Dentifrice maison 2.0 : le nirvana !

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Vous vous souvenez de mon dentifrice maison ? J’en avais réalisé une première version. Malheureusement après plusieurs essais, on trouvait que celui-ci se dégradait de trop. Il n’était pas aussi agréable que la version solide que l’on avait essayé chez Lamazuna.

Comme depuis quelques temps, j’ai découvert les vertus de l‘huile de noix coco tant dans l’alimentation que dans les cosmétiques, j’ai cherché sur le net des recettes de dentifrice à l’huile de coco. Et j’en ai trouvé une super fastoche et super agréable. Le nirvana !

On l’utilise depuis plusieurs mois et on adore son goût, sa texture et la fine pellicule douce et lisse qu’il laisse sur les dents.

Pourquoi l’huile de noix de coco dans un dentifrice ?

L’huile de coco pourrait être appelée l’huile aux 1000 vertus. On lui prête des vertus antibactériennes et antimicrobiennes. Elle peut être consommée en cuisine et, dans la salle de bain, elle peut être utilisée  comme démaquillant, hydratant pour le corps ou pour nourrir les cheveux. Mais ça n’est pas tout ! Elle a des effets très positif sur l’hygiène bucco-dentaire : prévention des caries, blancheur des dents, …

Allez hop, que d’arguments pour vous lancer !

Ze recette

Il vous faut les ingrédients suivants :

  • 3 c. à soupe d’huile vierge de noix de coco solide 
  • ½ c. à soupe de bicarbonate de soude
  • ½ c. à soupe d’argile blanche

Malaxez le tout ensemble avec une spatule ou une petite cuillère. Si l’huile de coco est trop dure, vous pouvez la faire fondre très légèrement afin qu’elle ait la texture d’une pommade.

Vous pouvez ajouter des huiles essentielles pour lui donner un goût plus spécifique :

  • 5 gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée* (pour l’effet fraîcheur et bonne haleine) 
  • 3 gouttes d’huile essentielle de Tea tree (antiseptique)

Il vous suffit de mettre cette préparation dans un pot (en verre) et de la mettre au frigo pendant 2-3 heures (pour que le mélange durcisse bien) et c’est prêt !

Lorsque vous vous brossez les dents, seule une petit noisette suffit. J’utilise un bâtonnet de frisko en bois pour piocher la noisette dans le pot. Par fortes chaleurs, le dentifrice peut devenir liquide. Pas de stress. Mélangez-le un peu et puis remettez-le dans le frigo ou le congélo (mais alors 10-15 minutes) et c’est reparti !

Et pour vos louloutes, me direz-vous ?

Hé bien, après avoir beaucoup réfléchi, tergiversé, procrastiné, stop aux dentifrices chimiques et toxiques (et pleins de perturbateur endocriniens) pour elle aussi ! J’ai donc décidé de les faire passer à ce dentifrice, à une chose près : on a mis de l’HE de fraise à la place de l’HE de menthe poivrée*. Elles adorent ce petit goût acidulé de la fraise et elles se la pètent quand elles vont faire dodos chez les copines !

Et le fluor ? Et bien on a décidé de s’en passer. Y a 2 écoles : ceux disent qu’il en faut absolument, et les autres qui le voient comme un ennemi … J’ai décidé d’écouter mon instinct de mère et de veiller à ce qu’elles aient minimum un contrôle dentaire par an. Le petit plus qui m’a conforté dans mon choix : la conversation que j’ai eu avec Jérémie Pichon de la Famille presque zéro déchet (oui, oui, je sais trop de la claaasse d’avoir une discussion sur le dentifrice avec lui 😉) et qui utilise un dentifrice sans fluor pour ses enfants depuis le début de leur expérience.

Un enfant n’est pas un autre. Soyez toujours vigilant à l’évolution de la dentition de vos enfants et, en cas de doute, consultez votre dentiste.

SOS, ça mousse pas !

Don’t panic, il faut parfois quelques jours pour s’adapter à un dentifrice maison qui ne mousse pas. On nous a tellement habitué à ce que ça mousse, ça mousse et ça mousse qu’après on est tout perdu ! Mais je vous rassure, ça lave bien mieux vos dents que ces dentifrices tout chimique 🙂

*ATTENTION : manipulez les huiles essentielles avec précaution ! La menthe poivrée contient des cétones, elle est donc déconseillée aux enfants et aux femmes enceintes. 

Coup de cœur : le Relais du triporteur

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A l’origine

J’ai découvert ce lieu bien assez tôt lorsque nous nous sommes lancés dans le zéro déchet. Un petit lieu où les herbes sèchées sont entreposées dans des pots en grés, ou l’on se retrouve dans une petite épicerie sans emballage où tout sent bon. Un petit havre de paix, un peu en dehors du temps.

Le projet a été lancé par Dominique, ex-scénographe, qui avait envie de partager sa passion de la bonne alimentation, tout en prônant le développement durable et la gestion des déchets.

Le Relais du triporteur n’est pas juste à côté de chez moi mais j’aime y aller pendant que ma seconde suit ses cours de dessin à l’Académie qui est à deux pas de là. Je peux y trouver des produits que je ne trouve pas partout comme le sirop d’agave, la moutarde et le ketchup, les pignons de pain, du sel, des  herbes séchées, du chocolat , du bicarbonate, du savon de Marseille en copeaux, du panama… On y trouve aussi des pâtes, des farines, des fruits et légumes, des pains, du vin, du vinaigre, des produits d’entretien, sucre, biscuits,…Le tout en vrac !

Dominique ajoute régulièrement de nouveaux produits et veille à prendre des produits qui soient locaux. Elle réfléchit toujours à l’impact de l’achat de tel ou tel produit dans une approche circulaire. Par exemple, tous les produits achetés en vrac le sont dans des sacs en papier et non en plastique (comme c’est souvent le cas avec le vrac), elle a un compost pour le restaurant et privilégie des produits de saison…

Ici, pas de carte de fidélité. Mais si vous voulez bénéficier d’un prix préférentiel,  on vous invite à soutenir l’ASBL. Ainsi, vous aurez 10 % de réduction lors de vos achats.

Le restaurant

Que vous connaissiez déjà l’épicerie du Relais du triporteur ou pas, il n’est pas évident de voir que juste derrière  (juste derrière le mur de la zone fruits et légumes) il y a un restaurant. Dernièrement, j’y ai été manger avec des amis et nos enfants. Vous auriez dû voir les étoiles dans leurs yeux (et dans les miens d’ailleurs). Ce lieu est visuellement magique et ressemble à une petite guinguette. Les guirlandes lumineuses, les lampes dans les bocaux, le buffet en bois, les tables et les chaises de récupération, les nappes à carreaux. L’ambiance qui s’y dégage vous donne le sentiment d’être accueilli chez des amis proches. Moment convivial assuré !

En plus de l’ambiance, on s’y régale. Ici, pas de flonflons ni de menu à rallonge. Vous mangez sain, bio, local et de saison. Au menu : une entrée ou une soupe et un plat, qui va du plat thématique (veggie le jeudi, Burger le vendredi) à l’assiette variée, soit veggie soit carnée. Les produits utilisés viennent de l’épicerie. Vous pouvez aussi assouvir vos envies de sucré : tarte, crumble, etc. le tout fait maison (et je dois bien l’avouer,  c’est une tuerie !). Les petits ne sont pas oubliés et s’y sentiront comme chez eux. On leur propose le même plat que pour les grands mais en version mini (pas si mini que ça, en fait 😉). Et pour assouvir sa soif, de bons vins bio, de bonnes bières locales et une eau détox (romarin, orange sanguine) ou de l’eau nature qui vous est offerte ! La cuisine est partagée, en tournante, entre 6 jeunes chefs qui se lancent dans l’alimentation saine et durable. De quoi découvrir des saveurs différentes !

Cerise sur le gâteau : le prix défiant tout concurrence. Le lunch est à 14 euros (entrée/soupe et plat). De quoi casser les préjugés que l’on ne peut pas manger bio, local et de saison sans exploser son portefeuille !

Les activités

Sensibiliser ses visiteurs à un mode de consommation différent, faire découvrir une autre manière de cuisiner, venir vivre un moment musical convivial, c’est aussi ça Le Relais du triporteur. Un planning d’activités régulières est proposé comme des ateliers de cuisine pour les enfants, des ateliers de confection de produits d’entretien et DIY, des soirées concert …

Comme vous pouvez le lire, c’est réellement mon coup de cœur. Ce lieu est totalement en phase avec mes valeurs, mon engagement. Aujourd’hui, pour moi, il est essentiel de connaître la provenance des produits que j’achète, de savoir que ceux-ci sont produits dans le respect de l’environnement et du producteur, de soutenir un projet qui a du sens et qui met tout en place pour sensibiliser à un autre monde. Le Relais du triporteur, c’est ça ! Je vous invite à venir découvrir ce lieu : ouvrez la porte du magasin ou du restaurant et vous verrez que vous voudrez très vite y revenir ! Une adresse qui mérite d’être connue, à partager sans modération !

Le Relais du triporteur, 120-124 rue Middelbourg à 1170 Bruxelles (Boitsfort)
www.le-relais-du-triporteur.be ou page Facebook

Crédit photos : Relais du triporteur

Une montagne…de déchets

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L’année passée, nous étions partis au ski. Première année d’expérience zéro déchet à la montagne et le résultat ne fut pas glorieux (jugez-le dans cet article). Cette année, nous avons décidé de mieux nous organiser pour limiter au maximum la quantité de nos déchets.

Alors j’en entends déjà qui crient là-bas à l’arrière « dites donc la famille Zéro Carabistouille, c’est pas top écolo le ski, hein !»

– Ouvrons la parenthèse –

Tout d‘abord, il faut savoir qu’en dehors des vacances au ski, nous ne faisons pas de « grands » voyages. Exit les vacances à l’autre bout de la terre, exit les voyages en avion. On privilégie même les vacances à mobilité douce comme le vélo, c’est dire ! Au niveau des installations, on est d’accord, ça consomme de l’énergie mais dans une grande majorité, l’énergie est produite par les barrages hydroélectriques qui récupèrent les courants générés par l’eau des glaciers. Idem pour les canons à neige qui quant à eux se mettent seulement en route à -5 degrés. Et pour les stations elles-mêmes, qu’on le veuille ou non, elles existent depuis des lustres, elles permettent de faire vivre un grand nombre de personnes pendant la saison et les démanteler/abandonner auraient des conséquences catastrophiques …

– Fermez la parenthèse – 😉

Donc cette année, nous sommes allez à Risoul en France. Mais cette année, nous nous sommes organisés comme des Warriors ! Sachant qu’à la montagne on ne trouve pas facilement de magasins bio et encore moins de magasins de vrac, on a fait nos hollandais (j’rigole hein ;)). On a donc embarqué différents aliments de base  avec nous : pâtes, riz, œufs, yaourts, lait, biscuits maison, noix, charcuterie (le temps de tenir 2 jours), beurre, farine, etc.

Les commerçants du coin

A notre grande surprise, Risoul, petit village de montagne qui n’est réellement actif qu’entre décembre et Pâques et un peu en été, compte 3 bouchers/charcutiers à 2 portes l’un de l’autre et ils vendent à peu près tous la même chose mais à des prix variables. On y trouve aussi 2 petites supérettes : Spar et Proxi, à 3 mètres de distance. Drôle de concurrence.

Pas de surprise au niveau des petits magasins, rien en vrac et pas de bons légumes et fruits sans pesticides … on fera avec ce qu’il nous reste de notre panier d’il y a 2 semaines (oui, nos légumes sans pesticides et sans conservateurs conservent sans aucun problème dans notre frigo pendant plus de 2 semaines. Allez hop, encore un préjugé d’effacé ;)).

Au niveau des bouchers, je dois bien avouer que leur côté un peu rustre (ce sont des montagnards, ils n’ont pas la rigolade facile) me faisait un peu peur. Alors c’est Mr zéro Carabistouille qui s’y est collé. A notre étonnement général, ils ont tous acceptés nos bocaux et boites ! Une victoire. L’un d’eux n’a toutefois pas hésité à ajouter « bon, si vous me faites ça quand il y a du monde, faut pas compter sur moi ». Voilà qui est dit, nous voilà informés ! Bon après, au niveau du tarage de leur balance, pour certains, c’était … si on peut dire … quelque peu laborieux …Il fallait aussi une vigilance de tous les instants car la moindre inattention, hé hop, on se retrouve avec un emballage, un sac, de l’alu, aaaah.

La boulangère s’est assez vite habituée quant à elle. Il est vrai que nos 2 filles qui se faisaient un plaisir d’aller chercher la baguette le matin savent y faire pour le zéro déchet.

On a donc pu acheter de la charcuterie, du fromage, du pain et de la viande sans emballage. Et belle surprise, on y a même trouvé de la confiture, des yaourts et du fromage blanc en vrac d’un petit artisan du coin. Un vrai délice ! Heureusement, j’avais pris 2-3 pots à confiot’ au cas où (on n’est jamais trop prévoyants ;))

Au niveau de nos poubelles …

En dehors des déchets organiques, nous y avons mis :

  • 2 emballages de sucette : ça a permis d’occuper les filles pendant un bon moment du voyage … pas mauvais pour nos oreilles 😉
  • 3 sachets de pâtes lyophilisées qui traînaient depuis bien 2 ans chez nous, l’occas’ de les utiliser vu que les mini-nous en sont dingues … :/
  • Des pansements. Mr Zéro carabistouille s’étant cassé la binette en vélo le week-end précédent notre départ … résultat : une belle brûlure sur la cuisse.
  • Ooooh malheur, oh grand malheur, nous avons craqué. Oui, nous avons pêché. 1 année et 3 mois que nous n’avions plus acheté de paquet de chips … Mais croyez-nous, c’était pour la bonne cause ! Nos filles voulaient fêter leur 2e  et 3e étoile et ce qui leur faisait le plus plaisir était de faire un apéro avec un paquet de chips … En tant que parents, on ne peut refuser cette demande, noooon (et en plus, on en a profité pour en manger aussi quelques-uns ;)) – Promesse du jour : dès notre retour, on se lance dans les chips maison. C’est super fastoche à ce qu’il parait !

Nous n’avons trouvé aucun endroit pour recycler nos déchets organiques. Pour nos poubelles, on avait juste le choix entre : la poubelle pour les emballages, la poubelle pour les papiers et cartons, et la poubelle pour le reste. Et pour notre « or organique », et bien « Non Madame, pas de solution. Vous devez le mettre avec le reste» … hmmm Rester zen, Sylvie. Rester zen …

Quelle douleur de devoir jeter cette matière organique dans la poubelle … on a d’abord pensé aller creuser un trou quelque part pour l’enfouir dans le sol mais nous n’avions pas de pelle et, avec le sol gelé, ça n’était pas gagné à la cuillère à soupe 😉 – et puis on voulait éviter les flics aussi ! On a bien hésité à la reprendre avec nous mais nous ne disposions pas de seau avec couvercle et nous avions donc quelques craintes de devoir subir pendant plus de 12h l’odeur de coquilles d’œufs dur, de gras de viande, etc. dans la voiture … ça se comprend, non ?

La nature a droit au respect

Ce que l’on aime par dessus tout quand nous nous rendons à la montagne, ce sont les paysages, cette nature douce et abrupte, ce son si particulier de l’altitude mais, cette année, nous avons été plus que jamais déçus, voir en colère, de voir autant de déchets (cigarettes jetées à la fin du télésiège, emballages de biscuits, canettes en tout genre …et je passe tous les objets perdus ci et là dans la neige). Avec notre expérience zéro déchet, nos yeux deviennent affûtés pour voir le moindre déchet abandonné. Le paysage prend alors d’autres couleurs. Effet pervers de l’expérience ? Allez savoir !