un bocal à confiture préalablement bien nettoyé et séché
  • Secouez ou mélangez à la cuillère afin que la poudre se mélange bien
  • C’est prêt !

Petits conseils d’utilisation

  • Mouillez votre brosse à dents et trempez la pointe de votre brosse dans la poudre
  • Çà ne mousse pas … c’est normal 🙂 – laissez-vous un petit temps d’adaptation
  • Si vous ressentez le moindre problème, arrêtez l’utilisation et consultez votre dentiste. Une bouche n’est pas une autre !

Lessive aux feuilles de lierre

 

Quoi ?! Faire de la lessive avec des feuilles de lierres ? Et pourquoi pas avec des épluchures de carottes tant que tu y es ?!

Pourtant, les feuilles de lierre contiennent de la saponine à l’action émulsifiante et détergente, donc peuvent faire une très bonne matière première pour la lessive. L’avantage, c’est que c’est très simple à réaliser et que ça ne coûte pas un euro !

Étapes de réalisation

  1. Prenez une cinquantaine de feuilles que vous aurez veillé à nettoyer à l’eau claire.
  2. Mettez les feuilles préalablement froissées à la main (ou passées au broyeur) dans une casserole avec 1L d’eau.
  3. Laissez bouillir pendant 15 minutes.
  4. Faites infuser les feuilles pendant toute une nuit.
  5. Filtrez la préparation au chinois en pressant bien les feuilles.
  6. Transvasez dans une bouteille.

Conseils :

  • Utilisation : 1 verre à moutarde de ce liquide par machine.
  • Se conserve environ 1 mois.
  • L’aspect très liquide est normal mais ça ne veut pas dire que ça n’a pas d’effet !

Muffins à la peau de banane

 

La phrase « Rien ne se perd tout se transforme » de Lavoisier résonne encore plus dans la cuisine. On y retrouve tant d’aliments qui peuvent vivre plusieurs vies … dont étonnamment, la peau de banane. Non seulement elle est utile dans nos recettes mais est aussi un bon fertilisant, peut être utilisée pour cirer des chaussures en cuir, prévenir des pucerons, etc.

Je vous vois sceptique ! Pour vous convaincre, je vous propose une recette super facile et qui ravira les papilles de toute la famille : le muffin à la peau de banane !

Petit précision de taille : il est recommandé d’utiliser des peaux de banane BIO ! Ça va sans dire 😉

Ingrédients pour une dizaine de muffins

  • 1 peau de banane bio
  • 120 gr de farine
  • 50 gr de sucre de canne
  • 10 cl de lait (éventuellement du lait végétal)
  • 50 gr de beurre (salé) fondu
  • 1 œuf
  • 1 càc de bicarbonate de soude
  • 1 càc de vinaigre de cidre
  • 50 gr pépites de chocolat

Étapes de réalisation

  1. Préchauffez le four à 180°C.
  2. Lavez la peau de banane à l’eau froide. Coupez-en les extrémités puis découpez-la en morceaux et mixez-la avec le beurre fondu et le lait dans un blender.
  3. Ajoutez dans le blender les ingrédients suivants l’un après l’autre : la farine, l’œuf, le sucre, le bicarbonate et le vinaigre.
  4. Mélangez dans le blender jusqu’à l’obtention d’une pâte homogène.
  5. Ajoutez les pépites de chocolat et mélangez un tout petit peu.
  6. Mettez la préparation dans des moules à muffins, en les remplissant à ¾.
  7. Enfournez et cuisez pendant 20 min à 180°C.
  8. Laissez-les refroidir sur une grille à pâtisserie.

Conseils :

  • Vous pouvez doubler les quantités et congeler une partie.
  • N’hésitez pas à mettre des baies de goji, des airelles séchées, des canneberges séchées des noix, etc. à la place des pépites de chocolat pour changer de saveur.
  • Se conserve quelques jours dans une boite en métal ou un bocal en verre.

Protège-cahier zéro déchet

La rentrée des classes à peine passée, voilà que j’attrape des sueurs froides … Rien qu’à l’idée d’entendre le mot plastique, j’ai déjà les boutons qui font irruption sur mon visage, alors imaginez si on y ajoute « recouvre-livre » en plus. C’est pourtant de saison en ce mois de septembre.

Pour contre-carrer cette réalité, j’ai trouvé l’arme infaillible qui me permet de me sentir fraîche comme un gardon à la lecture du journal de classe de nos filles et de ne pas perdre mes moyens lorsque j’y vois écris « Recouvrir les 3 cahiers pour demain. Merci » … Aujourd’hui, nos filles sont équipées de leurs protège-cahiers en tissu et ça le fait !

La première année, ça vous prendra un peu plus de temps pour les confectionner mais par après, je vous assure que vous aurez un sourire bien heureux rien qu’à penser à tous ces parents qui seront en train de passer la nuit à essayer de recoller correctement le film plastique sur les cahiers de leurs enfants tandis que vous, vous siroterez bien tranquillement votre thé les pieds en éventails (gniak gniak, c’est méchant, je sais 😉 !

MATÉRIEL

  • des ciseaux à couture
  • une latte ou un mètre de couturière
  • un marqueur ou un crayon à tissu
  • du tissu
  • une machine à coudre avec du fil
  • un fer à repasser

TAILLE DU TISSU

Selon le format du cahier :

  • A4 (210 mm x 297 mm) :
    • 2 rectangles de 32,5 cm x 15 cm pour les rabats
    • 2 rectangles de 46,5 cm x 32,5 cm pour le dos et l’avant
  • A5 (148 mm x 210 mm)
    • 2 rectangles de 24 cm x 9 cm pour les rabats
    • 2 rectangles de 37 cm x 24 cm pour le dos et l’avant

-> Marges de couture de 0,7 cm incluses

MARCHE A SUIVRE

  1. Coupez le tissu aux dimensions souhaitées.
  2. Faites un ourlet aux rabats en pliant le tissu une première fois d’un côté, dans la hauteur, à 1 cm du bord. Faites un second pli de 1 cm pour obtenir un repli d’1 cm au final. Aplatissez le repli au fer à repasser.
  3. Coudre l’ourlet sur le rabat à 0,5 cm du bord.
  4. Placez les rabats de part (côté gauche) et d’autre (côté droit) sur l’endroit du tissu du dos du cahier (les tissus doivent être « endroit » visibles). Coudre les rabats sur le haut et sur le bas à 0,3 cm du bord, pour les maintenir au dos.
  5. Positionnez l’avant sur le dos en les mettant endroit contre endroit (l’envers du tissu doit être face visible). Coudre tout autour à 0,7 cm du bord et laissez un espace de 7 cm pour permettre de retourner le tissu.
  6. Coupez les coins pour permettre d’avoir des coins bien nets quand le tissu sera retourné.
  7. Retournez le tissu et poussez les coins pour les mettre bien droit.Aidez-vous éventuellement du dos d’un crayon pour pousser le tissu.
  8. Aplatissez les bords du tissu au fer à repasser et faites une couture le long du bord du tissu pour fixer la couture et refermer l’ouverture de 7 cm.
  9. Votre protège-cahier en tissu est prêt !

EN RESUME

protègecahier

Vous ne savez pas coudre ? Ça n’est pas grave, demandez autour de vous si une âme charitable ne peut pas le faire pour vous. Sinon, utilisez des matériaux de récup’ : vieilles cartes routières, journaux ou magazines, etc.

Film alimentaire réutilisable : bee’ wrappy !

beewrappy

Quand nous avons démarré notre démarche zéro déchet, il y a des produits pour lesquels je me suis dit que je ne savais pas du tout comment j’allais faire sans : l’essuie-tout (ou sopalin pour nos amis français), le papier toilette, … et l’aluminium.

Et pourtant, il existe une solution très simple, super écologique et bien plus belle que l’alu ou le film étirable pour protéger ses aliments. Il s’agit du film alimentaire réutilisable fait à partir de cire d’abeilles. Et si on est vegan, on peut même le faire avec de la cire de soja.

Je pensais aussi qu’il ne serait pas possible de le faire soi-même. Encore une fausse idée ! Avec un carré de tissu, de la cire d’abeille et un fer à repasser, c’est fait en un tourne-main !

Voici la méthode à suivre :

 

Matériel :

  • Un carré de tissu en coton pas trop épais
  • De la cire d’abeille en paillette ou à râper
  • 2 feuilles de papier cuisson réutilisables
  • Une paire de ciseaux de couture
  • Une latte
  • Un marqueur ou un crayon
  • Une planche ou une protection pour la table
  • Un fer à repasser

Étapes de réalisation

1 : Découpez un carré de 30×30 cm (ou de la taille désirée) dans votre tissu. Pour une meilleure finition et éviter l’effilochage du tissu, vous pouvez cranter les bords de votre tissu aux ciseaux cranteurs

2 : Posez le carré de tissu sur la première feuille de papier cuisson

3 : Eparpillez ensuite des pépites de cire d’abeille partout sur le tissu. Équilibrez bien la quantité de pépites !

4 : Placez le second papier cuisson sur le tissu.

5 : Repassez à température “coton”. La cire fond. Astuce : il est inutile de repasser l’arrière du tissu, car la cire le traverse et imperméabilise les deux côtés. Si besoin, remettre des pépites sur les zones non couvertes.

6  : Laissez refroidir pendant 5 minutes. Retirez les feuilles de cuisson et laissez sécher votre bee’wrappy une petite heure.

Conseils :

  • Se lave à l’eau froide avec une éponge ou un chiffon humide.
  • Ne pas mettre en machine !
  • Les marques qui se forment avec les plis sont normales.
  • Après plusieurs utilisations, il faudra peut-être enduire à nouveau votre tissu de cire.
  • Eviter d’utiliser le bee’wrappy par fortes chaleurs.
  • Peut également se réaliser avec un four (à la place du fer à repasser).
  • Les feuilles de papier cuisson utilisées pour les bee’wrappy s’utilisent plusieurs fois pour produire d’autres bee’wrappy.
  • On peut utiliser des techniques d’origami pour faire d’astucieuses pochettes comme sur la vidéo.

Vidéo réalisée en collaboration avec Alors On change.

Back to school … à vélo !

vélo6Le décompte est lancé … 3-2-1 Goooo, c’est la rentrée. Comme toujours, il faut courir pour les fournitures scolaires, il faut remplir tous les papelards administratifs, etc. Mais pour cette rentrée, je mets tous ces tracas au placard car je veux vous parler de tout autre chose …

Ah tiens tu nous parles pas des articles et objets pour une rentrée zéro déchet, cette fois-ci ?

Non, je vais plutôt aborder une manière zéro déchet, zéro émission de CO² pour se rendre à l’école … j’ai nommé le VÉLO ! Ça change un peu, non ? Ne soyez pas déçu(e), si vous cherchez des trucs & astuces pour une rentrée au top et zéro déchet, c’est ici que ça se passe, mais avant lisez quand même mon article ci-dessous ;p

Le vélo chez nous, c’est un mode de vie. On l’utilise pour aller au travail, pour faire les courses, comme sport (surtout Monsieur), pour les vacances mais aussi pour aller à l’école, dès le plus jeune âge.

J’en vois déjà qui changent de tête en se disant “Non mais t’es dingue, c’est pour tuer ton gosse ça. Tu te rends pas compte des chauffards sur la route. Non, je peux pas, c’est trop risqué !”. Hopopopop, on se calme, on respire bien fort et on reprend ses esprits. Je vais vous donner tous les conseils pour que cela se passe le mieux du monde, faites-moi confiance 😉

Avant de rentrer dans les infos plus pratico-pratiques du vélo comme moyen de locomotion, je pense qu’il n’est pas inutile de briser les clichés que beaucoup de personnes ont sur la pratique du vélo. Même si je dois avouer qu’en ayant sillonné différents pays à vélo, je peux dire que la Belgique francophone est loin derrière avec ses infrastructures pour les cyclistes, pratiquer le vélo de manière régulière offre énormément d’avantages :

  • Bon pour la santé : du vélo tous les jours, en forme toujours. C’est indéniable. On a le moral et c’est bon pour le cœur et pour prévenir des maladies cardio-vasculaires.
  • Moins polluant, y a pas photo. Zéro émission de gaz à effet de serre. Tout ce fait à la force des mollets.
  • Plus sain … Etonnant, non ? Et pourtant, quand on se déplace en voiture, on emprunte souvent les grands axes, plus fréquentés, l’habitacle de la voiture se remplit donc des gaz d’échappement des voitures voisines. En vélo, on emprunte des rues avec moins de trafic et on est moins longtemps exposé à la pollution. Un cycliste est ainsi deux à cinq fois moins exposé à la pollution qu’un automobiliste dont l’habitacle est trois à cinq fois plus pollué que l’air extérieur !
  • Rapide. Pour des distances de moins de 10 km, le vélo est tout aussi rapide que la voiture : merci les SUL (sens unique limité), pas d’embouteillage…
  • Parking aisé : pendant que l’automobiliste cherchera pendant 15-20 minutes une place, vous pourrez siroter tranquillement votre petit apéro en terrasse en attendant 😉

Dans cet article, je vais me focaliser sur le déplacement en vélo avec des enfants. Mais il va sans dire que beaucoup de choses expliquées ci-dessous s’appliquent aussi pour les adultes.

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L’EQUIPEMENT

Pour se lancer, il faut tout d’abord un équipement de base :

  1. Le vélo

Il vous faut d’abord un vélo (ben oui, sinon ça roule moins bien). Idéalement, si ce vélo devient votre allié de tous les jours, il vaut mieux le prendre de bonne qualité. On trouve assez facilement des vélos en occasion, soit via un commerçant, soit via les sites de petites annonces ou les brocantes. Si vous ne vous y connaissez pas, le jour où vous pensez avoir trouvé la perle rare, demandez à votre pote fana de bike de vérifier le vélo et de vous donner son visa.

Attention à la taille car il y en a plusieurs. Il vaut mieux prendre un vélo qui pourra un peu évoluer avec l’enfant (avec tige de selle et guidon ajustables en hauteur) sous peine de devoir le changer les mois qui suivent. Les tailles enfants varient entre 10 et 24 pouces (taille des roues). Privilégiez un vélo léger et solide (cadre alu ou acier)  pour que l’enfant prenne plaisir et se sente parfaitement à l’aise. Un vélo trop lourd risque de décourager l’enfant assez vite. Il doit aussi pouvoir facilement monter et descendre du vélo sous peine de le voir rapidement se prendre une gamelle.

Pour les enfants qui ne savent pas encore rouler en vélo, il existe plein de possibilités pour transporter bébé ou loulou : un bakfiets (vélo avec un “bac” à l’avant qui permet de mettre les enfants assis confortablement), un siège bébé sur le porte bagage, un follow-me (on attache le vélo de l’enfant à son vélo)… A l’époque, nous avions opté pour une charrette à l’arrière du vélo : la Chariot Corsaire XL pour 2 enfants. On l’utilisait comme charrette vélo mais aussi comme poussette. Elle était très confortable (sièges rembourrés, possibilité de mettre un hamac bébé, suspensions…) et assez large pour 2 enfants. Elle disposait aussi d’un petit coffre à l’arrière pour y mettre les sacs, courses, etc.. Pendant nos voyages vélo, c’était la seconde maison de nos filles. Le Gracq a édité un dossier sur le transport des enfants à vélo.

La draisienne est une bonne formule pour apprendre à l’enfant à gérer son équilibre et, dans beaucoup de cas, l’enfant ne passe même plus par des petites roues (stabilisateurs) lorsqu’il passe sur un vélo à pédales. Pour des distances maison-école (si l’école n’est pas trop loin), c’est une bonne solution pour l’entre deux âges.

Si la mécanique vélo n’est pas votre fort, n’hésitez pas à faire réaliser un entretien de votre vélo auprès de votre marchand de vélos préféré.

Enfin, vérifiez régulièrement la pression des pneus, un pneu trop peu gonflé frotte plus et avance moins bien et surtout crève plus facilement (la pincette des montées de trottoir).

  1. Le casque

Le port du casque,  même s’il n’est pas (encore) obligatoire en Belgique, est indispensable, tant pour les enfants que les adultes. Pour nous, pas de casque, pas de vélo ! Il existe beaucoup de marques différentes mais tant qu’à faire du vélo autant le faire avec style. Exit les casques conventionnels, vive le fun. Depuis plusieurs années, nous avons opté pour les casques de la marque Nutcase. En plus d’avoir un choix très large de motifs et de tailles, ils sont très bons en terme de sécurité : ils englobent bien la tête car “I love my Brain” (comme le dit leur slogan). On peut régler la taille du casque avec un système de molette arrière pour qu’il tienne bien à la tête et évolue avec l’âge de l’enfant. D’ailleurs chacun de nous en a un ! Ce qui est chouette également c’est que c’est un casque multisports : on peut l’utiliser pour le vélo, la trottinette, le skate-board, le roller …

  1. Le matériel de visibilité

Le nombre de vélos en ville mais aussi à la campagne ne cesse d’augmenter. De plus, les vélos électriques, de plus en plus présents, offrent une plus large latitude pour les plus longues distances ou pour les personnes qui désirent un peu plus de confort. Ainsi, les automobilistes sont de plus en plus habitués à rouler en présence de vélos. Toutefois, la Belgique francophone est réellement à la traîne en terme d’aménagements du territoire pour les vélos : encore trop de peu de réelles pistes cyclables, trop de routes dégradées … Par exemple, nous sommes allé en Autriche cet été. C’est le PARADIS des cyclistes : des pistes cyclables même au milieu de nulle part, des pistes aussi larges qu’une bande de circulation et en zones sécurisées ! Y a donc encore du travail.

Il est donc essentiel d’être le plus visible (et audible) possible, comme par exemple :

  • en portant une vareuse fluorescente
  • avec un éclairage avant (blanc) et arrière (rouge) en état de marche
  • avec des catadioptres sur les roues et sur les pédales ainsi que des bandes réfléchissantes sur les vêtements et sacs
  • en évitant de porter des vêtements foncés
  • avec une sonnette sur le vélo
  • etc.
  1. Les vêtements de pluie ou d’hiver

Étrangement c’est quand on décide de faire du vélo quotidiennement que l’on se rend compte qu’en Belgique il ne pleut pas autant que la légende le prétend ! Et puis, on peut très souvent adapter le moment de son départ ou s’équiper d’un bon K-way pour les jours pluvieux. En hiver, le port de gants et de vêtements chauds n’est pas inutile pour se protéger du froid. Ainsi, on peut utiliser sa petite reine pendant les 4 saisons !

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L’APPRENTISSAGE ET L’ORGANISATION

Maintenant que vous êtes bien équipé, vous pouvez vous lancer sur les routes de l’école avec vos enfants. Toutefois, je comprends que cela peut paraitre stressant, surtout au début. Je conseille donc d’y aller par étapes et de suivre les conseils suivants :

  • Prenez le temps de parcourir les panneaux de circulation avec votre enfant, sous forme ludique, pour lui apprendre ce qu’il peut faire et ce qu’il ne peut pas faire : au travers d’un jeu de reconnaissance des panneaux, en répétant les consignes de sécurité, etc.
  • Testez plusieurs fois le chemin vers l’école, surtout un jour où vous êtes cool, sans stress et idéalement lorsqu’il y a peu de circulation (un dimanche par ex.). Voyez comment votre enfant se comporte et adapter le chemin si nécessaire. Parfois il est plus intéressant de rallonger un peu celui-ci afin de passer par des rues moins fréquentées. Testez également la conduite en période nocturne et/ou par temps pluvieux.
  • Vérifier que votre enfant sache freiner.
  • Au début, laissez votre enfant rouler sur le trottoir. C’est d’ailleurs autorisé par le code de la route : jusqu’à 9 ans et avec des roues (hors pneus) de max. 50 cm de diamètre, les enfants sont autorisés à rouler sur le trottoir. Il est aussi autorisé aux autres d’utiliser le trottoir lorsque :
    • la piste cyclable n’existe pas ou n’est pas praticable
    • la route n’est pas située en agglomération (donc jamais en ville …)
    • si l’on se trouve à droite par rapport à la direction que l’on prend (donc  jamais sur le trottoir de gauche).
  • Lorsque l’on utilise le trottoir, bien prévenir les enfants qu’ils doivent être prudents avec les piétons. Je veille aussi à remercier les piétons qui leur cèdent le passage. Ça permet souvent d’adoucir le regard des plus récalcitrants.
  • Lorsqu’il y a des carrefours/croisements, je veille à me mettre dans le passage pour faire protection à mes enfants qui traversent et rendre leur passage plus visible.
  • Roulez au rythme du plus lent pour éviter de se distancer et pouvoir donner un coup de pouce au besoin.
  • Rouler à 2 de front est autorisé, cependant on risque de se faire frôler d’un peu trop près par les voitures. Je privilégie de rouler en ligne, à la queue leu-leu, avec l’adulte en dernière position et légèrement plus excentré afin de prendre un empattement plus important sur la route et de faire rempart pour les enfants.
  • Gaffe aux trams qui sont toujours prioritaires et surtout aux passages de rails, les roues doivent toujours bien couper les rails et ne pas être trop parallèles sinon, c’est la gamelle assurée.
  • Certaines écoles organisent des formations ou brevets « vélo », des « vélobus » pour aller et rentrer de l’école, des stages pour apprendre à rouler en vélo … Renseignez-vous également auprès du Gracq et de Pro Vélo.

Maintenant, il n’y a plus qu’à … A vos vélos !

Des liens intéressants pour aller plus :