Back to school … à vélo !

vélo6Le décompte est lancé … 3-2-1 Goooo, c’est la rentrée. Comme toujours, il faut courir pour les fournitures scolaires, il faut remplir tous les papelards administratifs, etc. Mais pour cette rentrée, je mets tous ces tracas au placard car je veux vous parler de tout autre chose …

Ah tiens tu nous parles pas des articles et objets pour une rentrée zéro déchet, cette fois-ci ?

Non, je vais plutôt aborder une manière zéro déchet, zéro émission de CO² pour se rendre à l’école … j’ai nommé le VÉLO ! Ça change un peu, non ? Ne soyez pas déçu(e), si vous cherchez des trucs & astuces pour une rentrée au top et zéro déchet, c’est ici que ça se passe, mais avant lisez quand même mon article ci-dessous ;p

Le vélo chez nous, c’est un mode de vie. On l’utilise pour aller au travail, pour faire les courses, comme sport (surtout Monsieur), pour les vacances mais aussi pour aller à l’école, dès le plus jeune âge.

J’en vois déjà qui changent de tête en se disant “Non mais t’es dingue, c’est pour tuer ton gosse ça. Tu te rends pas compte des chauffards sur la route. Non, je peux pas, c’est trop risqué !”. Hopopopop, on se calme, on respire bien fort et on reprend ses esprits. Je vais vous donner tous les conseils pour que cela se passe le mieux du monde, faites-moi confiance 😉

Avant de rentrer dans les infos plus pratico-pratiques du vélo comme moyen de locomotion, je pense qu’il n’est pas inutile de briser les clichés que beaucoup de personnes ont sur la pratique du vélo. Même si je dois avouer qu’en ayant sillonné différents pays à vélo, je peux dire que la Belgique francophone est loin derrière avec ses infrastructures pour les cyclistes, pratiquer le vélo de manière régulière offre énormément d’avantages :

  • Bon pour la santé : du vélo tous les jours, en forme toujours. C’est indéniable. On a le moral et c’est bon pour le cœur et pour prévenir des maladies cardio-vasculaires.
  • Moins polluant, y a pas photo. Zéro émission de gaz à effet de serre. Tout ce fait à la force des mollets.
  • Plus sain … Etonnant, non ? Et pourtant, quand on se déplace en voiture, on emprunte souvent les grands axes, plus fréquentés, l’habitacle de la voiture se remplit donc des gaz d’échappement des voitures voisines. En vélo, on emprunte des rues avec moins de trafic et on est moins longtemps exposé à la pollution. Un cycliste est ainsi deux à cinq fois moins exposé à la pollution qu’un automobiliste dont l’habitacle est trois à cinq fois plus pollué que l’air extérieur !
  • Rapide. Pour des distances de moins de 10 km, le vélo est tout aussi rapide que la voiture : merci les SUL (sens unique limité), pas d’embouteillage…
  • Parking aisé : pendant que l’automobiliste cherchera pendant 15-20 minutes une place, vous pourrez siroter tranquillement votre petit apéro en terrasse en attendant 😉

Dans cet article, je vais me focaliser sur le déplacement en vélo avec des enfants. Mais il va sans dire que beaucoup de choses expliquées ci-dessous s’appliquent aussi pour les adultes.

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L’EQUIPEMENT

Pour se lancer, il faut tout d’abord un équipement de base :

  1. Le vélo

Il vous faut d’abord un vélo (ben oui, sinon ça roule moins bien). Idéalement, si ce vélo devient votre allié de tous les jours, il vaut mieux le prendre de bonne qualité. On trouve assez facilement des vélos en occasion, soit via un commerçant, soit via les sites de petites annonces ou les brocantes. Si vous ne vous y connaissez pas, le jour où vous pensez avoir trouvé la perle rare, demandez à votre pote fana de bike de vérifier le vélo et de vous donner son visa.

Attention à la taille car il y en a plusieurs. Il vaut mieux prendre un vélo qui pourra un peu évoluer avec l’enfant (avec tige de selle et guidon ajustables en hauteur) sous peine de devoir le changer les mois qui suivent. Les tailles enfants varient entre 10 et 24 pouces (taille des roues). Privilégiez un vélo léger et solide (cadre alu ou acier)  pour que l’enfant prenne plaisir et se sente parfaitement à l’aise. Un vélo trop lourd risque de décourager l’enfant assez vite. Il doit aussi pouvoir facilement monter et descendre du vélo sous peine de le voir rapidement se prendre une gamelle.

Pour les enfants qui ne savent pas encore rouler en vélo, il existe plein de possibilités pour transporter bébé ou loulou : un bakfiets (vélo avec un “bac” à l’avant qui permet de mettre les enfants assis confortablement), un siège bébé sur le porte bagage, un follow-me (on attache le vélo de l’enfant à son vélo)… A l’époque, nous avions opté pour une charrette à l’arrière du vélo : la Chariot Corsaire XL pour 2 enfants. On l’utilisait comme charrette vélo mais aussi comme poussette. Elle était très confortable (sièges rembourrés, possibilité de mettre un hamac bébé, suspensions…) et assez large pour 2 enfants. Elle disposait aussi d’un petit coffre à l’arrière pour y mettre les sacs, courses, etc.. Pendant nos voyages vélo, c’était la seconde maison de nos filles. Le Gracq a édité un dossier sur le transport des enfants à vélo.

La draisienne est une bonne formule pour apprendre à l’enfant à gérer son équilibre et, dans beaucoup de cas, l’enfant ne passe même plus par des petites roues (stabilisateurs) lorsqu’il passe sur un vélo à pédales. Pour des distances maison-école (si l’école n’est pas trop loin), c’est une bonne solution pour l’entre deux âges.

Si la mécanique vélo n’est pas votre fort, n’hésitez pas à faire réaliser un entretien de votre vélo auprès de votre marchand de vélos préféré.

Enfin, vérifiez régulièrement la pression des pneus, un pneu trop peu gonflé frotte plus et avance moins bien et surtout crève plus facilement (la pincette des montées de trottoir).

  1. Le casque

Le port du casque,  même s’il n’est pas (encore) obligatoire en Belgique, est indispensable, tant pour les enfants que les adultes. Pour nous, pas de casque, pas de vélo ! Il existe beaucoup de marques différentes mais tant qu’à faire du vélo autant le faire avec style. Exit les casques conventionnels, vive le fun. Depuis plusieurs années, nous avons opté pour les casques de la marque Nutcase. En plus d’avoir un choix très large de motifs et de tailles, ils sont très bons en terme de sécurité : ils englobent bien la tête car “I love my Brain” (comme le dit leur slogan). On peut régler la taille du casque avec un système de molette arrière pour qu’il tienne bien à la tête et évolue avec l’âge de l’enfant. D’ailleurs chacun de nous en a un ! Ce qui est chouette également c’est que c’est un casque multisports : on peut l’utiliser pour le vélo, la trottinette, le skate-board, le roller …

  1. Le matériel de visibilité

Le nombre de vélos en ville mais aussi à la campagne ne cesse d’augmenter. De plus, les vélos électriques, de plus en plus présents, offrent une plus large latitude pour les plus longues distances ou pour les personnes qui désirent un peu plus de confort. Ainsi, les automobilistes sont de plus en plus habitués à rouler en présence de vélos. Toutefois, la Belgique francophone est réellement à la traîne en terme d’aménagements du territoire pour les vélos : encore trop de peu de réelles pistes cyclables, trop de routes dégradées … Par exemple, nous sommes allé en Autriche cet été. C’est le PARADIS des cyclistes : des pistes cyclables même au milieu de nulle part, des pistes aussi larges qu’une bande de circulation et en zones sécurisées ! Y a donc encore du travail.

Il est donc essentiel d’être le plus visible (et audible) possible, comme par exemple :

  • en portant une vareuse fluorescente
  • avec un éclairage avant (blanc) et arrière (rouge) en état de marche
  • avec des catadioptres sur les roues et sur les pédales ainsi que des bandes réfléchissantes sur les vêtements et sacs
  • en évitant de porter des vêtements foncés
  • avec une sonnette sur le vélo
  • etc.
  1. Les vêtements de pluie ou d’hiver

Étrangement c’est quand on décide de faire du vélo quotidiennement que l’on se rend compte qu’en Belgique il ne pleut pas autant que la légende le prétend ! Et puis, on peut très souvent adapter le moment de son départ ou s’équiper d’un bon K-way pour les jours pluvieux. En hiver, le port de gants et de vêtements chauds n’est pas inutile pour se protéger du froid. Ainsi, on peut utiliser sa petite reine pendant les 4 saisons !

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L’APPRENTISSAGE ET L’ORGANISATION

Maintenant que vous êtes bien équipé, vous pouvez vous lancer sur les routes de l’école avec vos enfants. Toutefois, je comprends que cela peut paraitre stressant, surtout au début. Je conseille donc d’y aller par étapes et de suivre les conseils suivants :

  • Prenez le temps de parcourir les panneaux de circulation avec votre enfant, sous forme ludique, pour lui apprendre ce qu’il peut faire et ce qu’il ne peut pas faire : au travers d’un jeu de reconnaissance des panneaux, en répétant les consignes de sécurité, etc.
  • Testez plusieurs fois le chemin vers l’école, surtout un jour où vous êtes cool, sans stress et idéalement lorsqu’il y a peu de circulation (un dimanche par ex.). Voyez comment votre enfant se comporte et adapter le chemin si nécessaire. Parfois il est plus intéressant de rallonger un peu celui-ci afin de passer par des rues moins fréquentées. Testez également la conduite en période nocturne et/ou par temps pluvieux.
  • Vérifier que votre enfant sache freiner.
  • Au début, laissez votre enfant rouler sur le trottoir. C’est d’ailleurs autorisé par le code de la route : jusqu’à 9 ans et avec des roues (hors pneus) de max. 50 cm de diamètre, les enfants sont autorisés à rouler sur le trottoir. Il est aussi autorisé aux autres d’utiliser le trottoir lorsque :
    • la piste cyclable n’existe pas ou n’est pas praticable
    • la route n’est pas située en agglomération (donc jamais en ville …)
    • si l’on se trouve à droite par rapport à la direction que l’on prend (donc  jamais sur le trottoir de gauche).
  • Lorsque l’on utilise le trottoir, bien prévenir les enfants qu’ils doivent être prudents avec les piétons. Je veille aussi à remercier les piétons qui leur cèdent le passage. Ça permet souvent d’adoucir le regard des plus récalcitrants.
  • Lorsqu’il y a des carrefours/croisements, je veille à me mettre dans le passage pour faire protection à mes enfants qui traversent et rendre leur passage plus visible.
  • Roulez au rythme du plus lent pour éviter de se distancer et pouvoir donner un coup de pouce au besoin.
  • Rouler à 2 de front est autorisé, cependant on risque de se faire frôler d’un peu trop près par les voitures. Je privilégie de rouler en ligne, à la queue leu-leu, avec l’adulte en dernière position et légèrement plus excentré afin de prendre un empattement plus important sur la route et de faire rempart pour les enfants.
  • Gaffe aux trams qui sont toujours prioritaires et surtout aux passages de rails, les roues doivent toujours bien couper les rails et ne pas être trop parallèles sinon, c’est la gamelle assurée.
  • Certaines écoles organisent des formations ou brevets « vélo », des « vélobus » pour aller et rentrer de l’école, des stages pour apprendre à rouler en vélo … Renseignez-vous également auprès du Gracq et de Pro Vélo.

Maintenant, il n’y a plus qu’à … A vos vélos !

Des liens intéressants pour aller plus :

Un commentaire sur « Back to school … à vélo ! »

  1. Bonjour,
    Comme vélo sympathique pour conduire les enfants à l’école, il y a également le bike43: vélo avec deux sièges enfants ou grands enfants à l’arrière.
    Conception belge et construction au maximum européen.
    Nous l’avons depuis presque un an et c’est vraiment super.

    J'aime

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